Publicité
Publicité

Savoir dire non, une compétence à cultiver

*** 3 mn à lire *** Savoir comment et quand dire «non» au travail doit être soigneusement étudié. Le plus souvent refuser d’accéder à une demande particulière exige du courage, surtout si vous êtes jeune et débutant, ou nouveau dans l'entreprise, quel que soit votre âge ou votre poste. Avant de vous prononcer, mieux vaut en mesurer les éventuelles conséquences : laisser penser à votre patron que vous n'avez pas l’esprit d’équipe, que vous ne voulez pas prendre votre part de travail, ou n'êtes pas prêt à certains sacrifices pour réussir, est très risqué. Savoir dire « non », une compétence à cultiver. Explications.

Au cours de votre carrière,
vous devrez dire « non »

Le fait de refuser communique de la négativité, peut être perçu comme de l’indifférence, voire une volonté de nuisance. Vous avez souvent du mal à dire non car vous ressentez cette position comme égoïste et agressive. Vous devez revenir à votre priorité : vous concentrer sur vos responsabilités. Tout dépend bien sûr de votre position. Le stagiaire qui apprend un métier peut rarement dire «non» sauf à mettre en péril son stage et son début de carrière. Si vous trouvez dans une situation plus équilibrée avec un enjeu moins élevé, vous pouvez faire preuve de plus de souplesse. Dans tous les cas vous devez prendre vraiment au sérieux cette réponse négative, savoir quand et comment le faire et bien y réfléchir avant que la question ne survienne. Au cours de votre carrière il vous sera donné de prendre cette décision, on vous sollicitera souvent pour une tâche supplémentaire que vous ressentez comme excessive par rapport à ce que vous faites déjà.
Vous aimerez aussi  Réussite : avoir le courage de dire « non »

PUBLICITE

Les questions à vous poser
avant de vous prononcer

Si votre hiérarchique vous demande d’assumer une tâche supplémentaire juste au moment où vous vous sentez déjà submergé, considérez les points suivants :
Ce projet supplémentaire va-t-il pénaliser ma capacité à assumer mes responsabilités habituelles ? Si vous répondez à cette question par «oui», dire «non» s’impose à vous comme un devoir.
Une autre personne du service peut-elle répondre plus facilement à cette demande ? Si oui, vous pouvez confortablement dire «non».
Avez-vous récemment déjà décliné une proposition, en cas de répétition vous pourriez paraître peu coopératif et manquer d’esprit d’équipe. Dans ce cas mieux vaut éviter le refus.
Pouvez-vous expliquer raisonnablement à celui qui vous sollicite l’ampleur de vos responsabilités et devoirs dans des délais très serrés, sans pour autant apparaître à ses yeux comme pas à la hauteur de vos responsabilités, et un geignard. Mieux vaut être prudent dans ce cas.
Enfin, si vous ne pouvez pas accepter cette demande, pouvez-vous offrir une autre alternative qui démontrera à votre hiérarchie que vous avez dit non en assumant votre responsabilité de trouver une solution.
Vous aimerez aussi   Situations délicates au travail : comment vous en sortir

Dire non : une compétence
à ne pas déléguer

Cette faculté de refuser devient une compétence que vous devez développer avec parcimonie en début de carrière pour éviter la réputation d’équipier difficile, peu généreux ou courageux. D’un autre côté vous ne devez pas tout accepter au risque d’être considéré comme dépourvu de personnalité et de libre arbitre. Dire toujours oui affaiblirait votre légitimité et serait vu comme un aveu de faiblesse dont les autres risquent de tirer avantage. Quelles que soient les circonstances, faites toujours savoir votre réponse négative de vive voix, et pas par un e-mail laconique ou l’intermédiaire d’un collègue, faites-le vous-même surtout à l’égard de votre hiérarchie. De plus, au cours de cet échange, une sorte de brainstorming improvisé, peut émerger une solution qui donne satisfaction au demandeur tout en vous dédouanant de votre réponse négative. Mieux vaut ne pas trop vous justifier car votre interlocuteur risque de discuter vos raisons pour vous persuader de changer. Vous ancrez ainsi votre réputation de sérieux (conscience professionnelle, sens des responsabilités et esprit d’équipe), et votre bonne foi, et lorsque vous aurez besoin de nouveau de dire non, vos interlocuteurs habitués à en comprendre le bien-fondé l’accepteront plus facilement. En fait savoir dire non, c’est apprendre à dire oui à vous-même, agir selon votre conscience, vos objectifs, vos besoins et vos valeurs.
Vous aimerez aussi   Comment avoir une super confiance en soi

PUBLICITE

Pourquoi vous avez
du mal à dire non

– Vous voulez éviter de contrarier l’autre
– Vous craignez sa réaction
– Vous ne voulez pas déclencher un problème
– Vous ne voulez pas vous faire remarquer
– Vous craignez le regard des autres
– Votre besoin d’être aimé
– La crainte de provoquer un conflit
– Votre besoin d’appartenance et d’intégration sociale
– La peur d’être rejeté.

Les bénéfices retirés du « non »

– La confiance des autres par votre authenticité
– Une grande valeur donnée à vos « oui »
– Une fiabilité accrue car vous rassurez
– Vous agissez en accord avec vous
– Vous affirmez vos choix et valeurs
– Vous vous protégez
– Vous construisez des relations dépourvues de mensonge et manipulation
– Vous renforcez votre estime de soi

Gratuit : recevez les Newsletters

Florian de Peyrebrune, Paris

Florian de Peyrebrune, Paris

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0
0
0

Abonnez-vous GRATUITEMENT aux digests du magazine.
[Modifiez à tout moment la fréquence de réception ou annulation ]

x