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Manager avec l’équi-coaching

L’équi-coaching ou l’accompagnement facilité par le cheval, c’est l'utilisation de la relation homme-cheval pour développer le leadership et le management d’une équipe.

L’équi-coaching ou l’accompagnement facilité par le cheval, c’est l’utilisation de la relation homme-cheval pour développer le leadership et le management d’une équipe. Cette pratique peut être utilisée avec succès au sein d’une entreprise qui ambitionne de remettre l’humain au cœur de ses préoccupations. Explications avec un spécialiste de ce sujet, Gilles Cornuet.

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Le cheval, miroir de vos émotions

Comme l’a dit Raymond Aubrac, la plus petite feuille au plus haut d’un arbre a besoin de ses racines pour vivre, alors n’oubliez pas les vôtres, vos racines ! L’équi-coaching vous offre cette possibilité en venant à la rencontre d’un des meilleurs amis de l’homme : le cheval. Nous avons quasiment tous un lien plus ou moins lointain avec le cheval : un grand père qui travaillait la terre avec, plus loin un ancêtre qui l’a utilisé pour la guerre ou bien plus proche et plus « fun », un gros câlin entre la petite fille ou le petit garçon que nous étions et un adorable poney tout rond, tout chaud, tout doux. Peut-être l’équi-coaching vous permettra-t-il de retrouver ce petit enfant qui vous guidera dans cette nouvelle rencontre avec le cheval, dans cette belle aventure, faites-vous confiance, faites-lui confiance !

Nul n’est besoin de savoir monter à cheval pour participer à ce type de séjour, les « exercices » se font à pied, il faut juste accepter de lâcher prise, de donner du temps au temps, d’être soi-même dans l’instant présent et alors le cheval sera le miroir de vos émotions et vous guidera dans la modification de votre posture, de vos attitudes. L’équi-coaching, c’est aussi l’occasion de passer un moment au vert en allant faire connaissance des partenaires du séjour dans leur milieu naturel. C’est également l’opportunité de faire un début de travail sur soi avec la gestion de ses émotions et une forme de communication qui n’est pas faite que de mots.

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Quelques principes de management inspirés des chevaux

Nous avons beaucoup à apprendre des chevaux, à commencer par le fonctionnement en groupe et les règles de hiérarchie. Savez-vous ainsi qu’à l’état sauvage, chaque troupeau est mené par une jument ? C’est elle qui choisit les lieux de vie, tandis que l’étalon dominant protège le troupeau. Voici quelques principes de management inspirés des chevaux que nous détaillerons dans de futurs articles :

Respect de la hiérarchie. Si l’on considère qu’un troupeau de chevaux est une entreprise, il existe une hiérarchie qui est rarement contestée par les nouveaux venus. Avant de vouloir détrôner la jument de tête ou l’étalon dominant, les challengers font leurs classes auprès de ceux-ci et attendent d’être prêts pour passer à l’offensive.
Gérer les conflits. Il existe rarement de bagarres entre les juments pour s’imposer comme leader. Dès qu’une nouvelle jument arrive dans un troupeau, on voit tout de suite si elle est dominante ou pas et le conflit est vite réglé (en principe).
Convaincre sans contraindre. Pour déplacer un cheval d’un endroit à un autre, on ne peut pas le contraindre, il faut le convaincre en créant du lien. On peut le mettre en action simplement avec de petites pressions du doigt, il y répondra bien plus facilement qu’à une grosse pression de la main, puis bien sûr il faudra  le récompenser une fois la tâche effectuée (caresse, carottes, pain dur etc.).

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1 réaction

  1. Marion Berthaut

    25 février 2014 à 10 h 56 min

    Pour ma part, nous avions à reconstruire une dynamique de groupe, avec le comité de direction et les chefs de projet. Nous avons donc tenté l’expérience, auprès du haras de la Vaillantière (44), qui propose ce type d’intervention.
    Beaucoup de doutes, au départ :
    – Je ne sais pas ce que je vais pouvoir en tirer…
    – J’ai peur des animaux. Je crains que ma peur n’empêche le cheval de jouer un véritable miroir, dans mon cas.
    – Curieuse de voir comment on peut extrapoler sur les relations professionnelles…
    – Va-t-on réellement y arriver en à peine une demi-journée ?
    Et puis un premier exercice, où il faut juste réussir à faire « bouger le cheval » en liberté, dans un espace clos. Et tout de suite, quelques enseignements :
    – On ne peut pas obliger un cheval qui fait 500 kg. On doit le faire collaborer.
    – Il faut lui indiquer quand on a obtenu ce qu’on veut : valider le résultat obtenu.
    Opportunisme : féliciter même si c’est par hasard que le résultat est obtenu.
    – Laisser le choix des modalités, ne pas enfermer le cheval dans des modalités définies.
    On commence déjà à faire le lien avec quelques situations connues !
    Ensuite, un deuxième exercice : chacun choisit un partenaire et doit le faire collaborer (ça se passe à pied.)
    – Au final, il y a peu de hasard dans le choix de son partenaire …
    – Force à la remise en cause : suis-je assez ferme ?
    – Importance du non verbal : incohérence entre le discours et la position.
    – « On ne m’a pas proposé les choses de façon correcte. Donc je ne fais pas. » Le cheval s’attache à des points de détails, et surfe sur nos incompétences.
    – Félicitation : le bon timing. Pour que le cheval fasse la corrélation entre le bon geste et la félicitation.
    – Donner l’opportunité, ne pas partir d’un a priori négatif, partir du principe que ça va le faire. Y compris la seconde fois quand la première est ratée.
    Là encore, ça fait tilt auprès des managers que nous sommes.
    Enfin, un troisième exercice, collectif cette fois : Faire trotter le cheval en liberté sur ½ tour et lui faire sauter un obstacle. Méthodiquement, le groupe s’organise :
    – réunion de lancement,
    – définition d’une stratégie,
    – prise en compte des contraintes,
    – répétition générale !
    Les participants décident de se répartir au milieu et se passent le relais pour donner au cheval l’impulsion.
    – Euphorie de réussir ensemble
    – On continuait car l’objectif n’était pas tout à fait atteint.
    – L’équipe a un projet, le met en œuvre, et le cheval propose. On ne l’écoute pas. Alors que la proposition du cheval était peut-être un raccourci vers l’objectif.
    – Favoriser les prises d’initiative.
    – Quand quelqu’un prend la place, on le laisse faire si l’équipe le trouve efficace. Mais tellement on était fixé sur l’objectif, tellement c’était efficace, on l’aurait laissé s’essouffler.
    – Etre dans l’écoute des autres.
    – Prendre soin les uns des autres.
    Plus classiques comme conclusions de team building, mais toujours aussi vraies.
    Une façon originale et efficace d’aborder les choses. Les retours de mon équipe :
    – On fait très rapidement le parallèle avec ce qu’on peut vivre au quotidien : très surprenant.
    – J’ai vraiment eu l’impression de voir certains de nos collaborateurs.
    – Très riche d’enseignements ! En une après-midi, on a vu plein de choses.
    – Comme c’est déconnecté du boulot, on fait le parallèle plus vite. C’est concret.
    – La relation avec le cheval, c’est un révélateur de soi-même et des relations avec les autres.
    – L’animatrice nous a fait bénéficier de son expérience dans la relation homme / cheval et dans les parallèles à faire avec les relations humaines.
    Bref, je recommande !

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