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Congé sabbatique : les meilleures et les pires raisons de le prendre

Une année de break dans votre vie pour voguer vers d’autres horizons, monter une boîte ou faire le point. Vous y avez pensé ? Vous n’êtes pas seul ! L’année sabbatique séduit de plus en plus d’actifs en quête de nouvelles réalisations. Zoom sur le congé sabbatique, et les meilleures et les pires raisons de sauter le pas.

Le congé sabbatique suspend
contrat de travail et salaire

Le congé sabbatique* est une suspension du contrat de travail durant une période prédéfinie. À l’issue du congé, le salarié retrouve son poste ou un poste équivalent. Sauf mention contraire au sein de l’accord collectif ou accord de branche, il dure minimum 6 mois et maximum 11 mois. Ce délai laisse le temps de se consacrer à son projet personnel, avec la garantie de retrouver son emploi dans les mêmes conditions. Pour pouvoir bénéficier d’un congé sabbatique, vous devez justifier d’au moins 6 ans d’activité professionnelle, dont 3 ans (consécutifs ou non) chez le même employeur. Pendant le congé sabbatique, le contrat de travail est suspendu, ce qui signifie que vous ne touchez aucun salaire. Par contre, vous percevez les prestations d’assurance invalidité décès, les indemnités journalières et le remboursement des soins en cas de maladie/maternité.

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Les très bonnes idées
pour prendre
un congé sabbatique

– Monter votre boîte : le congé sabbatique est régulièrement utilisé pour lancer un projet entrepreneurial, avec la garantie de retrouver son emploi salarié en cas d’échec, et s’apparente dans ce cas au congé pour création d’entreprise.
– Tester un nouveau job : vous pouvez l’utiliser pour découvrir un nouveau métier. Attention, en cas de création d’entreprise ou de signature d’un nouveau contrat de travail pendant le congé sabbatique, vous êtes encore tenu par les obligations de votre employeur initial, notamment l’obligation de loyauté et de non-concurrence.
– Vous former : le congé sabbatique peut être l’occasion d’acquérir de nouvelles compétences ou connaissances.
– Obtenir un diplôme : au-delà de l’envie de vous former à de nouvelles compétences, l’année sabbatique vous sert à valider un diplôme rêvé, même s’il n’a aucun lien avec vos ambitions professionnelles actuelles.
– Vous impliquer dans une association : vous réalisez une ambition incompatible avec votre quotidien de salarié, comme un voyage caritatif ou une contribution à temps plein pour une cause associative.
– Voyager : faire un tour du monde  est une belle raison ! Certains employeurs proposent même de s’impliquer dans le rêve du salarié en sponsorisant une partie du voyage en contrepartie d’un compte-rendu des pays visités, d’une soirée dédiée et jusqu’à la réalisation d’un film sur le grand voyage qui sera diffusé au sein des équipes. Ce type d’initiative nourrit la marque employeur.
– Découvrir un pays et une culture : il y a l’envie du tour du monde pour s’en mettre plein les mirettes de la planète, mais aussi le désir de fouiller un seul pays et sa culture pour en vivre toutes les subtilités. Certains couples mixtes, par exemple, partent une année dans le pays de l’un des deux pour tester le quotidien et voir s’il est possible d’envisager un déménagement au long terme.
– vous consacrer à votre famille ou à un proche : sans perdre de vue vos objectifs de carrière à moyen terme, ce peut être pour élever vos enfants, accompagner un proche malade ou tout simplement vous rapprocher de votre famille pendant un certain temps.
– Prendre du recul et se ressourcer : quelques mois dédiés à l’introspection, à réfléchir à ce que vous voulez dans la vie… Dans ces conditions, pourquoi ne pas coupler l’année sabbatique aux services d’un coach pour accélérer le processus décisionnel ?
En bref, le congé sabbatique laisse le temps de réaliser vos rêves, de tester un nouveau quotidien de vie tout en maintenant un filet de sécurité de pouvoir revenir à votre poste de travail en cas d’insatisfaction.
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Les très mauvaises conditions
du congé sabbatique

– Fuir une situation professionnelle difficile : en général à votre retour, rien n’a changé.
– Echapper à l’ennui de votre travail : quand vous revenez, votre travail n’a pas changé, vos collègues et vos hiérarchiques sont les mêmes, mieux vaut faire la différence entre le congé sabbatique dans l’optique de s’introspecter (et prendre des décisions) et le congé sabbatique sans feuille de route précise.
– Partir sans financement de votre projet bouclé : l’année sabbatique vous privant de votre salaire, il vous faut anticiper votre budget et disposer d’une épargne suffisante. Se retrouver à l’autre bout du monde sans un sou peut devenir une mésaventure.
– Partir sans motif : une année sabbatique n’est pas une période de vacances, si vous la prenez ainsi vous risquez un gros blues à votre retour au travail. Pour vivre un « après-congé » avec sérénité, cette année de césure doit être une période pour avancer, un temps de réflexion et d’action à un objectif prédéfini.
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Pourquoi votre employeur
peut vous refuser un congé sabbatique

En l’absence de convention ou d’accord collectif, votre demande doit intervenir minimum 3 mois avant la date souhaitée du départ par tout moyen écrit, le mieux étant de faire un courrier avec accusé de réception pour conserver une trace datée en cas de litige. Votre employeur peut refuser en utilisant des arguments prévus par la loi qui varient selon la taille de l’entreprise :
– Dans une entreprise de moins de 300 salariés, il peut valablement vous le refuser si vous ne remplissez pas les conditions ouvrant droit au congé (ancienneté, demande hors délai…) ou s’il estime, après avis du Comité d’Entreprise, que votre départ en congé sabbatique nuirait à la bonne activité de l’entreprise
– Dans une entreprise de plus de 300 salariés, son refus sera justifié si vous ne remplissez pas les conditions ouvrant droit au congé (ancienneté, demande hors délai…)
* La coutume de prendre un congé sabbatique viendrait du dogme judaïque, le sabbat ou Shabbat, qui veut dire jour de repos hebdomadaire.  

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