1 – Une lettre courte pour être lue en 10 secondes

Il n’y a pas de règles de forme pour rédiger la lettre idéale. Certains privilégient son organisation en 3 paragraphes : le premier sert d’introduction, le deuxième communique l’essentiel de votre message, et le troisième présente votre conclusion. Au-delà de ces considérations académiques, vous devez vous mettre à la place de celui qui va la lire parmi des centaines. Son temps est précieux. Le responsable de recrutement ou le dirigeant s’il mène lui même l’opération fait souvent une première lecture en diagonale, il veut se faire en quelques secondes une idée de celui qui pose sa candidature. Vous marquerez un point si vous lui adressez un courrier succinct.
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2 – Une première phrase qui accroche et bannir le mot “Je”

Pour susciter l’intérêt, vous devez déjà démarrer votre première phrase par « vous » et non par « je ». Le « vous » va l’interpeller et il sera enclin à poursuivre sa lecture. Cela ne sert à rien de lui asséner en lever de rideau que vous sollicitez tel poste parce que vous en avez les compétences. C’est évident, et tout le monde le fait. C’est le meilleur moyen de perdre son attention. L’idéal est d’écrire votre lettre de motivation en bannissant le mot “je”. Dans cette affaire, ce qui compte c’est l’intérêt de votre lecteur, son but, sa préoccupation, et surtout pas votre sort professionnel, ou vous qu’il ne connait pas et ne connaîtra peut-être jamais.

3 – Ne pas dire du bien de votre CV mais le bien qu’en retirera l’entreprise qui recrute

Cela ne sert à rien, si ce n’est lasser votre lecteur, de ressasser votre curriculum vitae dans votre lettre. Il a votre CV et, si vous l’avez rédigé d’une manière efficace, il va s’en servir. La lettre d’accompagnement doit mettre en valeur l’intérêt que vous portez à l’entreprise, et surtout les compétences et talents que vous apportez. Autant mettre en exergue à ce niveau les exigences du poste à pourvoir et démontrer l’adéquation entre ce qu’il cherche et ce que vous êtes professionnellement. Ne dites pas du bien de votre CV mais tout le bien que retirera cette entreprise en vous recrutant.
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4 – Adresser la lettre à une personne plus qu’à une entreprise

N’oubliez pas que vous vous adressez à une personne, plus qu’à une entreprise qui en tant que telle n’existe pas. Vous parlez à une femme ou un homme qui la représente, et sera sensible aux égards que vous lui montrerez. Renseignez-vous avant de commencer la rédaction de votre lettre sur son destinataire, trouvez son nom et son prénom et l’intitulé exact de ses fonctions. Rien de plus facile aujourd’hui avec internet, Google et les réseaux sociaux. Cela va de soi, vous ne vous adressez pas de la même manière à un ingénieur et à un psychologue, à un Directeur des ressources humaines et à un directeur général ou à un responsable de recrutement. Ce qui compte, c’est satisfaire le centre d’intérêt du recruteur, répondre à son objectif, et faire écho à sa sensibilité. Si à travers les mots que vous lui adressez, il devine que vous pouvez être un début de solution au problème qu’il a résoudre, c’est gagné.
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5 – Une lettre personnalisée selon la culture de l’entreprise

Il va de soi que vous ne vous adressez pas de la même manière à un recruteur d’un grand groupe qu’à celui d’une start up dans les nouvelles technologies. La culture d’une entreprise conditionne la personnalité des cadres qu’elle recrute. Et cela ne sert à rien de forcer votre nature. A partir de ce que vous savez de la culture d’une entreprise, décidez de la forme de votre candidature. Si vous vous sentez en harmonie, vous ferez facilement passer dans votre message des informations et un ton qui laissent supposer que vous êtes en phase avec la culture de cette entreprise. Pour connaître cette dernière, rien de plus facile que de mener votre enquête sur internet. Un ton direct et décontracté tombera à plat aux yeux du recruteur d’une entreprise à la culture conventionnelle, alors qu’il attirera le jeune patron d’une start up. Le vieux dicton qui se ressemble s’assemble. Votre lettre de motivation est en ce sens votre premier acte d’intégration à l’entreprise.
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6 – Une lettre sans faute

Attention aux cédilles, accents, ponctuations, traits d’union, accords du participe passé avec le verbe avoir… votre lettre de motivation n’est pas un SMS. A l’époque de Google, qui privilégie de plus en plus les sites à contenu éditorial riche et bien écrit, et de Twitter qui vous enferme dans 140 signes, le recruteur considère l’orthographe comme un critère de sélection. Attention, si vous écrivez votre lettre directement sur votre PC et l’envoyez par mail, sur un écran, à plus forte raison si vous êtes l’auteur du texte, vous ne voyez pas les fautes. Imprimez-la et lisez-la, vous verrez tout de suite ce qui ne va pas, ou faites-la relire par un proche. La faute est rédhibitoire à plus forte raison pour un cadre, supérieur ou dirigeant. On ne peut pas confier la responsabilité d’un centre de profit à un cadre qui ne sait pas envoyer un mail correctement écrit à son équipe. Une faute trahit un manque de sérieux, d’organisation et de respect de la langue et du destinataire. Alors relisez attentivement, imaginez que vous correspondiez parfaitement aux exigences du poste à pourvoir, ce serait stupide de le rater juste à cause d’une rédaction négligée. Le plus important : ne dites pas du bien de votre professionnalisme mais tout le bien que retirera l’entreprise à acquérir vos compétences en vous recrutant.
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