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Comment survivre au cadre gentil

Le cadre gentil vit dans une recherche de la générosité, a priori c’est un être très sociable, il apaise les conflits. Mais en période de crise ou de stress, fait-il des gentils ou de méchants cadres pour relever les défis de la crise ? Une experte ouvre le débat.

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Le bon a toujours eu la côte

A vrai dire, le bon, blond selon Gad, a le plus souvent la tête d’affiche au cinéma et dans les entreprises. Il paraît plus difficile de gérer un cadre psychopathe, con, méchant que gentil, et pourtant… Un cadre gentil peut vous donner du fil à retordre.  Le gentil est toujours gentil, donc il ne vous dira jamais quand « cela ne va pas ». Il préfère l’implicite à l’explicite : le flou qu’il vous laisse est à la source d’un malaise permanent. Comment être au clair, identifier son inconfort ou ses inquiétudes ? De plus, le gentil n’est jamais vraiment content au fond, il est content pour vous, mais pas pour lui. Comment le satisfaire ? La gentillesse, comme la générosité, prend toute la place, tout votre temps, elle peut vous faire de l’ombre. L’égoïste au moins, lui, il n’emm……. pas les autres.
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Le gentil est fatiguant

Le gentil absorbe votre attention et votre énergie, il vous fatigue. Quand il veut être gentil, il en oublie ce qu’il a à faire en priorité et plante ses objectifs. Toutefois il se faufile aisément dans les mailles des filets et vous pique votre place. Mankievicz l’a parfaitement capté dans le film « All about Eve » où une illustre inconnue au service de Bette Davis finit par lui  piquer la place ! Ce film est aussi la première apparition de Marilyn Monroe. Selon François Mauriac, « une certaine qualité de gentillesse est toujours signe de trahison. » Le gentil ne met pas en avant ses compétences mais ses émotions. Comment lui dire après qu’il n’est pas compétent ? Pour finir, être gentil, cela ne s’improvise pas… être gentil demande une grande qualité… d’écoute.
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A force d’être gentil, il vous étouffe

Certains vous diront, le cadre gentil ne provoque pas l’animosité, il vit dans une recherche active de la générosité et de la non-violence, a priori c’est un être très sociable, il apaise les conflits. OK ! Pourtant si le cadre est un gentil mouton, on peut faire l’hypothèse qu’il n’aura pas le nerf de la réaction ou de la révolte si la situation l’exige. Selon Kant, l’insociabilité contribuerait au progrès de l’homme, ce serait même le signe d’un vrai moteur qui pousse à évoluer. Enfin, si le cadre est un peu trop gentil, la violence qui n’est pas exprimée à l’extérieur,  ne disparait purement et simplement. Elle se tourne contre lui ! La générosité peut aussi être une violence parce qu’elle est intrusive. Alors, qui est pacifique ?
Voici quelques pistes pour vous  afin que vos empêcheurs de méchanter en rond osent la confiance :
– donnez leur un terrain de jeu bien délimité
– rappelez leur leurs objectifs et leur périmètre d’intervention
– rendez-les compétents et conscients de leur compétence
– faites leur expliciter leurs besoins, leurs limites aussi.
– faites tout pour canaliser leur gentillesse sur une activité qui soit en dehors du travail ou qui ne prenne pas trop de temps
– et surtout ne devenez jamais gentil à votre tour.
Vous pouvez méditer sur les remarques suivantes :
« On peut obtenir beaucoup plus avec un mot gentil et un revolver, qu’avec un mot gentil tout seul.» Al Capone
« Dans votre ascension professionnelle, soyez toujours très gentil pour ceux que vous dépassez en montant. Vous les retrouverez au même endroit en redescendant. » Les meilleures citations de Woody Allen
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Valérie Wattelle, Aix-en-Provence

Valérie Wattelle, Aix-en-Provence

3 réactions

  1. Valérie Wattelle, Aix-en-Provence

    Valerie Wattelle

    29 juillet 2014 à 10 h 25 min

    L’être humain n’est pas un bouton à deux positions « gentil » ou « méchant ».
    J’espère qu’il a en lui de multiples options pour agir de la manière la plus adaptée et créative.

  2. Céleste

    22 juillet 2014 à 12 h 10 min

    Et si le gentil était un méchant qui contrôlait le côté sombre de sa force ? Et si le gentil était un guerrier en permission ? Vous trouvez que les temps de paix sont trop fréquents ? On ne choisit pas la guerre, l’état social et économique fructueux et performant, c’est la paix, pas la guerre. Alors que tout se passe bien, que l’ambiance est bonne, que chacun a trouvé sa place dans le process de l’entreprise, pourquoi passer en mode « missile » ? Juste parce que même si personne n’attaque, il faut soutenir le niveau ambiant d’adrénaline? J’ai une vraie dent contre les « agressifs », qui ne peuvent pas être actifs sans tuer leur voisin ou leur frère pour prendre leur place (ou la place de leurs idées), qui violent les consensus, qui confondent sociabilité et naïveté, et surtout agressivité et compétence, car tirer le premier a toujours été un avantage et a toujours réussi tout le monde (jusqu’au premier retour de flamme), parce que cela flatte leur égo d’enfant unique solitaire dans leur univers ?

    • Isabelle Lambert-Sorin

      28 juillet 2014 à 12 h 52 min

      La gentillesse (ou plutôt la bienveillance) peut se révéler utile en période de crise. Le cadre « gentil » sait faire preuve d’autorité (et non d’autoritarisme) et sait prendre les bonnes décisions. simplement il privilégie le dialogue et le management participatif. La méchanceté n’est pas synonyme d’efficacité et de management de référence.

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