Les patrons sont-ils ringards ?

Toutes les entreprises n’ont pas à ce jour fait le grand saut vers la transformation digitale. Force est de constater un retard numérique dans la majorité des entreprises en France. Bien distinguer saut numérique et site web vitrine. La transformation digitale consiste en l’utilisation de toutes les ressources possibles du numérique pour accroitre son business, donc utiliser ce nouveau canal à part entière en complément des outils précédents, et non pas simplement de concevoir un simple site avec formulaire de contact, aussi beau soit-il.
Pourquoi tant de réticences de la part des entreprises à s’engager dans cette voie ?
S’agit-il d’une différence de culture intergénérationnelle ?
Existe-t-il des peurs sur les questions de sécurité et de confidentialité des données ?
Ou peut-être tout simplement les patrons sont-ils ringards et refusent de s’adapter aux nouvelles technologies ?
La réticence, poison de cette évolution.  On peut s’interroger sur les raisons qui sous tendent ce constat et sur la façon dont les entreprises peuvent atteindre cet objectif pourtant indispensable.

Les entreprises font de la résistance

Les patrons réticents sont généralement opposés à ce changement non pas à cause de spécificités techniques que cela suppose mais avant tout à cause du choc culturel que cela générerait avec la  jeune génération.  Aujourd’hui il existe un véritable fossé entre eux et cette dernière, la « digital native ».
Une mauvaise vision du numérique ?  L’image de cette génération « digital native » peut faire peur, la gen Y étant très souvent associée à l’utilisation massive des réseaux sociaux. Est-ce la conséquence d’un très mauvais raccourci qui peut laisser penser à un patron d’entreprise : « Je me digitalise donc je facebooke toute la journée » ? Certes, la France est très en retard sur ses voisins européens dans l’utilisation des social networks  (cf. Baromètre européen Syntec Numérique). Rappelons-le, la transformation digitale est plus large qu’un site web ou une page Facebook ou un compte Twitter.

Le digital, une nécessité
à prendre en compte

L’entreprise doit impérativement s’adapter à ces bouleversements technologiques, sociaux et économiques, remettre en cause le business model,  revoir les circuits de distribution, l’organisation de la logistique, le fonctionnement de la relation client, etc… Une entreprise doit prendre conscience d’un fait : si elle ne transforme pas sa façon de faire du business, elle mourra.  L’objectif principal de cette transformation digitale est d’accroître le business, de chercher de nouveaux clients qui ne seraient pas touchés sans ce canal.  Il est donc impératif de mettre en place une bonne stratégie.
Dans le marketing digital de nombreuses questions se posent :
Quel est le bon mix digital ?
Comment s’adresser aux clients ?
Quel canal, quel réseau social choisir ?
Quel média privilégier ?
Toutes ces interrogations auront de bonnes réponses à travers d’une stratégie numérique globale.

La conduite du changement s’impose

Un tel bouleversement doit être lancé par les dirigeants eux mêmes. Toutes les composantes du busines sont concernées : depuis l’opérationnel jusqu’à l’infrastructure de l’entreprise. Un tel projet doit être accepté à tous les niveaux de l’entreprise pour accroître ses chances de réussite. Un lancement top-down n’est pas le seul moyen pour réussir à coup sûr. Le changement fait peur. Par conséquent l’un des moyens le plus efficace pour parvenir à transformer l’essai est de faire participer l’ensemble des employés à ce projet  quelle que soit la taille de l’entreprise dans une démarche bottom Up.  L’entreprise  ne laisse pas  l’employé, le fournisseur, ou le client historique choisir, au contraire, elle implique  toutes les parties prenantes dans ce processus afin de contribuer à sa réussite en prenant en compte les besoins de chacun et un feedback opérationnel.

La transformation digitale s’inscrit dans une conduite du changement collaborative et participative avec les avantages et les inconvénients qui en découlent. Il sera plus facile d’obtenir une bonne appropriation des décisions avec ce type de conduite du changement qui prend plus de temps… et le temps c’est de l’argent.