Dans leur recherche d’un emploi, à moins d’être particulièrement chanceux, la plupart des candidats répondent à des centaines d’annonces qui semblent être en concordance parfaite, sans jamais être contactés (ou alors, ils sont contactés pour un entretien initial, mais pas pour un deuxième tour). A part lorsque l’on connait quelqu’un dans l’entreprise auprès de laquelle on a postulé, on n‘a jamais l’opportunité de savoir pourquoi il n’y a pas eu de suite à sa candidature. Un article de John Feldmann publié sur le site Careerrealism.com*  recense huit erreurs classiques liées au comportement du candidat. Nous les reprenons ci-dessous dans les grandes lignes.

1 – Fautes dans le CV

Cela reste un fondamental, que l’on l’a entendu un millier de fois. Lorsque l’on rédige ou que l’on met à jour son CV, il faut le relire, le relire, le relire ! Si vous savez que la rigueur est l’un de vos points faibles, faites relire votre document par au moins une autre personne. Aucun employeur ne confiera un poste à un salarié qui ne sait pas même écrire correctement un document à propos de lui-même. Il n’en faut pas plus pour que la candidature soit définitivement mise à la corbeille.

2 – Mauvais premier contact

Il va de soi que lorsque l’on est en entretien, que ce soit au téléphone ou en direct, le langage et la syntaxe sont essentiels. Le langage familier, l’argot peuvent être acceptables dans certaines circonstances, mais ils ne donnent pas une bonne première impression à un employeur potentiel. De même, il faut s’assurer d’avoir bien dormi la veille et que l’on n’a pas trop festoyé les quelques soirs précédents. Le recruteur s’apercevra de votre méforme.

3 – Contenus inappropriés sur les réseaux sociaux

Ici encore, rien de nouveau, cela ne devrait pas être une surprise. Soyez attentif au message que vous véhiculez sur vos réseaux. Si vous avez posté des photos de beuveries, de fêtes ou tout autre comportement inapproprié dans le monde professionnel, il est conseillé d’effacer vos traces avant de candidater.

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4 – Absence sur la toile

Ceci ne s’applique pas forcément à toutes les activités ou tous les métiers. Cependant, si vous cherchez un emploi dans le marketing, les relations publiques, les médias ou tout autre domaine connexe, ayez en tête que les recruteurs et employeurs voudront vérifier si vous avez une forte présence sur les réseaux sociaux et sur le web. Ne pas connaître les médias sociaux les plus courants donnera de vous l’image de quelqu’un de déconnecté des tendances d’aujourd’hui.

5 – Trop insistant

Bien des candidats pensent que le job d’un cabinet de recrutement consiste à leur trouver un poste. En réalité, les recruteurs travaillent au service de leurs clients, en les aidant à pourvoir du mieux possible leurs postes vacants. Généralement ils traitent avec beaucoup de clients à la fois, chacun d’entre eux ayant plusieurs postes à pourvoir, avec pour chaque poste des dizaines de candidats potentiels. Inonder d’appels ou d’emails un recruteur dont vous n’avez pas reçu de nouvelles n’aboutira pas au résultat escompté : plutôt que de juger que vous êtes motivé et ambitieux, il vous affublera plus volontiers de l’étiquette du casse-pieds avec lequel il ne veut surtout pas traiter.

6 – Pas assez réactif

A l’inverse, certains recruteurs vont vouloir vous contacter pour un deuxième entretien, pour obtenir plus d’information personnelle, programmer des tests demandés par l’employeur etc. Faites en sorte d’être réactif aux demandes du recruteur. S’il doit s’évertuer à vous tracer à chaque fois qu’il a besoin de vous parler, vous ne donnerez pas l’impression du salarié parfait que l’employeur souhaite embaucher.

7 – Etre réticent à tout contact

Presque tous les recruteurs sont face à cette situation. Un candidat va envoyer son CV sur un site emploi, puis oublier que ce CV est toujours sur ce site des années après avoir obtenu un poste. La plupart des recruteurs sont excellents dans la recherche de l’aiguille dans une botte de foin. Si vous avez à un moment ou un autre mis votre CV sur un jobboard, ne soyez pas surpris si un recruteur se met en relation avec vous à propos d’une opportunité de poste. Si vous n’êtes pas intéressé, restez poli et positif. Vous pouvez tout à fait avoir à nouveau besoin de ce recruteur plus tard.

8 – Ne pas avoir toutes les compétences du poste

Certes, à époque désespérée, mesures désespérées. Mais si vous êtes sans emploi depuis un moment et que le temps commence à compter, candidater pour tout et n’importe quoi n’augmentera pas vos chances d’être recruté. Pire encore, les recruteurs peuvent finir par vous remarquer pour de mauvaises raisons. Dans vos rapports avec un recruteur, faites parler votre bon sens. Soyez honnête, ponctuel, donnez des détails. Considérez le recruteur comme le relais entre le chômage et une belle carrière. S’ils sont sensibles à votre effort, ce sera payant pour vous.

 

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Après avoir été dans une première vie assistante de président dans le BtoB et le BtoC, Anne à 44 ans réussit une reconversion professionnelle pour être responsable en ressources humaines. Après 7 ans d’exercice en entreprise, elle exerce aujourd’hui en freelance comme DRH en temps partagé. Trilingue (anglais, néerlandais et français), au service du dirigeant, son challenge est le changement pour le bien-être des salariés. Parmi ceux qui disent mettre l’homme au coeur de l’organisation, combien le font ? Manager les hommes se résume en trois mots : empathie, fermeté et exemplarité. Elle prépare sa troisième vie en écrivant des articles et en commençant une thèse de doctorat…