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Travailler en free-lance : ce qui prouve que ce n’est pas pour vous

Travailler en free-lance est un peu l’eldorado pour tous ceux qui rêvent de liberté professionnelle. Si la notion de free-lance est relativement floue et englobe un nombre conséquent de métiers différents, elle représente une façon spécifique de travailler - et de vivre - qui ne convient pas à toutes les personnalités. Travailler en free-lance : ce qui prouve que ce n’est pas pour vous.

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Travailler en free-lance, en bref

Le free-lance se définit comme un travailleur indépendant qui évolue seul et facture généralement des prestations de conseil ou un service à l’heure, à la journée ou au forfait. La notion de free-lance englobe un nombre conséquent de métiers, des professions libérales, coachs et consultants, mais aussi graphistes, infographistes, métiers du Web, développeurs informatiques… Tous ces professionnels ont en commun le travail indépendant, ils jouissent de la liberté d’organiser leur journée selon leurs propres contraintes. C’est aussi un travail en solo, une entreprise individuelle et/ou auto-entrepreneur ou en société unipersonnelle.
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Si vous êtes plus performant en équipe

Justement, si vous souhaitez vous lancer à votre compte en tant que free-lance, vous serez fatalement seul. Seul pour prospecter, suivre la comptabilité, prendre des décisions de gestion ou de stratégie. Seul, face aux exigences des clients pour élaborer de nouveaux projets avec eux, et pour gérer le stress et les délais. Si vous appréciez le travail en équipe, si vous êtes ressentez d’emblée le travail en solo comme un poids psychologique, réfléchissez bien avant de vous lancer. Peut-être vaut-il mieux repousser vos ambitions entrepreneuriales et prendre le temps de chercher un associé, pour monter une société ensemble et partager votre quotidien.

Si vous n’êtes pas prêt
à sacrifier votre stabilité

Le free-lance gagne sa vie selon le nombre de contrats qu’il décroche. Il passe beaucoup de temps à prospecter, dans ce contexte, sa vie quotidienne personnelle est le plus souvent, du moins au départ, instable financièrement, avec des mois forts, des mois creux et aussi de belles opportunités qui se présentent pile pendant votre temps de vacances… Si vous aimez savoir de quoi demain sera fait, si vous n’êtes pas prêt à sacrifier votre stabilité professionnelle, mais aussi personnelle, la vie de free-lance risque de vous donner des cheveux blancs !
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Si vous n’êtes pas du tout
disposé à vous vendre

Nous l’évoquions, travailler en free-lance signifie trouver les clients par vous-même : prospecter, décrocher des contrats, négocier les tarifs et les délais. De nombreux travailleurs indépendants mentionnent leur malaise quant il leur faut fixer leurs prix de vente, qui représentent ici leur propre personne/compétence/savoir-faire. Il n’est pas toujours aisé de se vendre soi (sans pouvoir utiliser la puissance et la notoriété d’une entreprise qui vous emploie). Si vous souhaitez devenir free-lance, vous devez non seulement prendre confiance en vous, mais aussi prévoir des temps de prospection dans votre « to do list » hebdomadaire ! Si vous détestez l’aspect commercial, mieux vaut passer votre chemin, la prospection étant votre quotidien surtout quand vous vous lancez.
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Si vous avez du mal à vous organiser

Entre les temps de prospection, les heures de productivité pour répondre à la demande des clients, le suivi des dossiers, mais encore la comptabilité, la veille du marché et de vos concurrents directs, la communication et l’animation des réseaux sociaux, les moments nécessaires pour vous former (nouvelles réglementations dans votre secteur d’activité, nouveaux procédés ou logiciels, évolutions de votre cœur de métier… ), vous devez non seulement vous organiser, mais aussi tout calculer, car les heures « non productives » et dédiées à des missions annexes à votre cœur de métier seront des heures non payées. Si vous éprouvez des difficultés à vous organiser de manière générale, il va falloir corriger ce défaut au plus vite, sans quoi vous peinerez à vous épanouir dans votre quotidien de free-lance !

Si vous voulez gagner
beaucoup et tout de suite !

La charge de travail ne vous fait pas peur, en revanche, si la baisse de votre niveau de vie ne vous convient absolument pas, évitez de vous lancer ! Il est rare qu’un free-lance perçoive tout de suite une rémunération à hauteur de son investissement personnel. Vous passerez par les phases de recherches de clients, des moments de doutes, vous vivrez des échecs et des périodes creuses… Il faut beaucoup de patience pour fidéliser les clients, gagner des références, pouvoir profiter d’une notoriété, attendre que le bouche-à-oreille fonctionne…. Cette période peut durer plusieurs mois, voire plus qu’une année, cela dépend du secteur et du cycle de vente de vos produits ou services. Les professionnels/conseil de la création d’entreprise estiment ce temps en moyenne à 18 mois à tout indépendant pour commencer à récolter le fruit de votre travail.
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La couveuse avant de faire le grand saut

Pour vous tester le travail en free-lance, vous pouvez faire appel à une couveuse d’entreprise, qui vous proposera un hébergement juridique, ce qui vous permet de facturer légalement sans créer une entreprise. Vous pouvez tester et consolider votre  activité avant de passer à l’étape cruciale de l’immatriculation qui engendre de grands bouleversements (changement de régime social, baisse des allocations chômage…). Une manière efficace de valider le mode de vie du free-lance avant de faire le grand saut !

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1 réaction

  1. Patrick Rey

    14 février 2017 à 7 h 15 min

    Ne pas oublier les autres tremplins possibles : les coopératives d’activité et d’emploi (CAE) qui font office de couveuses d’entrepreneurs et les entreprises de portage salarial (EPS) qui font office de couveuses commerciales.

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