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Marque employeur : créer une culture autour des « Soft Skills »

crédit photo gazprom-energy.co.uk

Offrir un bon salaire, des tickets restaurant et des Miles ne suffit plus aujourd'hui pour recruter et fidéliser les talents. La nouvelle génération pose un défi aux entreprises se rassemblant autour d’une même vision : « Vie professionnelle et vie personnelle sont indissociables : notre épanouissement ne se limite pas aux à-côtés, c'est dans notre travail que nous voulons nous sentir bien », d’où l’importance de la marque employeur. Explications.


L’appel d’une salariée
de la génération Y

Avec les réseaux sociaux et plus globalement « Internet », les informations sur une entreprises sont à porté de clic. Selon une étude de Steptone (1), 95 % des candidats à un poste se renseignent sur la réputation de l’entreprise avant de postuler. 10,4 % seulement choisissent de candidater malgré tout auprès d’une entreprise qui a une piètre réputation. D’où l’importance pour les entreprises de valoriser leur image de marque et d’aller bien au-delà du package des traditionnels avantages salariaux pour attirer les talents de demain. Plus qu’une simple histoire de communication, cela passe par des actions concrètes qui profitent aux salariés actuels.  Les générations Y ont amorcé ce mouvement, les générations X déjà sur le marché du travail se montrent moins flexibles sur ces questions. Quant aux générations précédentes, elles changent elles aussi de perspective et se montrent plus exigeantes envers leur employeur.

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Nouvelle génération,
nouvelle donne

L’équation est assez simple : sachant que selon les statistiques de Pôle Emploi un CDI dure en moyenne 3 ans, recrutement et fidélisation deviennent des axes stratégiques pour les RH. L’objectif pour une entreprise consiste donc à se rendre attractive pour ses salariés, actuels et potentiels. Cette stratégie passe non seulement par le recrutement des meilleurs talents disponibles mais aussi par la fidélisation des employés les plus performants en valorisant l’appartenance à l’entreprise et en assurant une bonne qualité de vie au travail.  Le marché du recrutement est aujourd’hui compétitif pour toutes les parties prenantes : les entreprises et les candidats opèrent le même travail de sélection. Ces derniers sont proactifs dans leur recherche, ils savent ce qu’ils veulent et ce qu’ils refusent. Chacun doit savoir se remettre en question et s’inscrire dans une logique de mouvement perpétuel. Du côté des salariés, en partant du constat que nous exercerons en moyenne 13 métiers différents dans une vie d’après l’APEC, il faut se tenir à jour et acquérir des connaissances ou compétences de manière continue. Lorsque l’on est en poste, l’entreprise a donc pour rôle de nous accompagner dans ce mouvement.

La formation, un levier
de la marque employeur

Cette volonté de se former en permanence est très présente parmi les jeunes générations. Dans une étude menée auprès d’étudiants, 61% d’entre eux estimaient que la formation et le développement des compétences étaient des accélérateurs au sein de l’entreprise (2).
Il est temps que les entreprises prennent conscience que nous sommes pleinement entrés dans l’ère de la connaissance. Le savoir n’est plus un actif acquis pendant les études et valable à vie. Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir accès à tout moment à une multitude de savoirs pratiques et théoriques dont les modalités d’acquisition sont adaptées à chacun : MOOCs, ateliers collaboratifs, plateformes d’e-learning, mentorat… Sans nous en rendre compte, nous apprenons de nouvelles choses à tout moment de la journée grâce aux nouvelles technologies, qui nous accompagnent partout. Mais cet apprentissage continu a des difficultés à passer les portes de l’entreprise, où la formation reste assez peu motivante et trop cloisonnée. Il s’agit ici d’agrandir son cercle de connaissances dans une logique cohérente. Le plus souvent, le travail quotidien au contact d’autres professionnels permet de se former sur le terrain pour développer ses savoir-faire techniques métier. Les autres compétences que les RH qualifient de soft ou extra-role skills, comme les langues, sortent encore trop souvent du champ des RH.

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Le paradoxe des langues

Ces savoirs sont pourtant très importants dans une carrière envisagée sur le long terme. Par exemple, la maîtrise de l’anglais est cruciale dans nombre d’entreprises ; elle n’est plus seulement “un plus”. Nous sommes pourtant face un paradoxe : nous sommes tous conscients que si l’on ne pratique pas régulièrement, les acquis en langues se perdent rapidement. Mais peu d’entreprises ont une réelle stratégie pour aider les collaborateurs à conserver leur niveau. Au mieux, elles proposent du e-learning ou des cours collectifs ; ces dispositifs sont contraignants et leurs résultats ne sont pas à la hauteur de l’investissement car la plupart réutilisent les méthodes traditionnelles et se contentent donc de transposer dans le monde digital les problèmes rencontrés par les apprenants à l’école. En outre, ils ne parviennent pas à motiver les adultes qui ont déjà nombre de contraintes dans leurs vies professionnelle et personnelle. Les statistiques sont cependant  imparables : près d’un Français sur deux dit utiliser l’anglais dans le cadre de son travail, 33% de manière ponctuelle, 11% régulièrement et 4% au quotidien (3). Tous secteurs confondus, l’anglais est donc incontournable. A partir du moment où l’on n’utilise pas l’anglais chaque jour, il est indispensable d’avoir une solution pour rester en contact avec cette langue afin que l’utilisation « ponctuelle » ne tourne pas au cauchemar.

Trop d’entreprises encore classent les langues étrangères dans les compétences extra-rôle, à la charge du salarié qui doit de lui-même trouver les systèmes pour les acquérir et ne pas les oublier. Sans compter que les langues sont un moyen de mieux appréhender les autres cultures, de s’intéresser à des innovations, aux usages sur d’autres continents. En effet, s’intéresser à un sujet et comprendre comment celui-ci est perçu à l’étranger est une façon originale de se confronter à différentes opinions. A l’inverse d’un algorithme Facebook nous proposant des contenus basés sur nos croyances, les langues peuvent être un moyen de nous ouvrir à d’autres visions et de remettre en cause nos certitudes. Cette ouverture d’esprit est cruciale pour les salariés aussi bien que pour les entreprises d’aujourd’hui.

Nouvelles approches

Les nouvelles technologies et les dispositifs personnalisés qu’elles permettent facilitent la pratique des langues. Quelques minutes par jour, le salarié s’entraîne et apprend sans s’en rendre compte avec plaisir. Il n’a pas l’impression de travailler. La transformation digitale, un enjeu décisif pour les entreprises, passe aussi par la transformation des usages des nouvelles technologies dans l’entreprise. Les intégrer dans les solutions de formation pour travailler les “soft skills” représente un moyen concret de passer de la théorie à la pratique et d’améliorer facilement la marque employeur.
1 http://www.stepstone.fr/b2b/espace-recruteur/nos-conseils-recrutement/enquetes-internationales/upload/CR-Enquete-Marque-Employeur.pdf
2 D’après une étude de top employers institute en collaboration avec les étudiants en Master ressources humaines du pôle paris alternance.
3 Etude Aba English

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