Une tenue professionnelle en toute circonstance, même dans une ambiance décontractée, serait donc la clé pour sortir du lot des cadres canadiens, véhiculer le message d’une personnalité apte à monter en responsabilité. Dans ce contexte toutefois, une petite touche personnelle pour se démarquer des autres resterait acceptée dans les entreprises outre-Atlantique. Elle serait même perçue comme un signe positif de personnalité. Le sondage précise en effet que les piercings corporels (au-delà de ceux présents sur les oreilles), les tatouages visibles, les jeans et les leggings sont bien vus en entreprise canadienne à l’inverse et à proscrire, les sandales de plage, shorts et débardeurs s’avèrent nettement moins bien acceptés sur les lieux de travail qu’il y a 5 ans. En France, il n’est pas certain que ces tendances soient strictement les mêmes, notamment concernant les piercings (hors oreilles) relativement peu foisonnants dans le milieu-cadre.
Koula Vasilopoulos précise : « il revient aux managers d’offrir au personnel un point de référence quant à ce qui est adéquat, en communiquant clairement les politiques de l’entreprise et en donnant l’exemple au moyen de leur propre tenue. » Car, évidemment, les actifs canadiens ne s’habillent pas de la même manière selon qu’ils évoluent dans une agence de communication ou dans une banque, lorsqu’ils reçoivent du public ou s’ils travaillent derrière un bureau. Au professionnel d’analyser la culture de l’entreprise, les mœurs dans son secteur, de prendre le temps d’observer les autres (et ses managers) pour déterminer ce qui se fait, ce qui ne se fait pas en matière de style vestimentaire et avant toute tentative osée.
D’autant que le sujet semble relativement tabou parmi les managers canadiens, ce qui ne tend pas à aiguiller les effectifs sur la tenue adéquate à porter. Les responsables d’équipe ne seraient que 8 % à avoir déjà signifié une tenue inappropriée à un collaborateur et presque la moitié d’entre eux (48 %) en aurait été très mal à l’aise. 15 % espéraient même ne pas du tout aborder le sujet.
Enfin, notez que le sondage révèle également le temps de préparation des actifs canadiens. Ceux âgés de 18 à 34 ans passent en moyenne 9 minutes à choisir leur tenue de travail, contre 7 minutes pour les personnes de 35 à 54 ans et 5 minutes pour celles de 55 ans ou plus. 63 % des personnes interrogées disposent d’une garde-robe professionnelle séparée pour pouvoir gagner du temps chaque matin dans le choix de vêtements.
Ce qu’il faut retenir de ce sondage, finalement, est que l’habit pourrait faire le moine en entreprise, en tout cas du point de vue des responsables outre-Atlantique chargés d’attribuer les promotions et responsabilités. Et en France, où en sommes-nous ? Notre tenue joue-t-elle un rôle dans nos évolutions de carrière ? Nos responsables sont-ils aussi peu enclins à communiquer nos faux pas vestimentaires ? Face à l’absence d’informations générales sur le sujet, nous ne pouvons que vous conseiller de suivre votre culture D’entreprise en toute circonstance !/Choix vestimentaires et carrière/Choix vestimentaires et carrière.
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