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59 ans, HEC et chômeur, je pars à Singapour !

Christian Copay, crédit Christian Copay

Christian Copay, crédit Christian Copay

Témoignage d'un cadre français las de ne pas trouver un emploi dans son pays, une renaissance à Singapour.

Chômeur de longue durée en France

Je parle trois langues couramment. Près de la moitié de ma carrière expatrié, avec quelques séjours en France.  CFO au sein de grands groupes et d’entreprises de taille intermédiaire, voire en start-up, j’ai réussi dans des fonctions  stratégiques – le grand Shared Service Center à Lyon – ou très opérationnelles en restructurant un groupe français aux USA.  Il n’empêche, je suis aujourd’hui un chômeur de longue durée. Les politiques parlent peu de cette catégorie, préférant se focaliser sur les jeunes sans formation. Ils ont raison de se préoccuper du sort des jeunes. J’aimerais qu’ils se préoccupent également du sort de mes semblables.

Du marché de l’emploi français, je fais mon deuil

Ayant fait le deuil d’un nouveau job en France,  je  réponds à des offres d’emploi  internationales. Sans retour. Sans succès. Pourtant, des opportunités, il y en a, plus que sur le marché français en tout cas. Je comprends vite : je ne me trouve pas sur place, OK, mais ma candidature plaira-t-elle ailleurs ? Mais où partir ? J’active  mon réseau  Amériques du Nord et du Sud. L’Argentine s’enfonce dans une nouvelle crise, entraînant l’Uruguay. Le Mexique a fait de mauvais choix législatifs, qui découragent investisseurs et employeurs. Les US ? Difficiles sans carte verte. Le Canada ne recherche pas mon profil (selon la liste des métiers privilégiés à l’immigration). Plus loin ? L’Australie, mieux avoir moins de 35 ans, date limite du « Holiday/work visa », accordé pour un an. Le Moyen-Orient ? Pour six mois, un an, pourquoi pas, mais je suis dans une logique à dix ans. Reste l’Extrême-Orient. Je n’y ai jamais travaillé en résident, juste quelques passages pour le business. Je ne parle aucune des langues locales. Tant pis ! Ou tant mieux, car c’est le bon, le meilleur choix à faire : dynamisme de l’économie et de l’emploi, perspectives positives à mon horizon de dix ans.

A Singapour, je renais

Arrivé sur place, je trouve une qualité d’échanges véritablement positive. Ici on veut agir, sans faux « principes de précaution » pour justifier toute absence de décision. Premier principe de stratégie : se construire un réseau local. Avant de partir, j’avais demandé quelques recommandations à des amis français qui ont vécu ou ont  des relations avec l’Asie. Cela me donne 4/5 rendez-vous en arrivant, qui débouchent sur d’autres contacts, en rhizome*. Les réseaux sociaux sur internet : pour moi, c’est LinkedIn. Important : envoyer un mot à chaque nouveau contact, expliquer ma situation en deux lignes. Cela attire la sympathie. Faire comprendre sur le  internet ma présence sur place à Singapour. Je complète le profil au maximum, même avec ce qui est personnel ou étranger au domaine professionnel, qui peut-être justement retiendra l’attention. Gagné ! C’est ce qui m’arrive : je suis auteur de romans, et cela permet d’alimenter le « Small talk », si important avec les asiatiques.

The Buddha Tooth Relic Temple
Comment se comporter pour réussir

En premier, respecter les règles de courtoisie et les civilités. La littérature est abondante sur le sujet ; chaque population a ses caractéristiques (Indiens, Chinois, Malais, Indonésiens, etc.). Les contacts sont faciles à rencontrer et accueillants. Je ne demande pas s’ils ont un emploi susceptible de me convenir, mais s’ils peuvent m’indiquer  quelqu’un qui serait intéressé par mon profil. Rapidement, j’ai jusque quatre rendez-vous par jour, sans compter les évènements sociaux le soir. Toutes les pistes sont bonnes : CDI bien sûr, missions, projets, transition… Les annonces n’apportent pas grand-chose, il faut se situer en amont, afin que le réseau constitue une maille suffisamment fine pour ne rien laisser passer. Quand les noms de contacts connus s’entrecroisent lors des rendez-vous, c’est que le réseau est mature : le moment est venu de laisser le quantitatif pour mieux  cultiver les relations acquises.

Ce départ est pour moi sans retour

En pratiquant ainsi, l’opportunité se présente un jour, au bout de deux mois, sous la forme d’une première mission qui me donne une expérience locale, et crédibilise mon parcours. La mesure, pour trouver un emploi, est de trois à six mois. L’investissement en vaut la peine, car ce départ est pour moi sans retour. Sans retour au pays, dont l’économie est régie par des mesures ineptes, quel que soit le parti au pouvoir ; sans retour dans l’ambiance de vaincus qui se développe en France – il y a des exceptions, sûrement. Le pire, quand on vit jour après jour dans ce contexte, c’est que l’on ne voit pas venir, à force de courber l’échine, le coup fatal. En Asie, on ressent tout de suite la différence : un grand souffle de fraîcheur et d’avenir.
*Rhizome : modèle descriptif dans lequel l’organisation des éléments ne suit pas une ligne de subordination hiérarchique où tout élément peut affecter ou influencer tout autre.

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50 réactions

  1. Philippe

    17 septembre 2014 à 17 h 33 min

    la France est un pays en régression avec des dirigeants incompétents qui ne pensent qu’à garder leurs avantages et leurs retraites pendant que le reste de la population trime. Les recruteurs sont complètement dans la même optique, on regarde un CV, une grande école alors vous êtes bon, même si vous êtes un incapable et un fainéant. Nous sommes le seul pays au monde à recruter de cette façon, des clones qui ne servent à rien, la preuve, le bateau coule pendant que les pays « sous-developpés » petit à petit nous passent devant…

  2. Olivier de Vulpian

    22 juin 2014 à 15 h 03 min

    Expatrié durant de nombreuses années et surtout sur le continent africain, me voilà de nouveau en territoire français et à 55 ans il est quasi impossible de retrouver un emploi. Je suis actuellement en recherche proactive et l’Asie me tentait pour y avoir été quelques fois pour le business, alors votre expérience me tente même si mon continent de prédilection m’attire toujours autant. Je vais essayer d’exploiter cette filière car bien entendu rien ne me retient en France. Si vous avez quelques conseils je suis preneur. Bravo encore pour votre initiative. Très cordialement

  3. André Tremblay

    11 juin 2014 à 19 h 59 min

    Je suis partant, y a t-il des entreprises étrangères, c’est un salaire local? Y a t-il une banque de contact ?

  4. Geoffroy de Rosamel

    27 mai 2014 à 21 h 03 min

    Président Laboratoires Carole Franck – Paris Bravo , belle démarche ! C’est évidemment risqué mais ça l’est probablement tout autant de rester en France , de ne rien trouver et de voir arriver avec angoisse la fin de droits à Pôle-Emploi….Et puis, il faut effectivement essayer de rester dans une dynamique positive, pro-active et , dans la mesure du possible, enthousiaste. Je regarde personnellement activement du côté de l’Amérique Latine où j’ai passé de nombreuses années et où je pense qu’il y a de belles occasions à saisir dans des pays , certes parfois un peu chaotiques, mais oh combien dynamiques et sympathiques !! Bonne chance !!

    • christian copay

      christian copay

      28 mai 2014 à 3 h 52 min

      Merci Geoffroy, je ne pense pas que cette démarche soit risquée (et de fait elle a rapidement porté ses fruits). Je crois qu’en effet il est plus risqué de rester en France à attendre vainement d’avoir accès, ne serait-ce qu’a un premier entretien de recrutement. Dans les contacts que je peux encore avoir avec la France, et notamment dans le milieu du management de transition, je trouve beaucoup d’agressivité et de suffisance dans le ton: preuve s’il en est que le milieu est sur la défensive. L’Amérique latine aurait également été mon premier choix; j’y ai passé de nombreuses années, mais les amis que j’y ai encore me l’ont déconseillé. J’ai parcouru tout le continent à l’exception de la Bolivie et du Paraguay. Il y a probablement des opportunités au Brésil, mais le Mexique, l’Argentine, le Chili ne sont pas des destinations à privilégier en ce moment. La Colombie est en train de décoller.

    • Hervé

      14 août 2014 à 16 h 12 min

      Un avis très pertinent quand on voit le résultat de Carole Franck.

      • Alain

        17 septembre 2014 à 2 h 21 min

        Un avis en effet très pertinent et une attitude rassurante car quand on connait le résultat que vous évoquez, il est certainement souhaitable que certains exercent leur talent (avec enthousiasme, bien sûr) le plus loin possible.

  5. Walther N.

    11 mai 2014 à 7 h 39 min

    Je tiens féliciter M… pour son courage…Ce pas, très facile quand nous n’avons pas des liens familiaux…mais qui devient très difficile quand il y a une famille…Je ne regrette pas d’avoir la famille mais s’il le faut un jour, je ferais le pas…et ma famille avec moi…Cette experience je l’ai déjà véçu par le passé, il y a 20 ans quand j’ai quitté mon pays d’origine, et j’ai eu par la suite que du bonheur…bonne chance Michel et courage à tous ceux qui prennent cette décision.

    • Christian Copay

      Christian Copay

      12 mai 2014 à 4 h 02 min

      Il n’y a pas vraiment de courage dans cette décision : elle a été mûrement réfléchie. Pendant toute une partie de ma vie professionnelle, j’ai accepté de partir, en tant qu’expatrié, pour l’entreprise qui m’employait; dans ce cas-ci, j’ai décidé de partir, avec le soutien de mon épouse, mais, il est vrai, sans parachute; en l’occurrence, c’est plus facile à 59 ans qu’à 35 ou 40 (plus de jeunes enfants, plus d’emprunts en cours…)- et, coincidence : c’est à ce moment précis qu’il devient très, très difficile de trouver du travail en France, c’est à ce moment qu’il faut faire preuve de flexibilité. J’y vois de l’opportunisme (au sens positif du terme), de l’adaptabilité, j’ai du mal à y voir du courage. Merci pour vos encouragements.

  6. Yvrard

    30 avril 2014 à 15 h 43 min

    Merci pour votre témoignage. Que ce soit senior ou junior les problématiques sont identiques. Notre pays fut dynamique pendant plus de 30 ans. Pour ceux nés après 1965 ce fut plus compliqué avec ascenseur social en panne et explosion du chômage … La génération X dont je suis se sent un peu sacrifiée, la génération Y a intégré, donc elle est plus système D et quand elle a la chance et les moyens, elle va voir ailleurs. Même le diplôme n’est plus un sésame, sauf à être dans le top 5. Les stages non rémunérés furent la règle dans les 90’s (je reprends les propos d’un interlocuteur). La France a perdu surtout en vision, en cohérence et l’exemplarité de ses élites fait défaut – plus de mentoring en prise de poste, des objectifs délirants. Les recrutements 70 % des postes entre du sourcing, du stand by et du foutage de g … Donc oui – nous avons besoin de vivre; de rêver et d’oser ailleurs … Le marché US est très difficile et même avec un magnifique historique vous devez être unique. Pour les prises de RDV là-bas, c’est très difficile et Linkedin ne m’a pas convaincu. Par contre la réactivité dans la zone asiatique est impressionnante – en 15 jours j ai eu plus de feed back qu’en 6 mois aux USA et 1 an en France. Pour l’instant je continue à m’intéresser au marché US et pourquoi pas l’Asie si je dois rebondir … Je suis de cette génération qui est arrivée sur le marché en 99 avec un taux de chômage à 10 %. Aujourd’hui à 40 ans j’imaginais qu’avec mon expérience, j avais le droit de vivre … Mais finalement, j ai connu la problématique d’être junior et même celle d être sénior car déjà trop vieux / trop sectorisé. Nous devons créer notre destin ailleurs … Sinon à défaut de me tourner les pouces j’ai crée ce blog : http://boostyourbrand.us/en/blog.html.

    • Christian Copay

      Christian Copay

      2 mai 2014 à 4 h 24 min

      Les fréquences de réactions en recherche d’emploi, entre France/ USA/ Asie correspondent tout a fait a mon expérience. Quant aux plus jeunes, il faut en effet démarrer très tôt : l’idéal est à la sortie de l’école. Mon fils est né en 1983, il a fait ses études secondaires au Mexique et en Uruguay, puis une école d’ingénieurs (pas top 5) en France. Il a trouve un VIE dans une filiale de Safran aux USA, et il a été engage en CDI dans la foulée. Il y est depuis 4 ans. Il n’a pas connu le chômage. Je pense qu’il ne faut pas écourter une expérience d’expatriation en fin de VIE – surtout dans le contexte actuel.

  7. Mohamed Barahali

    29 avril 2014 à 18 h 29 min

    La création de la valeur dépond de l’expérience et du savoir faire. Ces deux variables constituent un trésor nécessaire pour que l’optimisation suive rigoureusement. Dans ce cas, je vois que le continent asiatique (Singapour) sera le seul bénéficiaire d’une telle compétence. C’est dommage que de tels capitaux de savoir faire disparaissent avec la disparition de leurs propriétaires. Le profit de telles opportunités est à mon avis d’une importance accrue que se soit au niveau de la préparation de la relève qu’au niveau de la création de la valeur. A ce niveau d’expérience, l’homme devient un générateur extraordinaire des idées dont il faut à mon avis profiter au maximum.

    • christian copay

      christian copay

      30 avril 2014 à 3 h 38 min

      Merci pour ces paroles, Mohamed, que je mérite probablement pas: je suis quelqu’un de tout-a-fait ordinaire qui a (mieux vaut tard que jamais) compris que pour s’en sortir, il faut avant tout viser le plaisir et le bonheur personnels. Il se trouve que dans mon cas cela se passe un peu loin, mais je ne suis pas le seul, loin de la.

  8. Mohamed Barahali

    29 avril 2014 à 18 h 27 min

    Posséder une expérience de ce genre, veut dire, la connaissance presque parfaite de toutes les ficelles, toutes les rubriques et tous les détails relatifs à l’exercice du métier. Une telle expérience est un acquis merveilleux et très précieux. Son déploiement d’abord dans l’activité d’une part et dans la préparation de la relève d’autre part est un trésor. La capacité de faire vivre autant qu’on le désire ce genre de trésor est à mon avis digne d’estime et souhaitable à la fois. Son anéantissement et sa cessation constituent dans mon sens une perte majeure pour le monde entier.

  9. A. Waariss Nassirou

    29 avril 2014 à 17 h 06 min

    Je compatis à vos anciens déboires si je peux me permettre, mais j’ai bien lu tous les intervenants précédents tous presque du même âge, sinon loin d’être jeunes !!! Le fait est qu’aujourd’hui être jeune et chercher un emploi est différent de votre jeunesse. Vous, vous avez eu cette chance d’arriver à 59 ans ? C’est sûr, ce n’est pas sans rien que vous y êtes arrivé. Aujourd’hui, un jeune avant de démarrer un boulot peut trimer au moins 5 ans à 10 ans s’il n’a pas de chance.
    Les réalités africaines sont encore toutes autres, mon cas par exemple, bientôt 5 ans sans emploi, j’ai 29 ans, j’ai fait des stages et des stages durant 4 ans. Pour finir on m’emploie pour des tâches non rémunérées, j’ai même été employé en CDD dans une banque et déclaré stagiaire à la sécurité sociale sur 6 mois, ensuite on vous relâche. On vous utilise jusqu’à ce que vous soyez au bord du craquement. Et pourtant, je suis bardé de diplômes, ingénieur diplômé d’une prestigieuse école à Dakar au Sénégal partenaire avec l’Insead et Paris Dauphine en management des projets, BSc en business administration, Bachelor en Audit et contrôle de gestion, certifié PMP management de projet au Ghana, je parle anglais, français et j’apprends l’arabe.
    Si je n’ai pas encore eu d’emploi à ce jour, l’emploi ici, c’est souvent par des combines ou des amitiés en Afrique qu’on vous recrute. Si ce n’est pas ça, ça sera des questions ethniques, ou de nationalités. J’ai parcouru 5 pays en Afrique de l’ouest à la recherche d’un emploi, j’ai été admis à un concours de recrutement classé parmi les 10 premiers sur 5000 candidats, j’ai été éliminé ensuite…(on m’aurait soufflé…à cause de ma double nationalité, on veut des nationaux d’origine, pas des naturalisés, de père et de mère… bref). Ensuite, je suis rentré dans mon propre pays d’origine, même chose dans deux structures, on n’a refusé de me prendre sous prétexte que j’avais un trop bon profil et qu’en 5 ans de service je passerai directeur….pendant que d’autres plus âgés sont diplômés avec un BTS et avec plus d’expériences….( mon directeur m’a confié: « tu sais c’est la « maison » entreprise qui est ainsi, sinon tu es bon, même trop bon, tu maitrises des logiciels qui simplifient le travail ici, si j’étais DG, je te recruterais tout de suite, la petite soeur du conseiller du président de la République entrée après moi pour un stage de 1 mois vient de signer un CDI, juste 2 ans d’expérience et le niveau licence » m’a t-il confié).
    Parfois aussi, ce sont des structures qui s’amusent avec de faux recrutements, tenez une entreprise française m’a contacté depuis la France pour me proposer un emploi au Sénégal, et pas n’importe quelle entreprise, casée par les meilleures en capital investissement…, la DRH m’a donné son accord et tout était déjà bon et clôturé. Il restait juste la date de départ… quand elle ne m’a plus jamais donné signe de vie, un mois après que je leur demande une suite, j’apprends qu’ils ont rejeté mon profil et qu’ils me présentent des excuses….et pourtant, je continue à chercher. Alors messieurs, mesdames bien que vous ayez de l’expérience, sachez qu’il n’est pas non plus facile quand on cherche, lorsqu’on est pour un jeune comme moi en instance de recherche d’emploi. L’entretien qui m’a le plus déçu, c’est lorsque lors d’un recrutement, la responsable me dit: « Vous avez fait trop de stages….pourquoi ne vous recrute-t-on pas ? Désolé nous pouvons juste vous proposer un stage ». Mon combat de tous les jours c’est de doper mon moral. Croyez moi, l’anxiété, le souci, la peur de vivre sa trentaine sans emploi, c’est bien pire que de chômer à la retraite.

    • christian copay

      christian copay

      30 avril 2014 à 3 h 33 min

      Cher Waaris, le texte que j’ai écrit n’avait pas de vocation universelle: il ne s’agit que d’un témoignage, son but était d’encourager mes semblables (les vieux expérimentes, au chômage) d’oser se lancer, s’ils en ressentaient l’envie, et s’ils éprouvaient des hésitations, sur la même voie que moi.Si vous relisez les réactions a mon texte, il y a néanmoins quelques jeunes. Ce qui peut inquiéter dans votre cas, c’est que vous semblez basculer dans l’amertume – et il y aurait de quoi: bien forme, et réduit aux stages. Ce qui est certain, c’est que l’Europe (et surtout la France) ne sont pas le bon endroit pour chercher un emploi. Je connais mal l’Afrique, mais je n’ai pas l’impression que les opportunités y soient nombreuses, même si certaines régions connaissent actuellement un taux de croissance extrêmement fort. Plutôt que de persévérer dans la même démarche, il me semble qu’il faudrait que vous puissiez réfléchir a modifier votre démarche – en faisant quelque chose qui puisse vous enthousiasmer! Peut-être un passage de quelques mois pour une ONG, en Afrique ou ailleurs… Une chose est certaine en tout cas: il faut avoir une démarche positive. Quelqu’un de malheureux ne peut pas communiquer son envie de travailler, puisque par définition son enthousiasme a disparu. Recherchez le bonheur dans votre vie, le travail viendra ensuite. Mais n’attendez pas que le travail vienne a vous, développez un réseau – un réseau humain, pour tisser des liens a long terme, pas pour trouver du travail a court terme. J’aimerais avoir des nouvelles de vous, dans quelque temps.

      • A. Waariss Nassirou

        1 mai 2014 à 22 h 54 min

        C’est entendu, merci en tout cas pour vos conseils, et bonne chance à vous sur Singapour.

  10. NASSIROU A. Waariss

    29 avril 2014 à 16 h 29 min

    LA DIVERSITE
    ce qui pourrait nous aider nous ralentit, ralentit notre système et divise notre société

    Quand on rentre de l’extérieur chez sois avec des compétences supplémentaires, c’est un problème en Afrique. On vous dira, vous risquez de dépasser les anciens…on ne peut pas vous recruter. On se fiche que parliez 03 ou 04 langues. Mieux, le problème avec la diversité!!!! il n’est pas seulement en France,les Africains eux mêmes la pratique de façon voilée, on accepte mieux un africain d’une seule nationalité, qu’un Africain à la double nationalité, on n’a moins de chances d’avoir un boulot dans un pays si on n’est naturalisé!!! ce sont des réalités et des injustices que nous vivons au Quotidien, cela peut s’étendre jusqu’à l’appartenance à un parti politique ou à l’origine de votre nom patrimoniale. vous avez un bon parcours, c’est un problème pour beaucoup d’entreprises aussi qui ont peur de vous rémunérer à hauteur de votre parcours. Et c’est un mauvais calcul et mauvais raisonnement qui est fait, la diversité est un facteur de décloisonnement des entreprises et donc du développement nationale. aucun État ne s’est développé avec une vision locale!!! je m’étonne encore!!! la diversité est pourtant un facteur de création d’entreprises. le foisonnement des idées donne naissance parfois à des innovations démesurées.

  11. Michel Rossel

    29 avril 2014 à 10 h 03 min

    Directeur général de transition (France-Afrique), je crois qu’il est grand temps de comprendre que le monde a changé !! La mondialisation !!!!! Ce terme n’est pas anodin du tout, et il va bien falloir (et nos « jeunes  » l’ont très bien intégré ) admettre que ce n’est pas parce que nous sommes Français que nous déroulerons une carrière en France …. A moins de rentrer dans la fonction publique, mais c’est un autre débat. Il faut arrêter de mettre en exergue en permanence notre coq gaulois et rendre tout le monde responsable de ce que nous même ne sommes pas capable (par crainte certainement) d’essayer de réaliser.
    « Alea jacta est »…. rien ne sera plus comme avant et ceux qui n’ont pas eu cet esprit d’anticipation resteront malheureusement sur le bas-côté, ne rêvons surtout pas en nous cachant derrière nos convictions. Les carrières ne seront plus jamais comme par le passé. Veni vidi vici…. j’y suis allé, j’ai vu, j’ai ma foi pas trop mal réussi, et croyez moi je ne suis pas un génie loin de là. BRAVO, un grand BRAVO à ce Monsieur avec un grand M. Il est vrai que combien ont essayé et combien ont réussi….mais qui ne tente rien n’a rien, et adage bien connu de tout dirigeant, il vaut mieux une mauvaise décision que pas de décision du tout…

  12. PhF

    27 avril 2014 à 17 h 20 min

    En France, cela ne fait pas bien de présenter des candidats seniors alors on les oublie.. Heureusement en Asie, l’expertise et la réalisation sont bien reconnus mais un départ ne s’improvise pas. Tout est différent et il faut être bien préparé. Si on n’y est jamais allé, c’est très difficile, il ne faut pas rêver. Je connais beaucoup de seniors au chômage, beaucoup avec un vrai savoir-faire. C’est un grand gaspillage de compétence que connait notre pays.

    • Christian Copay

      Christian Copay

      29 avril 2014 à 6 h 10 min

      Très certainement, ce type de départ, sans point de chute, se prépare et se vit au quotidien comme un emploi à temps plein. Je suis parti sans expérience d’Asie en résident. Je n’ai pas vécu cette expérience comme difficile, peut-être parce que j’ai accumulé quinze ans d’expériences d’expatriation ailleurs qu’en Asie.

  13. Jasmine51

    27 avril 2014 à 9 h 45 min

    Votre courage de rebondir a boosté mon envie de partir aussi surtout en Asie. Je suis dans la cinquantaine et je suis encore plutôt jeune dans ma tête. Merci de me contaminer avec votre courage et si vous entendez parler d’une opportunité, merci de me faire signe…… Bravo pour votre courage et je vous souhaite une chance d’enfer.

    • Christian Copay

      Christian Copay

      29 avril 2014 à 7 h 22 min

      Contaminer, c’était ce que j’espérais faire en écrivant cet article : dire à ceux qui ont envie mais qui hésitent : allez-y ! Sautez le pas! Ce n’est pas impossible. J’ai même rencontré une jeune comptable qui était venue à Singapour en sachant à peine parler anglais! Elle y est depuis trois ans, et y a installé sa vie. Merci pour vos encouragements.

      • Jean Pierre Ho

        15 juin 2014 à 15 h 56 min

        Cette jeune comptable, maîtrisait-elle la comptabilité anglo-saxonne pratiquée à Singapour ? Ou utilise-t-elle le plan comptable français ?
        Son expérience me tente beaucoup. Seulement, je suis sédentaire à 55 ans. C’est pourquoi je suis admiratif devant le parcours de gens comme vous qui n’hésitez à faire le grand pas. Actuellement, mon fils aîné effectue 1 stage de 3 mois à Hong Kong avant de poursuivre ses études à l’ESC Dijon. Et, il envisage de s’installer à l’étranger (Amérique du Sud, Asie). Je ne sais quoi lui dire quand il me demande mon avis sur ses projets de prochains stages au Mexique, compte tenu de l’insécurité dans certains pays. Votre parcours est encourageant et je vous souhaite « Bonne continuation !! « 

  14. Loriot

    25 avril 2014 à 14 h 44 min

    Bonjour, Je lis avec intérêt les propos de Pierre-Eric et même si ,dans le fond, je ne peux qu’adhérer à ses réflexions, il n’en demeure pas moins que de façon pragmatique il n’y a pas, pour certains, d’autres choix que de s’exiler. Car, malheureusement, dans notre pays les choses ne se passent comme nous le souhaiterions tous. Il n’y a qu’à constater la manière dont le recrutement est fait en France par rapport aux cabinets étrangers où l’accent est mis avant tout sur vos résultats et non pas sur la notoriété des groupes dans lesquels vous êtes passés. Idem pour la création et la reprise d’entreprises où, prétendre lever des fonds auprès d’institutions financières, relève d’un parcours quasi inaccessible. Quelles autres solutions, après plusieurs déconvenues, que d’aller voir si l’herbe n’est pas plus verte dans le jardin d’à côté ?

  15. Pierre-Eric Cognard

    25 avril 2014 à 14 h 32 min

    Je trouve la démarche honorable, mais je trouve que devoir en arriver à cet extrême est difficile à entendre. Car malgré la qualification, l’expérience et l’énergie de cette personne, elle a dû aller à l’autre bout du monde pour trouver du travail. N’est-ce pas très inquiétant pour nous entrepreneur, cadre dirigeant de voir partir ces talents qu’il est si difficile de former ? N’est-il pas temps pour nous entrepreneur de focaliser notre énergie pour permettre aux forces vives françaises de pouvoir créer de la valeur sur notre territoire, plutôt que de le faire pour les autres ? Comme je l’ai lu dans les commentaires, une réussite pour combien d’échecs ?
    Il faut que la France garde ces cerveaux, que cette nation devienne leader de l’innovation, de la création de valeur. Il faut maintenant se retrousser les manches et montrer au reste du monde que nous sommes toujours parmi les leaders mondiaux. Le défaitisme à la française est néfaste à notre pays, il faut sortir de notre zone de confort pour être plus inventif. Je ne dis pas que c’est simple, qu’il ne faut pas partir, mais simplement que l’on ne peut plus vivre avec l’idée que c’est la crise il faut vivre avec l’idée que nous devons concentrer toute notre énergie pour créer de la valeur en Europe, faire notre devoir social en tant que dirigeant une priorité pour employer et former des jeunes pour demain, d’intégrer des personnes expérimentés pour accompagner les jeunes dans leur évolution. Faisons de nos entreprises des leaders.

    • Christian Copay

      Christian Copay

      26 avril 2014 à 15 h 21 min

      Je suis heureux que ce texte aie pu générer un tel débat, même si débat n’est pas action. Comme je l’ai exprimé en réponse à un autre commentaire, j’aimerais faire partie des zèbres d’Alexandre Jardin, pour qui l’action tend à remplacer le débat. Pour de nombreuses raisons, ce terrain de jeu n’est pas le mien, ou plutôt j’ai placé mon action sur un autre terrain. Aussi, comme le disait un autre commentaire, il ne faut pas croire que ma démarche ne concerne que ceux qui ont largement dépassé la moitié de leur carrière: L’INSEAD et l’ESSEC sont installés à Singapour, que croyez-vous que fassent leurs étudiants ? Avant de connaitre toute difficulté de recrutement en France, ils s’installent à Singapour, y épousent un/une partenaire local, et y font carrière! Il y a plus de jeunes arrivants que de cadres seniors qui débarquent chaque jour en Asie. Je suis définitivement inquiet : le mouvement répond non plus à une crise économique, mais à la réaction à un mode de penser qui est résigné à l’échec ou, du moins, ou toute initiative est décimée par le « principe de précaution ».

  16. Sene

    23 avril 2014 à 20 h 52 min

    Cher Monsieur, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre billet. J’ai 38 ans, une expérience professionnelle riche, des amis très atypiques. Au risque d’enfoncer le clou plus profondément, je vous assure que l’âge peut être un critère défavorable mais que la situation que vous avez connue, beaucoup de trentenaires la connaissent aussi. Parce que le parcours pro est aussi corrélé en France au sacro-saint diplôme. Donc parcours professionnel atypique + pas le bon diplôme (je suis pourtant Bac +5) = échec… J’ai pu stabiliser ma situation par mon réseau. Mais j’ai été confronté à des situations franchement frustrantes. Bonne route à vous et bravo pour ce renouveau ! AS

  17. Quentin

    23 avril 2014 à 15 h 55 min

    Bravo, mais… être obligé de partir est un non sens lorsqu’on habite un pays comme le nôtre! Que peuvent faire ceux qui ne veulent pas s’expatrier ??? …il n’y a pas que le travail dans la vie, et prendre une décision aussi courageuse certes qu’est la vôtre implique aussi de se priver du privé. Le travail donne-t-il un sens à la vie?

  18. Jacques

    21 avril 2014 à 20 h 17 min

    J’apprécie votre article, il décrit une réalité que nos gouvernants ne veulent pas voir. En France les cabinets de recrutement et les entreprises ne recherchent que des clones avec un parcours sans échec. On ne valorise pas le goût du challenge, la capacité d’adaptation, les expériences. Les cabinets ne veulent prendre aucun risque. Après 55 ans on est trop vieux selon leurs critères. Toutes mes félicitations pour votre dynamisme et aussi pour avoir le courage de partager votre expérience. Je suis trilingue, j’ai été au chômage à 56 ans, j’ai retrouvé un emploi par mon réseau. Je crois en la solidarité, si toutes les personnes qui sont dans votre cas pouvaient se parler, s’entraider, on accumulerait tellement d’expériences et de compétences que tout serait possible. Créer notre activité, racheter une entreprise…etc. Les seniors ont du talent, à nous de l’exprimer et de le faire savoir en faisant jouer nos complémentarités.

    • christian copay

      christian copay

      22 avril 2014 à 4 h 23 min

      Une carrière sans échec – et je partage votre opinion, Jacques – c’est un peu le syndrome du fonctionnaire: l’excès de prudence a tué toute action. Prendre des décisions, c’est prendre des risques, et donc se tromper de temps; c’est sur les erreurs que l’on avance mieux. Quant à l’âge, un chasseur de tête US, que j’avais rencontré a Singapour, m’avait dit: « ne parlez pas de votre âge; ici, ce n’est pas un problème, c’est même un avantage – sauf, peut-être, si vous en parlez : dans ce cas, votre interlocuteur pourrait se poser des questions ». En Europe, et même aux USA, l’âge rédhibitoire est de moins en moins de 55 ans, il est de plus en plus de 45 ans. Raison de plus pour ne pas en parler, montrer sa volonté d’action et son adaptabilité.

      • Philippe Cholet

        2 mai 2014 à 10 h 03 min

        Christian, je partage tout à fait votre point de vue et vous suis de près dans vos expériences, bonnes et mauvaises… J’ai bientôt 57 ans, diplômé de 2 grandes écoles, + 30 ans d’expérience en France et surtout à l »étranger (Etats-Unis, Europe, Asie), ex. créateur et manager de ma propre entreprise en Espagne dans le secteur de la déco, meubles, linge de maison. Je réalisais mon sourcing en Indonésie 1 mois/an auprès de 45 fournisseurs (j’avais même commencé à apprendre l’indonésien, je travaille bien sûr indifféremment en anglais et en espagnol….). Seulement avec la crise financière qui a impacté l’Espagne et particulièrement le secteur du commerce, nous avons perdu +85% de nos clients, donc les deux droit au bail de nos magasins et avons été obligés de rentrer en France fin 2010.
        Suite à un salon professionnel de l’hôtellerie-restauration-vins à Singapour en avril 2012, je ne pense plus qu’à une chose: repartir en Asie du sud-est pour monter, développer un projet d’entreprise, une activité quelle qu’elle soit, seulement voilà encore faut-il en avoir les moyens, Singapour est une des villes les plus chères au monde (immobilier). C’est la raison pour laquelle, j’ai contacté (tout comme vous) mes contacts à Singapour sur LinkedIn pour détecter une opportunité. J’ai même aidé un jeune Lyonnais à monter sa plateforme e-commerce dans le secteur des arts de la table, qui marche bien sur Singapour. C’est vrai qu’il s’agit là d’une décision difficile à prendre même si elle me paraît inéluctable tant le contexte politique et économique et donc social s’est dégradé en France depuis 15 ans. Je vais faire comme vous et on pourra se donner rendez-vous à Singapour (que je connais déjà un petit peu) si vous voulez bien pour échanger et compléter nos expériences…
        Pour rebondir sur vos propos sensés en matière d’échecs dans une carrière, j’aime bien la phrase de Fadi Gandour, patron d’une entreprise de logistique aux Emirats : « «Through trial you learn, and through many trials and small failures, you learn everything” – Voilà une phrase que devrait méditer bien des cabinets de recrutement en France qui effectivement ne cherchent que des clones (comme le dit justement Jacques)et des parcours sans fautes avec des candidats dont les succès leur montent parfois à la tête. Aujourd’hui, j’enseigne (par obligation et pour survivre financièrement) le marketing, le commerce international et le management des ressources humaines dans plusieurs écoles de commerce et quand je vois le niveau de certains étudiants en Master I et II, j’ai des raisons de penser que la situation ne va pas s’améliorer en France dans les dix prochaines années, croyez-moi.
        Les politiques via les médias nous parlent tous les jours de la situation des seniors (+50 ans) avec un chômage d’une durée moyenne de +3 ans et d’une progression de 12% en 2013 pour ceux-ci, mais quelles sont les actions concrètes prises pour valoriser cette catégorie de la population active pourtant bien plus opérationnelle et riche d’expériences que la moyenne ? Aucune, si ce n’est le contrat de génération qui n’est qu’une « fumisterie » puisque concernant l’embauche de jeunes de -26 ans pour le maintien dans l’emploi d’un senior de…57 ans et plus, moyennant une prime de seulement 4000 €/ an pendant 3 ans pour une entreprise ! Vous en connaissez beaucoup de seniors de +57 ans dans les entreprises aujourd’hui ? La plupart ont été poussés vers la sortie avant cet âge et mis en pré-retraite par les entreprises françaises! Dès lors, nous n’avons plus le choix et devons (pour ceux qui le peuvent mais qui doivent travailler encore près de 15 ans comme moi) nous exiler pour retrouver non seulement une opportunité professionnelle, mais surtout de la considération et la valorisation de nos expériences qui semblent en effet être un atout pour les asiatiques contrairement aux entreprises françaises. Croyez-moi, ce n’est pas de gaieté de coeur que je prends cette décision de repartir à nouveau, mais bien par ultime obligation, pour rebondir avec de nouveaux challenges à transformer et de nouvelles aventures ; que j’écrirai peut-être un jour, loin de la France, ce pays qui laisse tomber ses seniors détenteurs des savoir-faire. Bien à vous, en attendant le plaisir de vous rencontrer, à Singapour.

  19. Olivier Riviere

    21 avril 2014 à 17 h 05 min

    Article très intéressant et, pour une fois, un témoignage sans fard bien loin des histoires calibrées que nous servent les journalistes et les usines du Management de Transition. Difficile de quitter la France? Certainement pas. Lorsqu’on a beaucoup travaillé à l’international, c’est travailler avec la plupart des français qui est difficile. Il y a d’une part le « syndrome de l’expat », du vrai, pas du cadre de grand groupe sur-protégé, qui a du mal à travailler avec de purs « nationaux » (syndrome qui touche tous les vrais expats quel que soit leur pays d’origine). Et puis et surtout, il y a la comparaison directe entre vie professionnelle en France et ailleurs; elle se révèle souvent très cruelle pour les façon de penser et d’agir hexagonales. On travaille mieux (collectivement) dans la plupart des autres pays tout en y vivant au moins aussi bien à condition de s’adapter.

  20. Mdessin

    21 avril 2014 à 12 h 06 min

    Bravo, c’est une belle leçon, et je ne peux que vous féliciter pour cette réussite. Mais combien d’échecs pour une belle réussite ? Et pour le coup, un échec risque d’être très très difficile à gérer.

  21. Mohamed Barahali

    20 avril 2014 à 23 h 26 min

    Le travail est une activité humaine organisée et très utile. Son exercice dans le voisinage serait préférable, dans le cas contraire, sa recherche n’importe où dans le monde n’est ni tabou ni prohibée. Cette activité humaine sacrée doit être respectée et faite dans les conditions d’optimisation maximales.

  22. BARAHALI

    20 avril 2014 à 23 h 26 min

    Le travail est une activité humaine organisée et très utile. Son exercice dans le voisinage serait préférable, dans le cas contraire, sa recherche n’importe ou dans le monde n’est ni tabou ni prohibé, Cette activité humaine sacrée doit être respectée et faite dans les conditions d’optimisation maximales

  23. NOGA

    20 avril 2014 à 23 h 20 min

    bonsoir Monsieur COPAY, J’ai lu attentivement votre témoignage. votre feuille de route et de déduction est tout à fait remarquable. Vous avez su affronter tous les à priori pour vous imposer. Permettez-moi de vous féliciter.

  24. Mouhsin Benjelloun

    20 avril 2014 à 12 h 40 min

    Bonjour Christian, La vraie gagnante est SINGAPOUR , mais à mon avis , pour un fonceur comme vous , aucune destination ne doit-être écartée , vous penchez moins pour les EAU. Chaque région dans le monde a ses propres spécificités ,civilisation , culture …cette spécificité alimente bien la richesse humaine dans les différents régions du monde. Quant à la démocratie , que veut-elle bien dire ? même en Occident ,elle s’effrite … Bonne continuation

    • christian copay

      christian copay

      21 avril 2014 à 2 h 40 min

      Bonjour Mouhsin, Merci pour votre support et vos compliments. C’est vrai, chaque région a ses richesses humaines et culturelles, mais vous admettrez que je ne peux toutes les apprécier: par exemple, je n’ai pas envie de m’installer dans des régions froides. La démocratie en danger: oui, mais pour des raisons variables: en Europe, la démocratie est en danger par abus de démocratie – tout groupe de pression, même très minoritaire, a le pouvoir d’empêcher toute innovation sociale; c’est le cas en France, vraiment. Par démocratie, en France, on entend qu’il faut soigner et accueillir le monde entier: c’est de l’abus de démocratie. A Singapour, la scolarité, les soins, sont gratuits … pour ceux qui y paient des impôts; en France, cela ferait hurler a la discrimination. Mais la démocratie, avant tout, c’est la liberté de s’exprimer, pour autant qu’elle respecte la liberté des autres.

  25. Jean Marie Acoro

    19 avril 2014 à 10 h 27 min

    Bonjour M. Copay votre article est fort intéressant et je vous félicite pour votre audace, étant dans une longue période de non emploi permanent et un expatrié de longue date, je suis à la recherche d’un poste en Asie. Je vais être direct. Je suis allé par deux fois en Asie (Kuala et Singapour), et cela m’a beaucoup plu. Mes moyens ne me permettent pas de faire ce que vous avez fait. Comment intéresser ces pays ? Pourrions nous en discuter en direct s.v.p ? Mon email jeanmarieacoro@gmail.com. Merci de vos réponses ou de votre contact. Cordialement.

  26. Laurence Ciora

    18 avril 2014 à 17 h 18 min

    Merci de votre retour d’expérience qui démontre que quand on veut, on peut, qu’à tout âge on peut soulever des montagnes et que de nouvelles expériences passionnantes nous attendent malgré certaines difficultés à surmonter. Certes vous avez vécu l’adversité du chômage de longue durée (je suis moi-même actuellement sans activité salariée) mais c’est peut-être aussi grâce à cette situation que vous avez eu envie, que vous avez trouvé l’énergie de démarrer une autre aventure professionnelle et personnelle ailleurs.
    De mon côté, après 8 mois de recherche intense sans succès, j’ai décidé de créer mon activité de consultante. Certes je ne retrouverai probablement pas les mêmes niveaux de revenus, mais si la séniorité est un frein dans certains métiers, à nous de nous adapter aux nouveaux schémas de besoins des entreprises, que ce soit ici en France ou ailleurs à l’International. Je vous souhaite pleine réussite dans votre nouvelle vie à Singapour !

  27. Philippe

    18 avril 2014 à 16 h 31 min

    Vive la France des assistés et des chômeurs…. Sans oublier nos chers fonctionnaires et nos énarques n’ayant jamais dirigé une entreprise mais gérant l’argent public… Pourquoi réussissons nous à l’étranger alors qu’en France on est bloqué, mais personne en « haut lieu » ne se pose la question. Finalement il ne restera qu’en France que les allocataires mais nous n’aurons plus d’argent pour les payer alors finalement les Francais comprendront peut être qu’il est temps de mettre au pouvoir des capables et non des incapables… Mais d’ici là le déficit se sera creusé encore plus et on aura embauché, a droite comme a gauche les amis des amis pour piller les quelques richesses qu’il reste… Pauvre France et félicitations pour votre parcours.

  28. Pierre Henry Trouslard

    17 avril 2014 à 14 h 27 min

    Bravo,je file la même aventure au Danemark… Quel immobilisme dans les chambres de commerce ou les organismes des ambassades. Vous avez raison de cultiver les rhyzomes des leaders. A bientôt !

  29. Serge Chvetzoff

    15 avril 2014 à 10 h 32 min

    Je suis effaré de constater à quel niveau d’absurdité nous sommes confrontés aujourd’hui en France en laissant partir nos ressources telle que vous, Christian, au profit de bons à rien dont on cultive le misérabilisme à grand renfort de médias !!! J’ai passé 20 ans de ma vie à créer et diriger des boites et à chercher les bons partenaires pour créer de la valeur pour notre cher pays (pour moi-même aussi…), ce dernier nous en étant reconnaissant qu’au travers des ponctions sociales et fiscales pour lesquelles il excelle en matière de recouvrement. Je suis en colère, très en colère, de voir cette France d’aujourd’hui incapable de valoriser ses concitoyens, immuable dans sa bien-pensance. J’ai 49 ans aujourd’hui et ai quitté ma société. Je m’interroge aussi sur mon envie de contribuer au développement économique de rien du tout en y laissant des bribes de santé et de vie personnelle. Mais tout comme vous, je n’ai plus 35 ans et tous les pays ne sont pas ouverts à autre chose que des étudiants. Je vous souhaite un vrai rebond dans votre nouveau pays d’adoption et suis persuadé que d’autres suivront votre exemple… Plus le choix….

  30. Marc Thévenard

    14 avril 2014 à 18 h 40 min

    Ayant 57 ans et vécu une longue période de chômage avant de devenir consultant indépendant à 50 ans, je comprends le désarroi des seniors sans emploi (le diplôme importe peu). Personnellement, j’ai fait le choix de revenir en France il y a 2 ans, d’y créer une société (un organisme de formation) et de transmettre mes connaissances et compétences en gestion de projet. Ce n’est pas gagné, les résultats financiers ne sont pas encore là. Mais cela me parait plus positif que la solution présentée dans l’article.

    • Christian Copay

      Christian Copay

      18 avril 2014 à 15 h 49 min

      Je vous sens très agacé par ce témoignage. Je vous prie donc de m’excuser d’avoir mentionné le diplôme récolté il y a quelques années déjà. J’ai du mal m’exprimer: de désarroi, il n’y en a pas dans ma décision. Il y a, au contraire, une prise de décision rationnelle, murie, réfléchie: les décisions qui engagent ma vie, je ne les prends pas à la légère. Dans la mesure où je suis plutôt d’un naturel contemplatif, ainsi que mon CV le montre, je parlerais plutôt de courage dans cette décision. Cette décision-ci, a été la conséquence du jugement que je porte quant à la société française, et qui va bien au-delà de la crise actuelle: l’imagination, la spontanéité et la créativité qui ont nourri ce pays, ont été étouffés. Peu importe de quelle façon et par qui. Pour moi, la crise est trop profonde, elle n’est plus économique, elle est devenue culturelle.
      J’aimerais faire partie des zèbres d’Alexandre Jardin. Je n’y arrive pas. Peut-être en êtes-vous? Dans ce cas, je vous respecte d’autant plus. Désarroi, vraiment pas. Au contraire. Un besoin d’exprimer ma créativité et ma liberté, que le « principe de précaution » m’empêche d’exercer. Là ou je suis parti, ce besoin est bienvenu. Mon expérience y est appréciée. L’un des derniers principes qu’autorise la société française (et dont abusent les escrocs en tout genre) est la liberté d’expression. Laissez-moi donc en user, à bon escient me semble-t-il. J’espère que les zèbres réussiront dans leur aventure. Elle est ardue. Sûrement plus que la mienne. Mais je refuse également de faire partie de ceux qui attendent et acceptent l’abattoir. Une dernière excuse: j’utilise un clavier QWERTY, raison pour laquelle de nombreux accents sont absents.

      • Christian Lacoste

        18 avril 2014 à 18 h 00 min

        Bravo pour votre départ, vous ne serez pas déçu à Singapour. Ingénieur de formation, j’ai fait pour ma part le chemin inverse: je suis rentré mi-2011 de Singapour pour des raisons familiales… et me retrouve à 59 ans au chômage depuis le début de l’année, en train de créer une activité de consulting comme beaucoup d’entre nous. Mon expatriation à Singapour ne m’a laissé que des bons souvenirs (avec beaucoup de travail mais comme vous l’avez décrit dans une ambiance tellement positive qu’on oublie tout le reste). Les Singapouriens sont des gens adorables, et des champions de l’organisation qui ont aussi l’intelligence et la modestie de parcourir le monde pour en copier les meilleures pratiques industrielles. A quelques années lumières de nos préoccupations nationales. Tous mes vœux de succès !

  31. Pierre Thumerel

    14 avril 2014 à 14 h 21 min

    C’est TOP; en fait je veux faire la même chose car j’ai 57 ans et je fais face au même problème. J’ai monté une petite boite mais en France c’est dur d’y arriver, donc j’ai envie de repartir à l’étranger. J’ai vécu 6 ans à Singapour et cherche à y repartir ou dans un autre pays d’Asie. Si vous entendez parler d’une opportunité, ça m’intéresse.

    • Demtess

      18 avril 2014 à 12 h 04 min

      Etes vous aussi intéressé par les Emirats Arabes ? Merci de votre réponse. Cordialement

      • Christian Copay

        Christian Copay

        18 avril 2014 à 15 h 28 min

        Pour ce qui me concerne, non, je ne suis pas intéresse par les EUA. La démocratie y est douteuse à mon goût. Et aussi, j’aime les vieilles pierres, les vieilles civilisations. L’Asie et l’Amérique latine font mon bonheur, et l’Europe, mais en touriste. Je n’ai pas d’explication valable: cette région ne me correspond pas, voilà.

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