Publicité
Publicité

Le dirigeant du week-end : Aléxis Tsípras, 1er ministre grec

Aléxis Tsípras, 40 ans, président de la Coalition de la gauche radicale (SYRIZA), est Premier ministre de la Grèce depuis le 26 janvier, à la suite d’élections législatives anticipées remportées par son parti à la majorité absolue moins 2 voix.

Recevez les titres du mag
Gratuitement
dans votre boite mail.


Un leader charismatique
à l’ascension fulgurante

Après des études d’ingénierie civile à l’université polytechnique nationale d’Athènes dont il est diplômé, il travaille comme ingénieur civil dans l’industrie du bâtiment. A 16 ans il s’engage dans les Jeunesses communistes grecques, et devient  un membre influent du mouvement lycéen, puis plus tard du syndicat des étudiants, avant de devenir 1er premier secrétaire politique de la section de la jeunesse du Synaspismos. Avec talent et efficacité il s’impose, et devient membre du comité politique central du parti, puis du secrétariat politique.
A lire aussi le dirigeant de la semaine derrière
Le dirigeant du week-end : Salmane ben Abdel Aziz, nouveau roi d’Arabie saoudite

PUBLICITE

Le plus jeune président de parti à 33 ans

Tsipras est élu conseiller municipal d’Athènes en 2006 et devient Président de son parti à 33 ans, devient député aux élections législatives de 2009, président de son groupe parlementaire par le secrétariat de SYRIZA, il est réélu aux élections législatives de 2012. Son groupe obtient 17 % des suffrages et 52 députés devenant ainsi la deuxième force politique au Parlement. Incapable de former un gouvernement de coalition à la demande du président Papoúlias, de nouvelles élections confirment la domination de son parti avec 27% des suffrages et 71 députés. Aux élections législatives de janvier 2015, sa formation remporte 36,3 % des suffrages exprimés et 149 députés sur 300. Il forme une coalition avec le parti de droite souverainiste des Grecs indépendants, il est nommé Premier ministre et forme son gouvernement.

PUBLICITE

Le programme de Syriza qui inquiète les européens

Syriza veut effacer l’essentiel de la dette grecque correspondant à 175% du PIB en 2013, d’après Eurostat afin de la rendre supportable, et conditionne le remboursement à un retour de la croissance, il veut mettre fin à l’austérité imposée depuis 2010 par l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI). Le recrutement de fonctionnaires et l’augmentation du salaire minimum sont aussi au programme, pour relancer le marché de l’emploi en créant 300.000 postes sur deux ans et étendre l’allocation chômage, ce dernier s’élevant plus de 25% de la population active. Il veut aussi progressivement déplafonnées les salaires bloqués, avec un salaire minimum arrêté à 580 euros mensuels. Ce gouvernement veut aussi aider les plus pauvres par des mesures visant à la gratuité de l’électricité et à subventionner des repas pour les familles les plus pauvres du pays.
Vidéo à voir pour comprendre la crise de la dette grecque

Une dette de plus de 240 milliards d’euros

La Grèce, 11 millions d’habitants, aux portes de la Turquie, source de contentieux. Membre de l’OTAN et de l’Union européenne et de la zone euro, vit depuis 2010 sous perfusion de plus de 240 milliards d’euros venant de prêts de créanciers internationaux surtout européens et du FMI. Une dette abyssale qui plonge le pays dans une violente crise économique et la classe dans le groupe des pays émergents. Le Pirée, le plus grand port de la Grèce, appartient en partie aux chinois, la Grèce serait pourtant la première puissance maritime du monde, devant le Japon,, sa flotte marchande compte plus de 3600 navires qui traitent plus de 15 % du tonnage mondial. Si l’on en croit le New York Times et l’hebdomadaire allemand Spiegel, les banques de Wall Street, comme Goldman Sachs, ont facilité l’endettement de la Grèce par des montages financiers complexes. Les mêmes banques auraient investi dans des fonds qui spéculaient sur un défaut de paiement de la Grèce. La question de sa réduction se pose. La dette sera renégociée par le nouveau gouvernement, ce qui inquiète ses créanciers et les institutions européennes sur sa viabilité. Un défi herculéen pour le nouveau 1er ministre.
A lire aussi  Goldman Sachs : les maîtres du monde ? 

Gratuit : recevez le Digest Hebdo tous les Samedis

Reid Nalliat, Paris

Reid Nalliat, Paris

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0
0
0

Abonnez-vous GRATUITEMENT aux digests du magazine.
[Modifiez à tout moment la fréquence de réception ou annulation ]

x