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Bernard Laporte : son art du management en 5 idées

Bernard Laporte Président de la Fédération française de rugby credit rugbyrama-fr

A 52 ans, l’insatiable Bernard Laporte est élu à la Présidence de la Fédération Française de Rugby. Sélectionneur de l’équipe de France de rugby à XV de 1999 à 2007, secrétaire d’Etat chargé des sports de 2007 à 2009, manager du RC Toulon de 2011 à 2016, mais aussi businessman, l’ancien demi-de-mêlée au franc parler a occupé des postes prestigieux où il a cultivé l’art du management. Un art bien à lui qui suit 5 grands principes.

Être juste

C’est bien simple, Bernard Laporte déteste l’injustice. Lorsque son président Boudjellal est interdit par la Ligue Nationale de Rugby de terrain et de vestiaire, il estime qu’il existe deux poids, deux mesures et réclame de la « transparence » de la part de la LNR. Quand les clubs amateurs sont laissés pour compte au profit des clubs professionnels, il promet de rétablir l’équilibre. Même avec ses joueurs, il a toujours fait en sorte d’être équitable. « Ce qui est bien, c’est qu’il est pareil avec les stars ou les autres », témoigne un rugbyman. « On est un et indivisible, assène Laporte. Pour moi, il n’y a pas un mec avec 40 sélections ou un débutant de dix-huit ans. La règle est la même pour tout le monde. Manager c’est être dur, mais c’est aussi valoriser les gens quand ils ont bien fait les choses. Il faut être juste. » *

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Être proche des collaborateurs

« C’est la première chose : la proximité, c’est l’amour, il n’y a pas d’autre mot »**. L’ex-entraîneur-joueur de Bordeaux-Bègles, coach du Stade Français et enfin manager du RC Toulon sait de quoi il parle. Jamais Laporte ne s’est montré fermé ou inaccessible. « Avec Bernard, quand l’entraînement est fini, tu peux discuter, il est à l’écoute », témoignait un joueur. « Un manager doit aimer les gens qu’il entraîne, il doit avoir envie de donner aux autres », poursuit ce père de trois enfants. Même à la tête d’une des Fédérations sportives les plus importantes de l’Hexagone (440 000 licenciés), il ira chaque semaine à la rencontre des clubs amateurs et pourra même diriger quelques entraînements avec les enfants.

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Faire preuve de courage

S’il y a bien une chose dont il ne manque pas, c’est de courage. Laporte ne se cache jamais derrière son petit doigt. Il a toujours pris le temps d’appeler ses joueurs pour leur expliquer une non-sélection en équipe de France. Son franc-parler est légendaire, tout comme ses coups de gueule. Souvent excessif, il n’est pas du genre à louvoyer. « Que ce soit en entreprise ou en sport, il faut du courage et surtout de la sincérité. C’est ça le plus important. Il y a des gens introvertis, qui ont du mal à dire les choses : ceux-là ne peuvent pas être managers », explique-t-il.
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Faire confiance

Au contraire de Pierre Camou, son prédécesseur, qui centralisait l’essentiel des décisions, pensant ainsi mieux diriger, Bernard Laporte a toujours délégué. « Dès que j’ai pu, en équipe de France, m’entourer, j’ai décidé de le faire, raconte-t-il. Pour gérer trente joueurs, il faut rassembler beaucoup de compétences, et aller sur le terrain pour répéter ce qu’on a décidé ensemble. Or, pour faire cela, un seul homme, un seul discours, ça use. Il faut déléguer ».  Ce sera le cas à la présidence de la FFR : Serge Simon, son directeur de campagne, s’occupera du haut niveau, Philippe Rougé-Thomas dirigera la formation, etc. « Bernie le dingue » leur fera toute confiance, ce qui n’exclura pas des contrôles réguliers, pour la bonne marche du travail.

Accepter la critique

A peine élu, Bernard Laporte fait déjà l’objet de nombreuses critiques, notamment sur sa décision de revenir sur la convention signée entre la FFR et la LNR. Pas de quoi le faire tanguer. « La critique en interne, je l’adore, je la provoque sans arrêt ». Laporte prend des décisions, assume… mais écoute aussi. Il est d’ailleurs capable de reconnaître ses erreurs, comme il a pu le faire concernant la sous-utilisation d’un joueur au RC Toulon ou son recrutement.
*Source : blog-rct.com – David, supporter du RCT – janvier 2015
**Source : estrepublicain.fr – Willy Graff – mai 2016

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Sylvie Marchal, Paris

Sylvie Marchal, Paris

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