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Salaires des patrons encadrés : pour ou contre ?

Contrairement à d’autres pays tels que la Suisse, la France a décidé fin mai de ne pas légiférer sur l’encadrement des hauts salaires des patrons du secteur privé. A sa place, c’est le mécanisme du « say on pay », à savoir la capacité reconnue aux assemblées générales (AG) des actionnaires de se prononcer sur les rémunérations des patrons, qui est progressivement mis en oeuvre.  Faut-il légiférer en la matière ou laisser agir la loi du marché ? Voici ci-dessous une liste des arguments en faveur du pour et une autre liste avec les arguments contre une telle mesure. N’hésitez pas à compléter ces deux listes, à nous donner votre avis et à faire des commentaires !

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4 arguments pour :

– Aller vers plus de justice dans les écarts des rémunérations au sein d’une même entreprise. Laissé à lui-même, le marché produit des écarts de rémunérations injustifiables sur le plan économique comme sur le plan social.

– Lier le salaire des patrons aux résultats obtenus. Il apparaît injuste que des patrons encaissent un gros chèque alors que les résultats du groupe qu’ils dirigent sont mauvais ou stagnent comme par exemple Christophe de Margerie (Total) dont la fiche de paie a progressé de 7% en 2012 alors que l’action du groupe descendait de 1% dans le même temps.

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– Obliger les conseils d’administration à davantage étayer leur politique de rémunération devant les actionnaires. C’est le fameux « red face test » : pouvoir justifier publiquement sans rougir les salaires versés.

– Aligner la rémunération sur des objectifs de long terme à l’instar de ce qui est fait au Royaume-Uni.

4 arguments contre :

– Légiférer fait fuir les patrons. Le salaire maximum risque de priver les entreprises privées de leurs meilleurs capitaines, et leurs dirigeants risquent de se faire embaucher à l’étranger.

– Le mécanisme du « say on pay » n’a guère prouvé son efficacité. Ainsi en Grande-Bretagne, où il a été mis en place depuis dix ans, les rémunérations ont augmenté de 70 % sur la période.

– Le « say on pay » va donner le pouvoir aux investisseurs anglo-saxons, qui détiennent environ 40 % du capital des entreprises du CAC 40. Or ceux-ci s’en remettent le plus souvent à des agences de conseil en vote, aux intérêts souvent à plus court terme que ceux de l’entreprise.

– Un moyen plus sûr de faire baisser ces rémunérations abusives est la nouvelle tranche d’imposition à 75 % applicable sur la tranche de revenus supérieure à un million d’euros.

Salaires des patrons : Complétez ces deux listes d’arguments, donnez votre avis et faites vos commentaires ! Nous les publierons 

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1 réaction

  1. MARIE

    17 juin 2013 à 7 h 19 min

    Il faut mieux bien payer un patron qui gère bien son affaire et fait des bénéfices que de trainer un mauvais qui est quand même payé

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