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Directeur général, un métier décrié, envié et risqué

*** 3mn à lire *** Le directeur général, chief executive officer (CEO) est le job plus admiré et souvent le moins bien compris. Tout le monde croit qu’il peut faire ce qu'il veut, jouit d’un grand pouvoir et de compétences magiques. Le titre impressionne toujours, il suggère la puissance, une rémunération pharaonique, et les honneurs d'être le patron. Pourtant derrière l’étiquette se cache la réalité d’un métier où on peut être révoqué sur le champ. Focus sur la vocation de ce métier passionnant mais difficile.

Sa fonction englobe tout ce qu’il ne délègue pas

Par nature, sa vocation est de répondre aux besoins des salariés, des clients, des investisseurs, et des autorités. Marketing, stratégie, financement, création de la culture, ressources humaines, recrutement, licenciement, conformité aux normes de sécurité et aux lois, ventes, relations publiques, etc. tout tombe sur ses épaules. Ses fonctions sont en fait ce qu’il fait en réalité, à savoir tout ce qu’il ne délègue pas. Et il ne choisit pas, car certaines missions ne peuvent pas être déléguées : la création de la culture, la construction de l’équipe de direction, le financement, et le pouvoir de déléguer qui lui revient en exclusivité.
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Collecter les fonds, un bon départ pas suffisant

Beaucoup de chefs d’entreprise notamment de start-up pensent que la collecte des fonds est leur devoir le plus important. Certes, c’est un bon départ. Mais sa vraie contribution se trouve dans la construction d’une superbe affaire qui rapporte de l’argent. Son principal devoir est de définir la stratégie et la vision, une équipe de direction peut l’aider à la développer, et les investisseurs approuver son business plan. Mais lui seul insuffle la direction générale, définit le marché de son entreprise, son positionnement, la ligne de produits, sa différenciation, et détermine les budgets et les partenariats.

La construction de la culture

La culture correspond à l’ensemble des éléments propres au groupe humain de l’entreprise, ils expliquent la façon de penser et d’agir de ses acteurs, et en premier de son acteur principal, et  lui donnent de la cohérence sous une identité collective, point de repère de tous les collaborateurs. L’élaboration d’une culture se fait à travers le personnel qui en est profondément affecté. De mauvaises conditions de travail chassent la performance, quand un environnement motivant favorise la productivité et attire les meilleurs. Une culture se construit de plusieurs manières, mais à chaque fois c’est le directeur général qui donne le ton. Chacune de ses actions et de ses non-actions envoie des messages culturels. La façon de s’habiller plus ou moins formelle, de gérer les erreurs et faire un feedback, sa relation au risque, ou encore sa façon de récompenser un collaborateur, autant de signaux transmis aux équipes qui façonnent puissamment la culture.
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Motiver l’équipe de direction

C’est lui qui sélectionne, choisit et recrute les membres de la direction générale qui vont l’entourer, qui s’en sépare quand cela ne va pas, et orienter leurs actions qui entraîneront l’ensemble de l’entreprise. Il doit résoudre les divergences entre les membres de la direction, et veiller à ce qu’ils travaillent ensemble dans une direction commune. Il donne l’orientation en communiquant avec clarté la stratégie et la vision de l’objectif de l’entreprise. Si cette dernière indique aux équipes où va l’entreprise, les valeurs circonscrivent les moyens pour y arriver, et déterminent le comportement acceptable pour chaque membre de l’entreprise, le PDG étant la référence en termes d’exemplarité. Les collaborateurs prennent leurs repères sur les valeurs interpersonnelles véhiculées comme la confiance, l’honnêteté, l’ouverture d’esprit.
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Définir le retour sur investissement

Il établit les budgets et les projets qui soutiennent la stratégie, et écarte des plans tout projet qui fait perdre de l’argent ou ne soutient pas la stratégie. C’est à lui que revient l’analyser et d’arbitrer les principales dépenses, et en particulier les investissements. Il doit donner satisfaction à ses principaux fournisseurs, ceux qui depuis le départ lui ont confié leur argent. Certains chefs d’entreprise ne se considèrent pas comme des financiers, pourtant ce sont leurs décisions qui déterminent le destin financier de l’entreprise. A travers un Directeur financier il dirige les finances, décide des investissements, des emprunts, de la réduction des coûts, et du retour sur investissement. Ce rôle est essentiel, et explique souvent qu’un directeur général soit passé avant par la case direction financière.
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Laurent Clairmont, Paris

Laurent Clairmont, Paris

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