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La BPI n’a pas vocation à aider « les canards boiteux »

« Nous financerons les bons projets, pas les canards boiteux. » a déclaré Jean-Pierre Jouyet, futur président de la Banque publique d’investissement (BPI),  sur Europe 1  « Nous financerons les bons projets, au service du développement durable, de la transition énergétique, du numérique… » a-t-il détaillé.

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La BPI doit relancer la compétitivité des entreprises françaises et créer des emplois. Détenue à parité par la Caisse des dépôts et l’État, elle mobilise 42 milliards d’euros d’engagements, à travers le Fonds stratégique d’investissement, CDC entreprises ou encore Oséo. La BPI sera présidée par Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la CDC, par ailleurs, Nicolas Dufourcq est nommé directeur général.

Financier émérite, il vient de la fonction publique et les nouvelles technologies( France Télécom et Capgemini). Enarque  brillant de promotion Montaigne 1988 et diplômé d’HEC, il intègre le corps de l’Inspection des finances et débute à Bercy en 1992. En 1994, il rejoint France Télécom aux côtés du PDG Michel Bon et dirige Wanadoo, la filiale Internet et multimédia. En 2002 il entre chez chez Capgemini, 1ère SSII française en charge des finances et membre du comité exécutif. La BPI est un des soixante engagements de François Hollande. « Je créerai une Banque publique d’investissement. A travers ses fonds régionaux, je favoriserai le développement des PME et je permettrai aux régions, pivots de l’animation économique, de prendre des participations dans les entreprises stratégiques pour le développement local et la compétitivité de la France. Une partie des financements sera orientée vers l’économie sociale et solidaire ».  Elle regroupe les services de trois établissements financiers d’Oseo, banque chargée de prêter aux PME, la CDC Entreprises, filiale de la CDC et le Fonds stratégique d’investissement (FSI). Officiellment la BPI accordera des prêts aux PME et aux entreprises innovantes de « secteurs stratégiques d’avenir » (transition énergétique, numérique ou économie sociale). Elle investira en capital dans des mêmes sociétés  pour  « les aider à soutenir l’innovation » et apportera aux PME des crédits à l’exportation.   Lire aussi  Calculez la valeur de votre capital professionnel

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Jean Pierre Jouyet revient sur sa déclaration   http://www.franceinfo.fr/economie/l-acierie-de-florange-canard-boiteux-joyeux-revient-sur-ses-propos-773931-2012-10-19

 

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Laurent Clairmont, Paris

Laurent Clairmont, Paris

5 réactions

  1. peterpan

    28 octobre 2012 à 21 h 58 min

    le problème de notre économie est tout de même sa désindustrialisation… et les emplois qui vont avec, les emplois directs bien sûr, mais sans oublier les emplois induits et la vie économique locale. pour revenir sur le coût du travail, il ne s’agit pas de diminuer les salaires, mais d’avoir « l’audace » et le courage de comparer notre coût du travail par rapport à des Pays voisins qui eux s’en sortent. peut-on vraiment continuer à faire supporter à ce point au seul travail le coût social de ce Pays.. En 1979, nous avions déjà travaillé avec un groupe d’entrepreneurs et de hauts fonctionnaires sur cette question du coût social de la nation. une simple étude démographique nous alertait sur le fait que la durée de vie augmentant, et on ne pouvait que s’en réjouir.. les jeunes faisant de plus en plus d’études et commençant à travailler plus tard, la partie des travailleurs, quelque soit leur statut, entre les deux ne pouvaient qu’être de plus en plus disproportionnée à la baisse par rapport à l’ensemble des bénéficiaires… et regardez l’augmentation des charges sociales qui pèsent sur le travail depuis 1979… je n’oserais vous inviter à aller voir en 1964 qui est mon premier bulletin de salaire.. Depuis cette date nous préconisions la création d’un transfert sur une assiette plus large touchant plus justement l’ensemble de la population.. ça s’est appelé au bout d’un moment la « contribution sociale sur la valeur ajoutée », d’autre l’ont appelée la TVA sociale.. Combien de Pays en Europe l’ont adoptée sous cette forme directe ou aménagée??? et sachez qu’ils vont bien. la BPI a un rôle a joué dans la réindustrialisation de la FRANCE et c’est pour ça qu’elle a été faite… alors je repose la question : qu’est-ce qu’un canard boiteux?. je pense d’ailleurs que je ne vais pas tarder à la poser à celui qui l’a déclaré. ce n’est pas une accusation à son égard, mais plutôt le besoin de recentrer le débat sur ce qu’on veut relocaliser en FRANCE, sur la manière dont ont veut le faire.. et là je crois que ce n’est pas forcément en inventant un nouveau « concorde » dont la haute technologique était irréfutable mais qu’on a pas réussi à vendre.. mais plutôt en regardant les forces vives entrepreneuriales de notre territoire et en les écoutant, et aussi en donnant envie aux jeunes d’entreprendre, qu’ils soit autodidactes, diplômés… A ce sujet, nous lançons à NANTES dans le cadre du prix des entrepreneurs autodidactes de France initiés par HARVARD et MAZARS, l’extension à l’ensemble de la FRANCE, d’un action conduite à RENNES, mais je vous en dirais plus plus tard..

  2. Alexander KOPRIWA

    26 octobre 2012 à 23 h 55 min

    Les « patrons voyous » (en croissance rapide?) sont-ils les dirigeants des canards boiteux? Est ce que la BPI va prendre la même attitude comme les banques?
    Plus ça change – moins ça change. Le problème est le manque de confiance dans l’avenir car on ne peut plus faire comme d’habitude.Le moment présent est devenu instable et sujet aux risques systémiques internes et externes invisibles et complexes. Le risque management classique n’est plus pertinent quand le référentiel historique change. Ceci c’est le fond du problème.Pour l’attaquer il faut voir la formule suivante: Complexité x incertitude = risque Comme nous ne pouvons PAS contrôler incertitude – il ne reste qu’une alternative qui est de réduire la complexité. Le question devient peut-on mesurer la complexité?
    Dans les processus de gestion actuels et bien établis (ERP, CRM, SCM…BI et DW) pas vraiment.

  3. Alexander KOPRIWA

    26 octobre 2012 à 23 h 21 min

    Est ce que la Corée du Nord sait faire mieux que la France? Probablement. Le  »peuple » y crève aussi. Le problème est que en France il y a une Oligarchie et non une Aristocratie. On se focalise que sur le coût du travail (en ne changeant RIEN) et non sur la stratégie et l’avenir. Une administration inefficace et des politiques corrompus me semble être un très gros problème. La France est victime de sa COMPLEXITÉ et toute l’efficacité du « peuple » qui veux vivre est étouffé par des fonctionnaires bien pensants. Que la BPI réussisse peu importe les croyances politiques!

  4. Martin Verdon

    25 octobre 2012 à 19 h 00 min

    On est rassuré de savoir que la BPI ne financera pas les canards boiteux! Se sentant visés, les Arcelor ont réagi. On leur a répondu qu’ils n’étaient pas des canards boiteux puisqu’ils sont des « héritiers »… encore des gens imposables, donc. Ce n’est pas cela qui va les rassurer!

  5. Joël DUMUR

    22 octobre 2012 à 16 h 41 min

    Pusieurs réflexions suite à la parution de cet article
    – sur la nomination du DG d’abord sans faire d’ostrasisme, un Enarque de plus à la tête d’un établissement économique et financier donc toujours un mode de pensée et de fonctionnement identique
    – financement des PME bien sûr et les TPE qui représentent 97% DES ENTREPRISES ???
    – il faudrait définir ce qu’on entend par bons projets, pour ma part j’ai vu des projets considérés initialement comme bons projets finir en dépôt de bilan sur un laps de temps relativement court , je dirai plutôt projet avec activité pérenne
    – enfin privilégier l’aspect social, nombre d’emplois potentiels en FRANCE

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