C’est sûr ! Raison de plus pour ne pas jouer au cador (donc au demi-sel) quand on tente (péniblement) de gérer une crise.  Donc ne pas brutaliser la situation pour le seul plaisir de montrer ses muscles et sa « virilité »*, et privilégier les vertus de pondération, mesure, réflexion, bref tout ce qui fait généralement défaut à nombre de managers en temps normal (mais qu’ils se rassurent, si l’on peut dire : la majorité de la population réagit comme eux).

Les « forts en gueule » et les moulins à parole cachent le plus souvent une faiblesse que la crise va s’empresser de révéler au grand jour (de même que la passion pour les grosses cylindrées, dit-on, cache une faiblesse entre le tronc et les membres inférieurs…).  Il n’est donc pas forcément de mauvais aloi pour un directeur de choisir de faire gérer une crise par un manager à l’abord « taiseux » (ah, qui nous redira les vertus du silence dans ce monde de hurleurs !).

Ce type de personne saura de toute façon mieux évaluer la situation et son évolution s’il devient finalement nécessaire de recourir à la « bastos », laquelle n’est jamais à exclure (voir Sun Tzu et Clausewitz là-dessus). Abonnez-vous maintenant en 2 clics

* Le mythe du « surhomme » reste en effet toujours très en vogue chez les managers de crise. Faut-il rappeler que ce terme nietzschéen n’a pas grand-chose à voir avec le sens qu’on lui donne dans les salles de crise (et de rédaction) ? A ce sujet, on consultera avec le plus grand profit le livre de Patrick Wotling, Nietzsche, dans la collection « Idées reçues » de l’éditeur « Le Cavalier bleu » (2014). 

Autres répliques du film devenues des standards :
« Je pense que quand on mettra les cons sur orbite t’as pas fini de tourner »
« On n’emmène pas des saucisses quand on va à Francfort. »
« Tu sais, quand on cause pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute ! »
Pour vous procurer le livre cliquez sur  Le management selon Audiard

Michel Audiard, 1920-1985, dialoguiste, scénariste et réalisateur de cinéma

MIchel Audiard. Crédit : Babelio.com
MIchel Audiard. Crédit : Babelio.com

Ses dialogues témoignent de l’irrévérence des années 1960 et de la gouaille du parisien. Il est le père du scénariste et réalisateur Jacques Audiard, récompensé aux César du cinéma et par la Palme d’or du Festival de Cannes 2015. 
Scénariste et dialoguiste : Les Trois Mousquetaires, L’Ennemi public numéro un, Le rouge est mis, Retour de manivelle,

Jacques Audiard crédit Wikipedia
Jacques Audiard crédit Wikipedia

Maigret tend un piège, Les Misérables, Les Grandes Familles, Archimède le clochard, Maigret et l’affaire Saint-Fiacre, Les Vieux de la vieille, Un taxi pour Tobrouk,  Le Président, Le cave se rebiffe, Un singe en hiver, Mélodie en sous-sol, Les Tontons flingueurs, Cent mille dollars au soleil, Les Barbouzes, La Métamorphose des cloportes, Ne nous fâchons pas, Tendre Voyou, la Grande Sauterelle et Le Pacha, Mort d’un pourri et Flic ou voyou, Les Égouts du paradis, Le Professionnel, Garde à vue, On ne meurt que deux fois, La Cage aux folles.
Réalisateur : Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause !, Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques, Elle cause plus… elle flingue, Comment réussir quand on est con et pleurnichard, Bons baisers à lundi.
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Guillaume Déderen, Paris
ENA, Maître des requêtes au Conseil d'Etat, depuis décembre 2018, conseiller de l’ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne, de 2013 à 2018 conseiller juridique du Gouvernement et de la cour suprême administrative, en tant que rapporteur de projets de lois et de décrets et magistrat. Chef du Département Risques et Crises à l’INHESJ, Premier Ministre (2012-2013); chef du bureau d'expertise des risques majeurs au Ministère de l'intérieur au sein de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (2009-2011); sous-préfet, secrétaire général adjoint de la préfecture du Nord ; attaché d'ambassade en Ukraine ; éducateur de jeunes en difficulté à l’Orphelins Apprentis d'Auteuil (1997-2001) ; Professeur de lettres (1992-1996) à Sartrouville. Il a publié « La Beauté sur les genoux. Détours carnavalesques dans "Une saison en enfer" d'Arthur Rimbaud » Parade sauvage. Revue d'études rimbaldiennes (n° 25) - Classiques Garnier (2015) ; « Dictionnaire Rimbaud » Classiques Garnier 2015, et « Gérer une crise avec Michel Audiard : petit guide pour managers dans la mouise » Les Editions du Net(2015) https://fr.linkedin.com/in/gdederen

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