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Militaire : comment se reconvertir dans le civil

Les sociétés privées se multiplient pour aider les militaires à se reconvertir dans le civil. Focus sur Mission Reconversion, créée par Jean-Marc Trappler.

Avec l’annonce de suppression massive de postes dans l’armée (23 500 emplois doivent être supprimés dans les six ans à venir, dont 6000 d’officiers), les sociétés privées se multiplient pour aider les militaires à se reconvertir dans le civil. Parmi celles-ci, Mission Reconversion, créée par Jean-Marc Trappler, ancien directeur Europe de Military.com (groupe Monster), est en pleine expansion.

Mission Reconversion
veut être plus qu’un jobboard

« Nous voulons être plus qu’un jobboard et devenir un intégrateur de solutions qui conseille et accompagne ses clients », explique le directeur général de Mission Reconversion, le chef de corps Jean-Luc Fumey. Celui-ci a rejoint début 2013 la société Mission Reconversion dirigée par Jean-Marc Trappler, informaticien de formation, et son père Jacques Trappler, ancien de l’Armée de terre. Pour se démarquer de ses concurrents privés (notamment Anciens militaires en ligne, Vétérans Jobs center) – sans compter le site public Défense mobilité -, Jean-Luc Fumey met en avant sa connaissance de la sphère du secteur privé.
De fait, ce Saint-Cyrien connaît aussi bien les mentalités au sein de l’armée que dans le secteur privé. Spécialiste des questions RH, il a exercé successivement au sein de l’armée de terre les fonctions de DRH d’un régiment, responsable emploi-carrière des officiers exerçant en RH (1400 officiers), directeur général d’un établissement RH et a terminé sa carrière militaire en 2011 comme chef de cabinet du DRH du ministère de la Défense. Il quitte l’armée à 46 ans car il souhaite avoir d’autres perspectives d’évolution de carrière. Il rejoint en novembre 2011 le secteur privé en devenant manager de transition du cabinet de conseil en stratégie Astrolab.

D’autres métiers possibles
que la sécurité ou la logistique

Pour beaucoup, aussi bien du côté des recruteurs que des recrutés, les militaires reconvertis dans des tâches civiles  ne pourraient exercer que des fonctions dédiées à la logistique ou la sécurité. Or, les champs possibles sont beaucoup plus vastes, explique Jean-Luc Fumey. Mission Reconversion a ainsi recensé plus de 200 métiers qui pouvaient être exercés par des ex-militaires : informaticiens, médecins, chefs d’entreprise, cuisiniers, cadres du middle management et du top-management…

La lecture des témoignages de reconversion parus sur le site Défense Mobilité est à ce titre instructive. On y apprend ainsi qu’un ancien chef de service au sein de l’Armée de l’air est devenu responsable d’affaires chez SPIE , qu’un ancien moniteur chef de sport au sein de la Marine est devenu créateur et dirigeant de la société Top Ego (préparation mentale, sophrologie) – voir sa vidéo ci-dessous – ou encore qu’une ancienne opératrice en restauration collective au sein de l’Armée de l’air est devenue gérante et propriétaire de « La Cave ô Fromages ! »
« Notre mission est d’ouvrir les yeux des militaires (et des recruteurs) sur les nombreuses perspectives de reconversion qui existent, explique Jean-Luc Furney. Pour cela, il a pris son bâton de pèlerin pour aller au devant des entreprises susceptibles de recruter. Et cela marche ! Un accord vient d’être signé avec le groupe d’intérim Synergie (qui propose aussi des CDD et des CDI) avec à la clé 2000 annonces qui seront postées sur le site Mission Reconversion à partir du 1er novembre. Quant au site, il reçoit 2000 visites par jour, signale Jean-Luc Furney. Même les fils et les filles de militaires sont sensibilisés et intéressés par ce projet. Et les statistiques risquent nettement d’augmenter avec les coupes drastiques annoncées dans les budgets militaires.

3 réactions

  1. Bouchet

    18 octobre 2013 à 9 h 46 min

    Les organismes et associations se multiplient, tant mieux. Mais les militaires en voie de reconversions ne doivent pas s’imaginer que ça va régler leur problème à leur place. Se reconvertir, c’est apprendre à « se vendre », avec tout ce que ça représente, coutume peu en usage chez le commun des militaires, habitués à bénéficier d’une gestion parfois autoritaire, mais toujours protectrice. Se vendre, c’est se rendre attrayant, donner envie au recruteur, adopter les codes du civil (mais aussi abandonner la plupart des codes de la vie militaire), se valoriser sans vanité mais sans timidité, etc. Les militaires ont des atouts, ils doivent apprendre à les faire connaître.

  2. Véronique Barraud

    16 octobre 2013 à 20 h 51 min

    J’ai eu l’occasion de recruter des informaticiens issus d’une carrière militaire ou d’un enseignement spécifique : ça a toujours été un succès car nous avions l’habileté de les « suivre » pour qu’ils jouent dans la bonne tonalité dans le Monde du Service mais toujours hiérarchisé de la même façon.

  3. Davoine

    7 octobre 2013 à 12 h 03 min

    Si effectivement il est notable de constater le « boum » des joboards centrés autour des militaires, il est à noter aussi l’existence depuis plusieurs années d’initiatives associatives : Implic’Action qui vise à mettre en relation militaires reconvertis et militaires en cours de reconversion ou Atouts Légion, association centrée sur les problématiques rencontrées par ces étrangers au service de la France.

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