« Je ne peux pas »

Cette attitude montre à la fois un manque de confiance, de maîtrise de soi et la réticence à prendre des risques. Un aveu d’impuissance, d’incapacité ou d’incompétence. Mieux vaut poser des questions sur la manière de faire ce que l’on vous demande.

« Ce n’est pas mon domaine »

Ou « Cela ne fait pas partie de mon travail »  Aucune description de poste n’est gravée dans le marbre. Comme les équipes inter-fonctionnelles sont de plus en plus à l’ordre du jour, vous êtes censé être flexible et ouvert à accumuler de nouvelles compétences. Parfois, votre travail consiste à aider les autres et d’autres services. Un patron a peu de tolérance pour celui qui ne joue pas collectif. Avouer que vous n’êtes pas prêt à prendre des responsabilités supplémentaires montre votre manque d’engagement dans la réussite de l’entreprise.

« Je ne sais pas »

Vous ne pouvez pas avoir la réponse à toutes les questions, mais la promesse de le savoir est préférable à un haussement d’épaules. Chaque fois que votre patron doit faire une tâche à votre place, vous êtes dans une mauvaise posture.

« Non »

Répondre par la négative à votre patron est un défi parfois nécessaire mais avec lequel vous devez avancer une explication appropriée. C’est un défi et un refus, qui peut être pris comme une rebuffade. Répondez en posant la question de la gestion de votre temps et de l’arbitrage à faire entre plusieurs actions.

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« Je vais essayer »

C’est typiquement la réponse inacceptable. Essayer signifie que vous n’êtes pas sûr de réussir, et laisse votre manager avec un sentiment de doute. Votre mission définie, votre patron compte sur vous avec des échéances précises, et pas d’hypothétiques réalisations ou de probables résultats.

« Ce n’est pas ce que j’ai entendu »

Mieux vaut éviter les ragots et de se perdre en conjectures. Si vous n’êtes pas sûr de quelque chose, attendez, renseignez-vous, validez vos infos plutôt que de prendre le risque de paraître immature et non professionnel.

« Je suis désolé, mais …»

La mise en garde annule essentiellement tout sentiment authentique. Préférez « Je serai beaucoup plus conscient de cela la prochaine fois ».

« Eh bien, j’ai fait de mon mieux »

C’est une dérobade. Si vous avez mal réalisé ce que vous deviez faire, si vous avez commis une erreur, et qu’en plus vous avouez que ce niveau d’exécution correspond au meilleur de votre professionnalisme, cela est peu élogieux sur vos capacités.

« Je peux démissionner …»

La menace de quitter l’entreprise n’est pas un comportement professionnel, il risque de vous faire paraître comme un fuyard.

« J’ai juste supposé que …»

Cette phrase provoque la frustration de votre manager, il préfère entendre que vous avez fait une erreur de jugement et vos excuses. L’erreur est humaine, ne pas l’assumer pénalise votre avenir.

« Dans mon dernier poste, nous avons fait de cette façon »

Le manager n’aime pas monsieur Je-sais-tout, soyez donc prudent si vous pensez avoir une meilleure façon de faire. Mieux vaut dans pareille situation poser des questions pour confronter votre hiérarchie à plusieurs solutions.

« Ce n’est vraiment pas de ma faute, c’est X qui a fait…»

Blâmer un collègue est dangereux. Si vous n’êtes pas responsable de ce qui arrive, expliquez pourquoi, et si vous portez la responsabilité, n’impliquez pas les autres. Vous devez l’assumer. Si vous accusez toujours quelqu’un d’autre, votre patron va trouver vite qui accuser.

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« Votre prédécesseur faisait différemment »

Un patron estime en général que ses méthodes sont préférables à celles de son prédécesseur puisque c’est lui qui aujourd’hui occupe le poste. Si sa méthode est clairement une erreur, inutile de vous référer à une ancienne pratique, orientez-vous plutôt vers les conséquences que cela pourrait avoir sur les résultats de l’entreprise pour amener votre hiérarchie à changer.

« Je ne peux pas travailler avec Untel…»

Vous n’êtes pas à l’école mais dans une entreprise. Un tel aveu montre votre incapacité à dépasser les conflits de personnes dans l’intérêt de l’entreprise.

« Je pourrais parler de cela avec les Ressources humaines »

Avec ces mots, vous défiez l’autorité de votre hiérarchie, ce n’est pas un comportement gagnant, sauf si vous êtes sur le point de quitter l’entreprise. Si vous voulez voir le service RH, n’en faites pas la menace avant. A faire uniquement si vous avez épuisé toutes les options à votre disposition.

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« Je n’ai pas de solution »

Mais vous êtes payé pour cela, pour étudier les problèmes et apporter des solutions possibles, ou les éclairages nécessaires à votre patron, si le choix et la mise en oeuvre de la solution dépassent le périmètre de vos prérogatives.

« Je suis très occupé. Pouvez-vous attendre ? »

Suicidaire. Il est de votre responsabilité de lui demander si les priorités ont changé, si vos objectifs restent les mêmes, et s’il faut que vous les remaniiez en conséquence.

« C’est impossible »

Un manager entend très mal le négatif, le manque de conviction et la résignation. Si vous avez des préoccupations que vous souhaitez partager avec votre patron, mieux vaut avant vous demander si votre attitude apparaîtra à ses yeux positive et confiante. Sinon abstenez-vous.

3 Commentaires

  1. Si ils suivaient ces conseils, tous les managers seraient en Burnout et tous les dirigeants coupés de la réalité …
    Ne sous estimez pas les dirigeants, le feed back du top management est utile – même si ce n’est pas forcément ce qu’ils souhaitent.
    Rappelez vous, au besoin, que c’est les dirigeants en question qui vous ont placés là et qu’ils croient en vous.

  2. En gros, accepte ta condition d’esclave moderne et estime toi heureux.Crie à qui veut bien l’entendre que c’est génial ! Pour finir quelques années plus tard -dans le meilleur des cas- dans un cabinet de psy qui n’aura que faire de vos élucubrations pitoyables tant que cela alimente son compte en banque.
    Voilà le monde d’hypocrite dans lequel nous vivons et on nous donne le mode emploi et les conseils avisés pour être le larbin qu”il faut être aux yeux de son manager dans l’espoir qu’un jour nous puissions prendre.
    Vu et vécu dans des boîtes du CAC40 particulièrement en France et aussi surprenant soit-il dans des associations se disant humanitaires.
    En espérant que mon post ne soit pas censuré.

    • Voilà, c’est ça. Moi tout ces morceaux de phrases je les ai dit à mon patron où manager, et c’est vrai que sur le moment ils n’ont pas aimé

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