Le manager pilote l’entreprise dans un monde de plus en plus complexe. La succession des crises appelle un nouveau type de management. Manager, ça veut dire quoi exactement ?

Qu’est ce qu’un manager ?

Un manager est un cadre qui conduit une équipe, il définit les méthodes et les priorités qui permettront d’atteindre les objectifs de l’entreprise. C’est le maître de manœuvre. Certaines hiérarchies s’expriment au niveau stratégique et d’autres au niveau plus tactique, opérationnel. Un troisième niveau assure la coordination entre les deux autres. Pour une stratégie efficace et efficiente, il faut être visionnaire, percevoir l’orientation précise vers laquelle on souhaite diriger son activité.

Il ne suffit pas de réaliser des bénéfices sur le dos des concurrents, de séduire ses clients pour tenter de les conserver dans la durée, il faut survivre aux évolutions et aux situations économiques qui peuvent mettre en péril l’entreprise. L’équilibre est fragile dans un système de plus en plus complexe.
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Comment bien manager ?

Un bon manager est avant toutes choses le garant d’un résultat à travers l’exécution d’une vision et d’un plan. Il se doit de développer les qualités nécessaires à la bonne gestion d’une équipe travaillant à la réalisation d’objectifs précis. Il n’existe pas une seule façon de manager l’homme, les méthodes diffèrent en fonction de la taille de l’entreprise, du secteur d’activité, du niveau de qualification des employés, de leurs personnalités ainsi que des objectifs à réaliser. Nous pouvons toutefois déterminer des qualités clés indispensables à tout bon manager: l’empathie, la rigueur et la communication.
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Mondialisation et crise financière paralysent les Etats

Peinant à s’en sortir, investisseurs et dirigeants des grands groupes tentent toutes sortes de stratégies pour renouer avec la croissance jugée salutaire pour tous. Cette situation chaotique, avec des prévisions qui ne suivent pas l’hypothèse de croissance prévue, contraint le dirigeant à une réactivité plus brutale et rapide au prix de toute prospective économique.

Le train déraille depuis longtemps, mais on s’évertue à le remettre sur des voies inefficaces. Le manager soumis à cette pression constante se retrouve pris dans l’engrenage, la tête dans le guidon, paralysé par l’angoisse et le stress de pouvoir ou savoir anticiper ses résultats et le lent déclin de la courbe de Gauss qui régit toute vie.

Le marché du bien-être a le vent en poupe 

Ces conditions lui font perdre l’initiative dans une logique purement économique, où l’homme broyé par le système et la surenchère générée par les plus puissants, est remplaçable. Le manager lui-même ne contrôle plus rien, l’emballement du système lui échappe par son interdépendance indirecte avec l’oligarchie financière, dont les intérêts ne sont pas ceux de tous leurs actionnaires puisque la loi du nombre les dépasse et les contraint à privilégier la loi de Pareto pour satisfaire leurs exigences. Ils sont intéressés par tous les clients dès lors qu’ils peuvent payer, mais les plus gros seront les plus choyés.

En conclusion, le manager manipulé par le système l’alimente en toute inconscience et nous entraîne avec lui dans la dérive d’une logique économique inhumaine. Alors que l’homme doit bâtir une économie pour satisfaire son bien-être et son équilibre, il en devient l’esclave et s’enfonce dans le précaire, incapable de remettre en cause un système lancé par ses ancêtres pour l’orienter de nouveau davantage vers l’humain.
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