La parité femme/homme a son Secrétariat d’Etat avec l’emblématique Marlène Schiappa, pourtant résistent encore certaines idées reçues sur la femme dirigeante.

La femme dirigeante plus carriériste que l’homme

Volonté, ambition, motivation sont les traits de caractère de n’importe quel dirigeant. Qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. On reproche souvent aux femmes de ne pas se mettre assez en avant, soit parce qu’elles n’ont pas suffisamment confiance en elles, soit parce qu’elles attendent qu’on vienne les chercher. Pour obtenir un poste, il faut non seulement occuper la fonction avant d’en avoir le titre, mais également le (ré)clamer haut et fort.
Une attitude plus marquée chez la femme que chez l’homme ? Dirigeante, vous jugez-vous plus carriériste que votre homologue masculin ? Et le dirigeant, obtient-il une promotion sans rien demander ?

La femme dirigeante moins tendre avec ses congénères

Les rivalités entre femmes existent au même titre que celles entre hommes. Le genre n’y est pour rien. La dirigeante actuelle est plus attentive aux générations entrantes qui doivent mener d’autres combats (plafond de verre) et toujours faire leurs preuves. Elle les encouragent, le conseillent voire le épaulent, mais se garde bien de tout favoritisme. Ce sont les compétences qui priment.  Une preuve de cette solidarité équilibrée : les nombreuses associations professionnelles qui allient féminité et réseau, pouvoir et entraide – comme le Women’s Forum for the Economy and Society.
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La femme dirigeante toujours dans la même fonction

Il est vrai que les rares femmes dirigeantes occupent généralement des postes de direction de la communication ou des ressources humaines. Plus rarement des postes de DSI ou de directions techniques. Sans même parler des directions générales. Une cause à chercher dans notre système éducatif  ? En dépit de leurs bons résultats dans les matières scientifiques, les filles sont sous-représentées dans les écoles d’ingénieurs.
Une tendance difficile à inverser ? On ne peut que saluer des initiatives comme celle de Véronique di Benedetto, DG France d’Econocom qui encourage à « oser plus de femmes dans le numérique ». Un secteur porteur, créateur de richesses et d’emplois.
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La même dirigeante collectionne les mandats

On en voit de plus en plus, mais ce sont toujours les mêmes ? Vous voyez beaucoup de femmes dirigeantes dans les médias par exemple ? On voit surtout des hommes, car ce sont eux qui occupent majoritairement ces postes. Certes, la loi impose 40 % de femmes dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40, les entreprises du SBF 120 sont sensibilisées à cet objectif de parité dans leur comité exécutif et comité de direction. Mais dans les faits, ce sont souvent les mêmes dirigeantes qui collectionnent les mandats.
Détournement de l’esprit de la loi ? ou transposition d’une pratique constatée chez les hommes, également cumulards ?
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La femme dirigeante fait d’importants sacrifices

Avec des horaires à rallonge, elle «sacrifie» sa vie de famille sur l’autel de sa carrière, mais au même titre que son homologue masculin. Rares sont celles qui ont réellement renoncé à la maternité. Elles ont généralement des enfants plus tard, une maternité différée qui reste dans la moyenne française. Quant à renoncer à sa part de féminité, c’est une question toute subjective et propre à chacune. Certaines en jouent, d’autres marquent ainsi leur singularité, et provoquent même le changement chez leurs pairs qui osent la couleur dans leur tenue vestimentaire.
Une révolution !  Lucides, la femme dirigeante ne fait pas de sacrifices, peut-être a-t-elle juste arrêté de tout vouloir ? Comme le soulignait Anne-Marie Slaughter, conseillère d’Hillary Clinton.
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