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Les PDG américaines mieux rémunérées que leurs homologues masculins

Marissa Mayer crédit geeko.lesoir.be

Le dernier classement de l’indice Standard and Poor’s 500, relatif aux rémunérations des PDG des sociétés cotées aux États-Unis, montre que les femmes dirigeantes ont obtenu un salaire plus conséquent que leurs homologues masculins en 2016. Une différence de 1.7 million de dollars observée (tout de même !) pour une rémunération médiane de 13.1 millions de dollars pour les femmes PDG contre 11.4 millions pour les hommes PDG. Voici le classement des 10 femmes PDG les mieux payées aux États-Unis.

Indra Nooyi, dirigeante
de PepsiCo  créé la surprise

En numéro 1 et sans surprise, Virginia Rommety, célèbre PDG d’IBM, est en tête du classement Standard and Poor des femmes les mieux payées aux États-Unis. Sa rémunération annuelle s’est élevée à 32.2 millions de dollars en 2016.

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Marillyn Hewson crédit speakerpedia.com

Marissa Mayer arrive en seconde position. La dirigeante de Yahoo Inc ! a effectivement touché un salaire de 27.4 millions de dollars l’an passé. Mais c’est la dirigeante de PepsiCo Indra Nooyi qui créé la surprise en arrivant en troisième position des femmes les mieux payées des États-Unis. Très peu médiatisée et relativement inconnue du grand public (en Europe, tout du moins), cette patronne d’origine indienne a touché 25.2 millions de dollars en 2016 pour son mandat de dirigeante chez PepsiCo.

Indra Nooyi crédit gc4women.org

General Motors, Mondelez,
Lockheed Martin Corp rémunèrent bien

Marry Barra, la patronne de General Motors, a gagné 22.4 millions de dollars de revenus annuels, malgré les difficultés rencontrées par sa société ces dernières années, et se hisse en 4ème position du classement.

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Mary Barra crédit YouTube

Phebe Novakovic, ancienne officière de renseignement, PDG de General Dynamics Corp, célèbre fabricant d’avions militaires ancré depuis 1952 aux États-Unis, a empoché 21.2 millions de dollars annuels et se classe en 5èmeposition de l’indice Standard and Poor. Elle est répertoriée comme la 65ème femme la plus puissante du monde par le magazine Forbes.

Phebe Novakovic crédit economicclub.org

Marillyn A. Hewson, PDG de Lockheed Martin Corp, première entreprise américaine et mondiale de défense et de sécurité, a empoché 19.4 millions de dollars en 2016, et se retrouve 6ème au classement Standard and Poor. En 2013, elle était choisie par Barack Obama pour siéger au conseil présidentiel dédié à l’Exportation américaine.

Marillyn Hewson crédit speakerpedia.com

La New-Yorkaise Irene Rosenfeld, PDG du groupe alimentaire Mondelez International Inc depuis 2012, a gagné 15.8 millions de dollars de revenus annuels en 2016.

Irene Rosenfeld

Des résultats éloignés de la réalité
économique des femmes
dans l’entreprise

On trouve en 8ème, 9ème et 10ème position des dirigeantes de grandes sociétés commerciales et industrielles américaines.  Lynn Good, dirigeante de Duke Energy Corp (distributeur d’électricité américaine), a perçu 13.5 millions de dollars de revenus annuels en 2016.

Lynn Good crédit wfae.org

Heather Bresch, PDG de Mylan NV qui commercialise des médicaments génériques, en 9ème position avec 13.3 millions de dollars de revenus annuels,

Heather Bresch crédit beeotchoftheday.blogspot.fr

et enfin, Susan Ivey, à la tête de Reynolds American Inc (industrie du tabac) arrive 10ème du classement avec 13.1 millions de dollars gagnés en 2016.  Ces données, positives quant à l’image des femmes dans notre économie, en faveur de l’éclatement du plafond de verre subi au travail, sont à relativiser. Si le salaire médian des femmes dirigeantes de grandes sociétés américaines est supérieur à celui des hommes, notons que sur les 500 entreprises étudiées, seules 30 d’entre elles ont une femme à leur tête (soit 6 % des plus grandes entreprises américaines sont dirigées par une femme). Et si ces 30 dirigeantes sont mieux payées que les PDG hommes du classement, c’est aussi parce qu’elles gèrent les entreprises les plus performantes du pays. Les résultats de l’enquête sont ici bien éloignés de la réalité économique des femmes dans l’entreprise, au niveau des TPE, des PME et même des grands comptes à travers le monde.
(L’enquête de Standard and Poor’s 500 s’est basée sur les données d’Equilar et de l’agence Associated Press.)

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