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Marque Employeur : comment l’évaluer

Votre marque employeur s'articule autour de la perception, l'image et l'identité et les liens entre tous ces éléments de votre entreprise.

L’image projetée
en tant qu’employeur potentiel

Dans un contexte de mondialisation et de globalisation, l’entreprise n’a plus la capacité de proposer des carrières stables et linéaires. Le contexte d’insécurité dans lequel vivent les cadres (fusions, délocalisations, offshoring, réorganisations fréquentes, etc.) entraîne un changement des attentes et des comportements. Ils sont, en effet, devenus plus exigeants avec leurs employeurs. Le rapport de force entre les cadres et l’entreprise s’est  inversé. Pour attirer les talents puis les fidéliser, les entreprises soignent de plus en plus leur marque employeur. Traduit de l’américain Employer Branding, en 1998, le concept de marque employeur s’est imposé en une quinzaine d’année, pour devenir un véritable enjeu de gouvernance. A la croisée du marketing, de la communication et des ressources humaines, la marque employeur est ainsi entrée progressivement dans le champ d’application des ressources humaines.  Face à l’illusion du sens et des statuts, la reconquête de la confiance entre salariés (cadres dirigeants compris !) s’annonce pour tous comme le vrai défi des 10 ans à venir.  Ce défi est celui du vivre Ensemble en entreprise au nom d’une quête de performance équilibrée. Cet équilibre de la performance commence d’ailleurs à créer de vrais clivages sociétaux : PME contre grands groupes, Capital Familial contre Capital Financier/Boursier, Management Mercenaire contre Engagement et Fidélité… Au milieu de l’ensemble de ces clivages, un seul point commun : la place accordée à l’humain dans la vision stratégique de la gouvernance !

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L’ADN de votre entreprise

La marque employeur est la marque traitée sous l’angle employeur. C’est l’ l’ADN de votre société, le code génétique qui conditionnent les comportements et le management, dans un souci de performance. La marque porte des rêves et des ambitions et n’est pas l’exclusivité des spécialistes du marketing. Sous l’angle employeur, elle est enrichie de sa dimension humaine qui unit et fédère. Exploiter sa Marque Employeur est en partie une question RH, c’est surtout un enjeu de compétitivité et de gouvernance. Avec Internet, clients, salariés et candidats attendent l’exemplarité humaine : l’intérêt porté à ses salariés par votre entreprise conditionne de plus en plus l’achat de vos produits ou de vos services. Avec internet, tout se dit, s’écrit et se colporte. Un salarié critique de mauvaises pratiques de son entreprise au risque de nuire à son image.

Offrir un job
dans lequel le cadre se réalise

L’entreprise ne sera jamais une démocratie, mais elle n’est pas épargnée par la quête existentielle et d’épanouissement de plus en plus revendiquée par chaque femme et chaque homme, toutes générations confondues. Bien au-delà des débats démagogiques et doctrinaires sur les 35h, les acquis de l’après-guerre, les pré-carrés d’irréductibles qui au nom de l’intérêt collectif ne défendent que leurs propres avantages, Le capital confiance de l’entreprise repose avant tout sur sa capacité à dimensionner l’éthique de la valeur travail. Un travail où les individus se réalisent et s’épanouissent est un travail utile, un travail où l’on souffre (physiquement et/ou moralement) de manière « procédurière » relève d’une forme d’esclavagisme moderne insupportable. L’Ethique de la Valeur Travail va devenir l’étalon de chaque entreprise bouleversant au passage toute la littérature psycho-communicante RH des 20 dernières années, au profit de verbes d’action et de mots simples à reconquérir (courage, confiance, reconnaissance, transparence, engagement, exemplarité…), mais aussi d’une mixité culturelle véritable antidote à la propension naturelle au clonage… Face à cette éthique de la valeur travail, il revient à chaque entreprise de se définir, loin des slogans et des modes. Elle doit refléter la connaissance de soi et des autres et affirmer un référentiel identitaire. La fierté d’être, intime et professionnelle, en est la résultante attendue au profit d’un collectif qui fait corps.  Références  Articles de Didier Pitelet, Président de Onthemoon (DreamGroup)
Lire encore  Génération Y : un concentré de dynamisme et d’innovation

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Chaque dirigeant en est le gardien

On pointe du doigt la société qui a une mauvaise réputation employeur  La marque employeur est l’affaire de tous, du DRH comme du DSI ou du Directeur juridique, du directeur général… chaque dirigeant en est le gardien. La Marque Employeur est plus que jamais en 2011 très importante. Celui qui a le dernier mot en la matière, c’est le client, pas le salarié ou le candidat, sauf s’ils sont aussi clients. Le CA réalisé avec les clients et le taux de fidélisation mesurent la bonne santé de votre marque employeur et l’avenir de votre entreprise en interne et sur son marché.

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Reid Nalliat, Paris

Reid Nalliat, Paris

3 réactions

  1. Hassania

    20 mars 2018 à 10 h 27 min

    L’article est intéressant mais il ne faut pas oublier l’humain dans la vision stratégique.
    Qu’en pensez-vous ?

  2. Alain Richemond

    31 octobre 2012 à 19 h 16 min

    Depuis le temps que l’on parle de la prise en compte de l’humain dans l’image de l’entreprise, il est vivifiant de voir apparaître le concept de « marque employeur ! Les test du potentiel de résilience que nous faisons passer montre que le soutien organisationnel perçu (SOP) par les collaborateurs figure parmi les premiers critères de la marque employeur. En effet, dans les bas de cycle, comme dans les hauts de cycles, la confiance organisationnelle décide de l’engagement des salariés pour assurer la performance à toutes les étapes de la vie de l’entreprise. Comme la résilience face à l’adversité, la confiance ne se décrète pas. Elles sont le résultat d’un développement durable de la ressource humaine qui est au coeur de l’image d’employeur que donne l’entreprise. A la vue de l’article, il est urgent d’agir sur les dissonances entre une communication externe destinée à valoriser la marque d’employeur, à la réalité de la perception des collaborateurs.

  3. martingysler

    25 octobre 2012 à 21 h 07 min

    Un article très intéressant et instructif. En parcourant ce dernier, il me semble que les chiffres avancés (15 ans), en ce qui concerne ; « la place accordée à l’humain dans la vision stratégique de la gouvernance », il me semble que le changement se fait très peu jour, du moins en Suisse. Lorsque l’on voit de quelle manière sont traités les collaborateurs par certaines gouvernances, sous l’emprise totale de l’actionnariat, il me semble que le chemin est encore long, jusqu’à la vue de l’horizon. À part cela, j’aime bien l’espoir que contient cet article.

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