La sieste au bureau est bénéfique et même indispensable. Encore  critiquée en France et souvent considérée comme un signe de fainéantise, courante en Chine, au Japon ou en Espagne, elle gagne de plus en plus les entreprises françaises.

La sieste impromptue de Marissa Mayer…

A l’occasion d’une soirée organisée par une  grande agence de publicité, pour rencontrer de grands noms du marketing travaillant pour de grands groupes, rien ne s’est passé comme prévu pour Marissa Mayer. Arrivée avec deux heures de retard, alors que de nombreux convives, dont le directeur général d’IPG lui-même, avaient déjà quitté les lieux, elle reconnut s’être endormie, ce qui pose la question de son manque de sommeil et de l’utilité de faire la sieste après le déjeuner pour éviter une telle mésaventure.
De nombreuses études sur le sommeil l’attestent : l’adulte ne dort pas assez, il lui faut un minimum de 6 heures de sommeil sur 24h. Le jeune adulte et le cadre dirigeant (voir notre article Dirigeants de PME, dormez plus et mieux !) sont particulièrement touchés car ils dorment moins de six heures par nuit, ce qui signifie qu’ils sont constamment en privation de sommeil. Selon une étude réalisée par l’Institut national du sommeil et de la vigilance ( INSV) et la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN), la durée moyenne de sommeil par semaine est de 7h15 et 8h11 le week-end, et on dormirait une heure et demie de moins en moyenne qu’il y a cinquante ans.

La sieste au bureau se développe en France

La solution serait de faire une courte sieste à son travail, sommeiller une petite demi-heure serait bénéfique pour notre productivité, estime Tom DeLuca, un consultant américain, qui a déposé le concept du “power nap” ( la sieste “revigorante”). Pour l’instant, très peu d’entreprises françaises ont mis en place des espaces “sieste”, comme Orange,  Danone France, ou Novius, une PME spécialisée dans les logiciels et services Internet. C’est le PDG de Novius lui même, Anthony Bleton, qui a proposé une salle de repos dans son entreprise, car il « piquait du nez » sur son bureau après le déjeuner (le moment le plus fréquent où l’on a envie de faire une sieste). Résultat :  chez Novius, la moitié des employés utilisent cette salle pour se reposer, ce qui créé un bon environnement. Renault dans ses locaux du Plessis-Robinson, accueille  dans un  calm space en moyenne 60 personnes par jour pour se reposer. Autre exemple  Criteo met à dispmposition de ses collaborateurs une zen room  et une quiet room.

30 minutes suffisent

Le mot sieste vient du latin sexta (hora), correspondant à la sixième des heures canoniales. Autrement dit, midi. Le besoin de dormir est physiologique, nous avons tous un creux de vigilance en milieu de journée, qui se caractérise par une baisse de la température corporelle. La somnolence après le déjeuner est donc naturelle, un besoin biologique contre lequel on ne devrait pas lutter.

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Sophie Lhameen
Sophie Lhameen, journaliste multimédia (web et print), a travaillé pendant 15 ans comme journaliste spécialisée sur l'Afrique avant de devenir en 2008, rédactrice en chef adjointe du magazine Le MOCI (Moniteur du commerce international) jusqu'en janvier 2013. Ses centres d'intérêt : l'entreprise, le management, les ressources humaines, l'emploi, l'économie, l'intelligence économique et de l'international. Google+