Patron polyglotte

Carlos Ghosn  est né le 9 mars 1954 au Brésil dans une famille libanaise. Il vit au Liban  jusqu’à la fin de ses études secondaires et vient en Franc où il intègre l’École polytechnique, puis l’École des mines de Paris. Premier emploi chez Michelin, successivement directeur de l’usine du Puy-en-Velay, responsable du département recherche sur les pneus de véhicules agricoles. Mchelin l’envoie au Brésil, comme responsable des opérations en Amérique du Sud. En 1989, nommé PDG de Michelin États-Unis, il organise l’absorption d’Uniroyal Goodrich et intègre Renault en 1996 comme directeur général adjoint. À partir de 1999, il gère la prise de participation de Renault dans Nissan pour former l’alliance Renault-Nissan. Directeur général, président et PDG  en 2001 de Nissan Motor  au bord de la faillite.

Nissan rentable

Il fait un plan de redressement, réduit la dette et fait renaître la société en moins de 3 ans, dette remboursée et  bénéfice net en hausse de 33 %, Nissan devient un des groupes d’automobile les plus rentables au monde. En Avril 2005, il succède à Louis Schweitzer comme  PDG de Renault. Il met en place un plan de relance  « Renault Contrat 2009 » : vendre 800 000 véhicules de plus avec  26 nouveaux modèles, dont la  Logan MCV, Twingo II et Laguna III ; une marge opérationnelle de 6 % en 2009 et Laguna parmi le top 3 en qualité. Renault et PSA contre attaquent. En 2007, les résultats  se font  attendre, Nissan est toujours profitable. Son plan échoue en juillet 2008 à cause des effets de la crise financière sur l’économie. Il revoit son plan-produit fait une restructuration pour la rentrée 2008. Il renonce avec ses cadres dirigeants à son bonus annuel. Nissan le rémunère en revanche à hauteurs de 8 millions d’euros en 2009.

 La méthode Ghosn

Chez Nissan, il instaure une écoute attentive des salariés pour résoudre les problèmes organisationnels, abolit l’emploi à vie et l’avancement à l’ancienneté. Il explique sa démarche à ses collaborateurs et les motive plus par l’implication que par la rémunération, expliquant   « La réalité de notre marque est la perception que nos clients en ont. » La méthode Ghosn est sérieusement contestée lors du suicide de plusieurs salariés du technocentre Renault, avec des résultats en demi-teinte (recul de 6 % en 2007, retards de la nouvelle Twingo II…) Sa méthode a réussi à redresser de Nissan avec des effets inconnus sur le moyen et le long terme. Son leadership est incontestable : il crée une vision de l’avenir, possède une capacité à comprendre, à concevoir et à proposer une cible telle que l’alliance Renault-Nissan, et permet aux deux marques de rejoindre une cible commune dans la durée. Pour ce polyglotte, il parlerait plus de 6 langues, l’avenir appartient aux entreprises multiculturelles développant des synergies.

Accord pour la flexibilité

Après trois mois de négociation, pour réduire les coûts des usines françaises, par le gel des salaires en 2013, un allongement du temps de travail et une plus grande mobilité, CFDT Renault,  CFE-CGC et FO acceptent plus de compétitivité et de flexibilité. La CFDT demande « un effort d’équité plus significatif de l’ensemble du top management », notamment de son PDG, Carlos Ghosn.  Renault va diminuer ses effectifs de 44 642 salariés à 37 142 en 2016, par des départs naturels non renouvelés et anticipés. Ensemble, les syndicats signataires dépassent les 30% des voix aux élections professionnelles requis pour valider le texte. La reprise du marché automobile européen ne devant avoir lieu qu’en 2020 pour Carlos Ghosn, cet accord est des plus importants.

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Rémunération différée à condition…

La crise du marché automobile exige des sacrifices partagés par tous. Le gel des salaires est appliqué à tous, y compris aux  membres du comité exécutif, Carlos Ghosn payé en 2012  2,79 millions d’euros, soit plus de 20% de sa rémunération globale, accepte, dans la mesure où l’accord est signé, de reporter à 2016  30% de sa rémunération variable perçue au titre de 2012. Ce chantage est critiqué, notamment par le patron de Total et l’Etat actionnaire à 15% ; ce report  correspondant à une goutte d’eau en comparaison des 2,82 millions perçus au titre de 2011, et aux 9,9 millions d’euros reçus de Nissan.

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