Pour passer sa retraite à l’étranger, il faut la préparer ! Tel était le message adressé aux candidats au départ par Annie Rosès, directrice des relations internationales de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), et Anne Hautefeuille, responsable à la direction des affaires juridiques du Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (CLEISS) lors du salon “S’expatrier, mode d’emploi” qui a eu lieu le 12 mars dernier à Paris. Voici leurs conseils de base pour s’orienter au mieux.

Calculer sa retraite de régime général

Premier principe : un retraité du régime français peut toucher sa retraite dans le monde entier. Concernant le calcul de cette retraite, Annie Rosès a précisé qu’il y avait obligatoirement un prélèvement de 3,2% correspondant à la cotisation d’assurance maladie qui permet aux retraités d’être couverts cas de séjour ou de retour en France. Ce qui a suscité beaucoup de mécontentement dans la salle. “Pourquoi devons nous payer alors que nous n’utiliserons pas ces services”, s’est exclamé un jeune retraité sur le point de s’expatrier, qui  a affirmé n’avoir aucune intention de revenir se faire soigner en France.

Autre règle : le paiement des pensions retraite se fait le 9 de chaque mois auprès de l’établissement bancaire choisi dans le pays. Il est en outre impératif de fournir chaque année un justificatif d’existence, faute de quoi les droits sont supprimés. Ce justificatif s’obtient auprès des autorités locales, et parfois même de certains consulats français qui acceptent de le faire. Par contre, pour le paiement d’autres prestations comme le minimum vieillesse, il faut obligatoirement résider en France.

Assurance maladie : une bonne couverture en Europe

En ce qui concerne le règlement de l’assurance maladie, mieux vaut habiter en Europe pour ne pas avoir à payer en plus une assurance privée. De fait, a expliqué Anne Hautefeuille, il existe des accords avec les pays de l’UE (Union européenne) ainsi que la Suisse et dans 39 autres Etats liés à la France par une convention bilatérale (voir liste en cliquant ici).

En dehors de ces Etats, il vaut mieux cotiser à la CFE (Caisse des Français de l’étranger) pour bénéficier de vos droits. Pour connaître vos droits dans les autres pays, cliquez ici. Une précision importante : si vous résidez à l’étranger (+ de 180 jours par an) et que vous travaillez en plus de votre retraite, c’est le régime de salarié qui prévaut. Enfin dernière information pratique : une caisse unique basée en Seine et Marne vient d’être mise en place pour s’occuper de tous les Français résidents à l’étranger.

Et vous, pensez-vous prendre votre retraite à l’étranger ? Si oui dans quel pays ? N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions à la fin de l’article.

Pour en savoir plus, lire la brochure de la CNAV : Français à l’étranger, vos droits pour la retraite



Article précédentCDI intérimaire : une solution pour l’emploi ?
Article suivant2014 : le LEADS booste la profession
Sophie Lhameen
Sophie Lhameen, journaliste multimédia (web et print), a travaillé pendant 15 ans comme journaliste spécialisée sur l'Afrique avant de devenir en 2008, rédactrice en chef adjointe du magazine Le MOCI (Moniteur du commerce international) jusqu'en janvier 2013. Ses centres d'intérêt : l'entreprise, le management, les ressources humaines, l'emploi, l'économie, l'intelligence économique et de l'international. Google+