Lancement de produit : les investissements marketing souvent sous-estimés par les dirigeants

Lors d’un lancement de produit, les budgets se concentrent volontiers sur l’acquisition : publicité, influence, relations médias, animations commerciales. Ces postes sont visibles et faciles à suivre. En parallèle, des dépenses plus discrètes restent régulièrement sous-financées : identité visuelle, packaging et conditionnement. Or ce trio pèse directement sur la décision d’achat, en rayon comme en e-commerce, puis sur la fidélisation. Un produit peut être pertinent ; si sa présentation manque de clarté, le client hésite, compare, puis choisit une alternative plus lisible.

Dans ce cadre, un levier concret et accessible apparaît vite : l’étiquette. Certaines marques choisissent, dès la première série, d’acheter des étiquettes personnalisées pour sécuriser la lisibilité, l’alignement des codes graphiques et la cohérence entre promesse produit et présentation, en rayon comme sur une fiche e-commerce. L’entreprise Label Print intervient précisément sur ce segment

Pourquoi l’identité visuelle et le conditionnement pèsent sur l’achat

L’acheteur ne lit pas un produit, il le décode en quelques secondes. Trois signaux dominent : la catégorie (à quoi sert-il), le niveau de gamme (entrée, standard, premium) et la fiabilité (sérieux, conformité, qualité perçue). L’identité visuelle (codes couleurs, typographies, hiérarchie des messages) structure cette lecture. Le conditionnement (forme, matière, étiquette, finitions) l’ancre dans le réel : prise en main, lisibilité, cohérence entre promesse et sensation.

Un packaging confus ou incohérent génère un coût invisible : davantage de questions, une conversion plus faible, un effort commercial plus lourd pour compenser. À l’inverse, une présentation nette raccourcit la comparaison et réduit l’hésitation. En e-commerce, l’enjeu est similaire : un univers graphique maîtrisé et des informations bien hiérarchisées abaissent la friction, ce qui se traduit par un meilleur taux d’ajout au panier et moins d’abandons au moment du choix.

Ce qui influence le plus la décision d’achat au premier regard :

le bénéfice principal clairement formulé ;

la variante et le format identifiables sans effort ;

des preuves visibles (labels, origine, composition, usages) selon la catégorie ;

une cohérence entre prix affiché et niveau perçu (matières, finitions, impression).

Les postes de dépenses négligés au moment du lancement

Certains arbitrages reviennent fréquemment, avec des effets immédiats sur la performance commerciale.

Charte graphique opérationnelle

Au-delà du logo, une charte utile prévoit des déclinaisons par formats et variantes, des règles de lisibilité, des gabarits pour fiches produit et supports. Sans cadre, le rendu varie selon les exécutants et la marque perd en cohérence. Cette incohérence se retrouve vite entre le packaging, le site, les visuels publicitaires et les supports commerciaux.

Hiérarchie de l’information sur le pack

Bénéfice principal, variante, quantité, consignes, éléments de réassurance. Trop d’informations nuit ; pas assez d’informations inquiète. La priorité consiste à rendre le bénéfice lisible en première lecture, puis à organiser le reste par niveaux (essentiel, utile, détaillé).

Qualité d’impression et finitions

Stabilité des couleurs, netteté des textes, choix mat ou brillant, vernis sélectif, adhésifs adaptés (humidité, froid, frottement). Ces détails traduisent un positionnement. Une impression approximative “déclasse” un produit, même si la formule est bonne.

Photographie produit pour l’e-commerce

Packshots homogènes, vues de détails, photos en situation, couleurs fidèles. En ligne, la photo remplace la prise en main ; un contenu visuel faible réduit la confiance. Le rendu matière (brillance, texture, relief) compte autant que le cadrage.

Pré-séries et tests
Tests de rendu, vérification des codes-barres, lisibilité, conformité des mentions selon le secteur. Une erreur sur une première série peut coûter plus cher qu’une validation en amont, sans parler du bruit négatif si le produit circule déjà.

L’étiquette personnalisée comme levier visuel accessible

Dans cette logique, l’étiquette constitue un poste souvent perçu comme secondaire, alors qu’elle concentre une grande part de la lecture produit : nom, bénéfice, variante, preuves, consignes. Pour une mise sur le marché, certaines marques choisissent d’améliorer rapidement la cohérence visuelle et la lisibilité en travaillant des étiquettes adaptées au support (verre, carton, plastique) et aux contraintes d’usage (froid, humidité, frottement).

Sur le plan marketing, l’étiquette joue un double rôle :

Différencier (codes couleur, typographies, éléments de style) ;

Rassurer (information claire, éléments de conformité, repères de gamme).

En quoi ces choix influencent la fidélisation

La fidélisation n’est pas seulement liée à la qualité intrinsèque. Elle dépend aussi de la capacité du client à reconnaître et retrouver le produit. Une identité stable (codes couleur, typographies, emplacement des informations) facilite le repérage lors du réachat. À l’inverse, un univers visuel changeant ou générique favorise la substitution par un concurrent.

Côté expérience, le conditionnement joue un rôle silencieux : propreté d’impression, facilité d’ouverture, résistance, cohérence entre promesse et sensation. Un client satisfait sur le produit mais déçu par la présentation retient un signal contradictoire. Dans les catégories où la concurrence est forte, ces signaux comptent, car ils s’additionnent aux avis en ligne et au bouche-à-oreille.

Andre Litali, rédacteur de contenus éditoriaux et commerciaux chez Cadre Dirigeant Magazine, Paris: