Près d’un tiers des entrepreneurs ayant débuté une activité en Suisse en 2013 ont un passeport étranger, selon une étude publiée par la société de recouvrement et de renseignements économiques Bisnode (ex-Dun & Bradstreet), rapporte La Tribune de Genève. Le canton de Genève est celui qui a attiré le plus de créateurs d’entreprises étrangers en 2013, tandis que les Allemands sont la nationalité la plus représentée, suivis par les Italiens et les Français. Il faut dire que la Suisse propose aux entrepreneurs étrangers de nombreux avantages comme l’explique David Talerman dans son livre Travailler et vivre en Suisse*.

Entrepreneurs allemand, français et italiens

Sur les 36 187 nouvelles entreprises enregistrées au Registre suisse du commerce en 2013, 32,9% sont étrangères, selon l’étude de Bisnode. Pour s’installer, les créateurs d’entreprises privilégient les proximités linguistiques et géographiques. C’est ainsi le cas des Allemands, qui  choisissent la Suisse orientale et septentrionale, des Français, qui privilégient la Suisse romande ou encore des Italiens, qui préfèrent s’installer dans le Tessin. L’Allemagne est la nationalité la plus représentée avec 3 615 créateurs d’entreprises en 2013 (6,52%). Viennent ensuite l’Italie (6,34%) et la France (3,99%). Le Portugal occupe la 4e place (1,52%) et le Kosovo (1,27%) la 5e.

Genève en top position

Genève est le canton qui a attiré le plus de créateurs d’entreprises étrangers en 2013, signale La Tribune de Genève. Leur proportion a même dépassé celle des créateurs d’entreprises suisses (50,4%). Il est suivi par le Tessin (47,8%), Bâle-Ville (43,5%), Zoug (42,7%) et Vaud (40,5%). Ces cantons sont également ceux qui abritent le plus grand nombre de résidents étrangers, et qui ont voté contre le dernier référendum instaurant des quotas pour les travailleurs étrangers européens, (voir notre article Suisse : ce qui va changer pour les étrangers). A l’autre bout de l’échelle, trois cantons se situent sous la barre des 20%. Il s’agit de Glaris (17,8%), Berne (17,8%) et Uri (14,7%).

Trois secteurs qui attirent le plus

Trois secteurs d’activité attirent plus particulièrement les créateurs d’entreprise étrangers : l’industrie chimique et pharmaceutique (43,1% des entrepreneurs étrangers), l’artisanat (41,6%) ainsi que les instruments de précision et les montres (40,3%). Le marché immobilier et l’administration (16,2%) est le domaine où ils sont le moins nombreux.

Les avantages d’une implantation en Suisse

De nombreux avantages existent pour les entrepreneurs étrangers qui veulent s’implanter en Suisse. Ils sont listés dans le livre de David Talerman Travailler et vivre en Suisse. Voici les principaux :
Souplesse du droit du travail. La Suisse peut s’appuyer sur un droit du travail très souple, basé sur une confiance mutuelle entre employés et employeur. Il est assez facile et peu coûteux pour une entreprise de licencier, ce qui lui permet d’embaucher plus facilement.

– Paix sociale. Avec moins de 10 grèves par an en moyenne, la Suisse reste un modèle d’entente sociale très rassurant pour les créateurs d’entreprise.
– Qualité de vie. La Suisse propose l’une des meilleures qualités de vie au monde, un critère important pour pouvoir mobiliser les travailleurs étrangers à venir travailler dans le pays.
– Peu de barrières protectionnistes. Il existe peu de protectionisme, la Suisse étant adhérente de l’OMC (Organisation mondiale du commerce).
Fiscalité modérée. Chaque canton, chaque commune est souverain sur la question de l’impôt et décide donc de la politique fiscale à mener pour attirer les entreprises étrangères. Tous les cantons sont donc en concurrence et il en résulte une fiscalité souvent modérée pour les entreprises.

* Vivre et travailler en Suisse, David Talerman. A noter qu’une web-conférence gratuite sera organisée par David Talerman sur le thème de créer une entreprise en Suisse le 1er juillet à 12h15, pour s’inscrire, cliquez ici.



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Sophie Lhameen, journaliste multimédia (web et print), a travaillé pendant 15 ans comme journaliste spécialisée sur l'Afrique avant de devenir en 2008, rédactrice en chef adjointe du magazine Le MOCI (Moniteur du commerce international) jusqu'en janvier 2013. Ses centres d'intérêt : l'entreprise, le management, les ressources humaines, l'emploi, l'économie, l'intelligence économique et de l'international. Google+