Vingt ans déjà que Grégory Pairin a plongé dans le grand bain du e-commerce. Une aventure commencée bien avant que “digital” ne devienne un mot à la mode, et qui l’a mené à bâtir des projets solides, parfois discrets, toujours tournés vers l’efficacité et la valeur pour le client.
Nous avons voulu en savoir plus derrière l’homme qui a cofondé la bijouterie en ligne Ocarat et qui s’impose sur les réseaux (X et Linkedin) comme l’influenceur e-commerce à suivre.
Grégory, le monde du e-commerce vous connaît mais pas encore tous nos lecteurs. Une présentation s’impose.
Bonjour à tous les lecteurs. Je m’appelle Grégory, 44 ans, 2 enfants voila pour la partie perso. Pour le pro, je suis entrepreneur depuis plus de vingt ans avec une forte appétence pour l’e-commerce ou plus généralement le business en ligne.
J’ai commencé à une époque où vendre en ligne était encore un pari, presque une curiosité. J’ai construit différents projets, certains ont marché, d’autres moins, mais tous m’ont appris quelque chose. Mon moteur a toujours été le même : comprendre avant les autres ce que les clients attendent, et leur apporter une solution concrète. Aujourd’hui, je pilote plusieurs activités, de la bijouterie-horlogerie en ligne à des projets éditoriaux et logiciels. Mais au fond, je reste quelqu’un de très pragmatique : j’aime transformer une idée en un système qui fonctionne.
Pourquoi se lancer dans l’entrepreneuriat ?
Ce n’est pas une question ou j’ai l’habitude de répondre. Je dirais, parce que je n’aime pas les chemins trop balisés… Très tôt, j’ai senti que j’avais besoin de liberté pour tester, construire, me tromper et recommencer. L’entrepreneuriat, c’est exactement ça : la possibilité de créer son propre terrain de jeu. Le e-commerce m’a séduit parce qu’il y avait tout à inventer. Quand j’ai commencé, il fallait convaincre que l’achat en ligne était fiable, sécurisant et aussi sérieux qu’une boutique physique. Ce défi m’a beaucoup stimulé. J’aime l’idée d’ouvrir une voie, de prendre des risques (calculés), et de voir un projet grandir grâce à cette prise de risque.
Et Ocarat, c’est quoi ?
Ocarat, c’est probablement le projet qui m’a le plus marqué et fait grandir en tant qu’entrepreneur. Quand on a lancé le site, l’idée était assez simple : proposer en ligne ce que les bijouteries traditionnelles ne savaient pas encore faire, c’est-à-dire un large choix, des prix compétitifs et surtout une expérience client sans faille.
En quelques années, Ocarat est devenu un acteur majeur du secteur en France. On est passé de quelques dizaines de commandes par mois à plusieurs dizaines de milliers par an, avec un chiffre d’affaires à huit chiffres. Notre catalogue, qui comptait au départ quelques centaines de références, est monté à plus de 30 000 produits, couvrant aussi bien les bijoux traditionnels que les montres de grandes marques ou de jeunes créateurs.
Ce succès ne repose pas seulement sur le produit. On a énormément investi dans la logistique pour livrer vite et bien, dans le service client pour accompagner les acheteurs sur des achats qui sont souvent liés à des moments de vie très forts, et dans le marketing pour sortir du lot dans un univers très concurrentiel.
Ce dont je suis le plus fier, ce n’est pas seulement les volumes de ventes, c’est la confiance qu’on a su installer. Quand un client nous achète une bague de fiançailles, une montre pour un anniversaire ou un bijou de baptême, il ne nous donne pas seulement son argent, il nous confie une part d’émotion. Et ça, c’est quelque chose que je n’ai jamais perdu de vue.
Ocarat, c’est la preuve qu’on peut bâtir une marque 100 % digitale dans un univers très traditionnel, et s’imposer face à des acteurs historiques en misant sur la qualité, la transparence et la rigueur.
Et pourquoi devenir influenceur e-commerce ?
Ce n’était pas un objectif au départ. Moi, je suis d’abord un entrepreneur, pas un “influenceur” au sens classique du terme. Mais au fil des années, je me suis rendu compte d’une chose : j’avais accumulé une expérience que beaucoup de gens recherchaient. Vingt ans à lancer des sites, à gérer des équipes chez Bazarchic, chez Bernard Tapie et chez Ocarat, à se battre pour des marges, à négocier avec des marques, à optimiser de la logistique, à tester des campagnes marketing… ça représente une somme d’erreurs, de réussites et de leçons que je trouvais dommage de garder pour moi.
Alors j’ai commencé à partager. Au début, c’était juste quelques posts sur LinkedIn, des coups de gueule ou des réflexions sur le secteur. J’ai toujours eu un ton direct, parfois cash, sans langue de bois. Et visiblement, ça a parlé à beaucoup de monde. Les gens n’ont pas besoin d’un discours policé, ils veulent du vrai, du concret, du vécu.
Petit à petit, j’ai élargi les formats : je partage aussi sur X, là où les échanges sont plus rapides et parfois plus tranchants. J’ai créé l’Ecomday, un événement 100 % en ligne qui réunit la communauté autour de retours d’expérience, de débats et de cas pratiques. Et je publie toutes les 2 semaine Shop&Market, une newsletter dédiée aux tendances e-commerce et marketing, où je décortique l’actu et les stratégies des grands comme des petits.
Au final, je ne suis pas devenu “influenceur” par stratégie, mais par envie de transmettre. Si mon parcours peut éviter à d’autres de perdre du temps, ou leur donner des idées pour aller plus vite et plus loin, alors je considère que ça a du sens.
Un conseil pour les futurs entrepreneurs ?
Arrêtez de chercher la perfection avant de vous lancer. Testez, ajustez, écoutez vos clients. Le marché vous dira vite si vous allez dans la bonne direction. Et surtout, restez simples. Les projets qui marchent, ce sont ceux qui apportent une vraie valeur à quelqu’un, pas ceux qui brillent dans une présentation PowerPoint.
Que pouvons-nous te souhaiter ?
Un bon Q4 ne ferait pas de mal :)
Merci
Pour retrouver Grégory Pairin sur les réseaux ou ses divers projets, rendez-vous directement sur GregoryPairin.com.