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Leadership : les 4 obsessions du manager

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Pour être performant comme leader d'une équipe, 4 règles essentielles sont à respecter, selon le consultant américain Patrick Lencioni.

Spécialiste de management, consultant, conférencier et auteur de livres à succès tels que The Five Dysfunctions of a Team (Les cinq dysfonctionnements d’une équipe, qui s’est vendu à trois millions d’exemplaires), Patrick Lencioni a analysé dans un livre intitulé The Four Obsessions of an Extraordinary Executive (Les quatre obsessions d’un cadre extraordinaire), 4 règles que doit suivre un manager pour rendre son équipe performante et du coup assurer un avantage compétitif à l’entreprise. Nous les reproduisons ci-dessous.

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1 – Construire une équipe qui travaille en cohésion

Cette première règle est la base de toutes les autres : il s’agit de construire et de maintenir une équipe qui travaille en cohésion. Pour obtenir cela, il est essentiel d’instaurer la confiance entre tous les membres de l’équipe. La confiance s’instaure en résolvant tous les problèmes qui se posent à l’équipe : ceux-ci peuvent parfois paraître anodins aux yeux du manager, mais ils ne le sont pas pour les autres membres de l’équipe. D’où l’importance de les résoudre car cela évite une perte de temps, d’argent et d’énergie et permet également d’améliorer de manière significative l’efficacité des cadres. Très souvent, on peut constater que la cohésion d’une équipe se construit dans les difficultés : si l’équipe arrive à s’en sortir, elle n’en sera que plus forte.

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2 – Créer une organisation claire

Le principe de clarté dans l’organisation d’une entreprise est défendu par tous les managers, mais peu l’appliquent en pratique. Il ne s’agit pas seulement de choisir les mots corrects pour décrire une mission, une stratégie ou des valeurs, mais aussi d’être d’accord sur les concepts sous-jacents d’une telle organisation. Cette clarté permet à tous les employés de l’entreprise d’avoir un vocabulaire commun et d’appréhender de la même façon ce qui est important ou non. Elle leur permet également de prendre des décisions par eux-mêmes sans être sous constante supervision. Du coup, une entreprise qui a une organisation claire autour de valeurs, de stratégies et d’objectifs communs dégage une synergie puissante, une caractéristique que possèdent toutes les entreprises qui réussissent.

3 – Communiquer sans relâche sur votre organisation

Cela apparaît le point le plus simple à mettre en oeuvre, mais bien souvent c’est celui que l’on néglige. Dans les entreprises où il y a une politique de communication mise en place les employés sont au courant à tous les niveaux de la stratégie de l’entreprise et dans quelle mesure ils contribuent au succès de leur société. Pour avoir une communication effective, il ne faut pas hésiter à répéter les messages qui doivent être simples (des experts estiment qu’il faut dire un message 6 fois de suite pour qu’une personne le mémorise) et à utiliser différents canaux selon son auditoire. Ainsi, certains préfèrent les emails, d’autres une explication de visu lors d’une réunion. Il arrive fréquemment que plusieurs personnes qui assistent à une même réunion puissent en tirer des conclusions différentes : d’où l’intérêt de se mettre d’accord à la fin de la réunion sur le message qui doit être transmis aux collaborateurs.

4 – Se baser sur les systèmes humains

En matière de clarté organisationnelle, la communication ne fait pas tout : il faut aussi savoir se reposer sur les hommes et les femmes de l’entreprise. Cela peut être réalisé par le biais de plusieurs moyens : politique d’embauche (les employés sont choisis en fonction de leur correspondance à la culture de l’entreprise), entretiens d’évaluation ou encore des récompenses ou/et de la reconnaissance du travail accompli. Enfin, si quelqu’un veut partir de l’entreprise il est préférable de le laisser s’en aller avant que les problèmes ne prennent encore plus d’ampleur.

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4 réactions

  1. Franck REFERT

    3 mars 2016 à 11 h 17 min

    Bravo pour cet article. Sur le point 4, vous avez raison. L’entreprise où l’on travaille 40 années de cotisation sociale n’existe plus. En 2016, la question n’est plus de savoir si on quittera une entreprise mais quand. Employeurs et salariés doivent le comprendre et en tirer les conséquences pratiques. Sur le point 1, la cohésion d’équipe se gagne aussi en se mettant autour d’une table (de travail, de déjeuner ou basse pour l’apéro…) et en se comprenant mutuellement. Le team building et le séminaire d’entreprise sont là pour cela. Franck REFERT

  2. Max-Hubert Bélescot

    27 février 2014 à 22 h 54 min

    Et oui, le « patron » n’est plus celui qui détient l’information, la connaissance et l’autorité ! « Le manager devient un animateur, un chef d’orchestre, un chef de projet. Il n’a plus le «pouvoir absolu»; c’est un agitateur. Il adopte une posture de rupture. Il réfléchit à chaque fois comment faire différemment, y compris ce que l’on a décidé ou mis en place la veille qu’il remet en cause. Il accepte d’être en permanence « challengé ». Le manager n’est plus celui qui détient l’information, qui procède le pouvoir. Il doit accepter que l’information soit disponible auprès de ses collaborateurs parfois même avant lui. Il faut qu’il accepte aussi de ne pas avoir la réponse à toutes les questions. L’intelligence collective est bien plus forte que l’intelligence individuelle. Il est porteur du « good enought ». De cette façon, lorsqu’il considère que son équipe est suffisamment performante, il doit favoriser le lancement des projets dans un esprit d’itérations successives pour améliorer progressivement la qualité. » Extrait d’un billet de mon site professionnel : http://www.experligence.com/news/2014/2/17/comptences-recrutement-volution-de-carrire-quels-sont-les-impacts-du-numrique-sur-les-mtiers-dans-les-entreprises Je présente aussi cette évolution dans mon livre consacré à la market intelligence appliquée à l’art de la vente dans l’entreprise 2.0″…

  3. Lumineau

    17 février 2014 à 10 h 20 min

    Tout à fait d’accord avec ce point, notamment sur la communication, qui doit comprendre l’organisation (équipe), les actions, les projets, les résultats. L’idée est d’être visible.

  4. Edouard Thierrée

    10 février 2014 à 11 h 21 min

    Bravo Sophie pour cet article. Je note au passage que la compétence technique n’est même pas évoquée comme facteur de leadership. Cela ne devrait-il pas nous alerter sur la pertinence de nos pratiques managériales ?

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