Publicité
Soutenez le magazine :
Publicité version papier

Profils insupportables : comment les manager et s’en sortir

En tant entrepreneur ou manager d’une équipe, vous ne pouvez pas toujours écarter le collaborateur difficile. Ce qui est dramatique c’est que le « cas » délicat a le plus souvent un impact négatif sur le rendement et le moral de votre équipe. Il est donc important de pouvoir l’identifier rapidement et apporter les solutions à chaque type pour continuer à piloter votre entreprise ou votre équipe vers le succès. 5 profils - La victime, le susceptible, le pessimiste, le fantôme et le narcissique - insupportables, les plus difficiles à manager

Recevez les titres du mag
Gratuitement
dans votre boite mail.


La victime

C’est le collaborateur le moins responsable de votre équipe. Avec lui tout va mal, il  souffre depuis longtemps, éprouve un sentiment d’impuissance et recherche sans cesse critiques et blâmes pour se sentir malheureux et se justifier. Lui se trouve irréprochable, malgré son découragement permanent et son incapacité à prendre une décision. S’il se fait passer ou se plait à être une victime, c’est pour attirer la compassion ou la pitié, avec pour but de vous culpabiliser pour vous amener à l’aider. Inconsciemment ou pas il tend généralement à faire le moins d’efforts possible.
Votre objectif de manager face à un tel collaborateur est de le mettre face à ses responsabilités. En précisant justement son périmètre de responsabilité, ses objectifs de façon claire et précise, ce qu’il doit faire en qualité, quantité, et délai, et trouver d’une manière générale par quel processus vous pouvez le responsabiliser.
lecture associée  Les « moutons noirs » du management

PUBLICITE

Le susceptible violent

C’est un serpent lové. Si vous le réveillez, il se lève, crie et frappe son bureau si ce n’est un collègue, claque la porte et sème la terreur dans son sillage. Il faut se méfier de l’eau qui dort car le plus souvent il s’avère sympa. C’est lui qui vous raccroche au nez ou tourne les talons avec fracas pour quitter votre bureau. En général son agressivité imprévisible intimide les autres membres de l’équipe.
Le mieux à faire est de chercher à comprendre les facteurs qui engendrent ses réactions. S’il se soucie des conséquences néfastes de ses comportements sur l’équipe, vous pouvez utiliser ce levier. Au moment de sa réaction violente, vous avez intérêt à laisser passer l’orage et attendre qu’il ait repris ses esprits pour tenter une  correction.  Et à froid, lui démontrer combien ses colères sont contre productives pour lui et le groupe. Si cela ne marche pas, trouver une solution radicale et éviter d’avoir une telle personnalité à un poste clé.
lecture associée   Comment répondre à un comportement agressif dans le travail

Le pessimiste négatif

Il s’oppose au changement et résiste à toute nouvelle façon de travailler ou politique. Il fuit ou veut éviter toute situation nouvelle qui a priori contient pour lui un potentiel de souffrance, inconfort, menace. Il exagère les difficultés, anticipe  l’importance des inconvénients et justifie ainsi le fait de ne rien faire, devenant un poids pour l’équipe dont il vampirise l’énergie si vous ne réagissez pas. Ce collaborateur qui jouit d’une faible capacité à s’adapter, se remettre en question ou  modifier ses pratiques freine votre développement.
« Un pessimiste voit une difficulté dans chaque opportunité et un optimiste voit une opportunité dans chaque difficulté » Winston Churchill. Comme manager, vous devez  l’amener vers une vision positive, et lui montrer comment faire pour réussir en envisageant pour lui les opportunités nouvelles nées du changement. Si son pessimisme est lié à une circonstance particulière, il est peut-être récupérable. Si cela vient de sa nature profonde, il faut le cantonner à des tâches de gestion. Et surtout ne pas le mettre dans un rôle de leadership !
Lecture associée  Pourquoi vos collaborateurs résistent tant au changement

PUBLICITE

Le fantôme fainéant

Il en existe dans toutes les équipes. C’est celui qui fait preuve d’une imagination extraordinaire pour justifier son absence, son impossibilité de donner un coup de main et vous aider sur un dossier ou un projet, il est en général toujours pris, pas disponible et en charge de beaucoup de choses à faire. Il disparaît chaque fois qu’il y a du travail à faire, et c’est l’as des excuses. En fait il ne fait rien ou pas grand-chose, et multiplie les excuses – les autres, une panne, un retard d’un fournisseur …-  si vous lui demandez des explications sur l’avancement d’un dossier.
Si vous lui avez donné des objectifs clairs et s’il en a les compétences, voilà un collaborateur à gérer de prêt avec un planning à court terme de ses tâches, sans qu’il se sente infantilisé, tout en amenant l’équipe à coopérer avec lui. Exigez de sa part des engagements sur sa présence, un délai, sa participation, en fait des éléments factuels sur lesquels vous pourrez revenir avec lui et acter son évolution. Et si cela ne marche pas, il sera temps d’avoir un entretien en tête à tête avec le fantôme pour un échange franc et honnête sur son avenir dans l’entreprise.

Le narcissique arrogant

Le narcissique est tout sauf un bon équipier. Il se croit en général « spécial » et unique, avec du talent et des qualités supérieures, il a un besoin d’attention et de compliments, attend d’être traité différemment des autres qu’il exploite. Evidemment il  manque d’empathie, aime parler et ne sait pas écouter, éprouve souvent de l’envie, attribuant ses relations froides dans une équipe au fait que les autres sont jaloux de lui. D’ailleurs, souvent bon acteur, il  sauve les apparences, n’a jamais tort et impute la culpabilité des autres avec lesquels il passe du temps s’il les estime utiles. Peu susceptible de changer, même si le changement est possible, il agit pour mettre en valeur son propre égo qui est déficient.
Tout l’art consiste à nourrir son ego pour le faire progresser. Accordez-lui de l’attention, démontrez-lui que vous voulez lui être bénéfique, tout en reconnaissant son importance, écoutez-le attentivement pour établir une relation de confiance, et il devrait être plus réceptif à votre démarche. Et si vous devez formuler une critique de son comportement agissez avec diplomatie car il n’accepte jamais la critique flagrante. Amenez-le à penser que l’acceptation du changement que vous lui demandez va conforter sa domination.  Et si sa motivation pour le succès est forte, il peut accepter de modifier son comportement au sein de l’équipe.
Lecture associée  Pervers narcissique, comment le reconnaître et le contrer

Gratuit : recevez le Digest Hebdo tous les Samedis

Florian de Peyrebrune, Paris

Florian de Peyrebrune, Paris

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0
0
0

Abonnez-vous GRATUITEMENT aux digests du magazine.
[Modifiez à tout moment la fréquence de réception ou annulation ]

x