1 – Valider la vision commune

Partager un projet d’entreprise ne signifie pas forcément partager une vision ou des valeurs. Imaginez que vous désirez entreprendre dans l’optique de réinvestir dans la recherche et développement, pour croître et devenir un grand compte. Mais imaginez que votre ami et futur associé vise l’enrichissement personnel rapide, une distribution des bénéfices plutôt qu’un réinvestissement, voire une revente pour faire une plus-value. Dans ce cas de figure où deux opposés s’affrontent, vous avez clairement un problème de vision, tant stratégique que pécuniaire alors même que le projet d’entreprise est commun (et l’amitié réelle !). Outre le blocage de la société, vous risquez quelques déconvenues relationnelles.
Dans les faits, plus que le business, plus que l’amitié de longue date, ce sont la vision et les valeurs communes qui constituent le socle d’une collaboration réussie. Faites le point avant d’aller plus loin !

2 – Valider la complémentarité des compétences

Le projet d’entreprise qui réussit est celui qui dispose d’une équipe complémentaire, avec le rôle de chacun bien défini. Dans le cadre d’une association, le schéma courant et gagnant est de voir l’un des associés plutôt commercial, aux commandes des relations et des partenariats, et l’autre associé plutôt technicien, en tant que responsable de production, ou gestionnaire. Dans cette configuration (mais il en existe bien d’autres), chacun gère activité et ses décisions dans son domaine sans empiéter sur les plates-bandes de l’autre. De quoi faire avancer la société plus vite et plus haut sans risquer le désaccord et le blocage.
En synthèse, mieux vaut vous associer avec une personne douée dans son domaine plutôt qu’avec votre alter ego dans la vie personnelle. Faites le point sur les compétences et les ambitions de chacun avant de vous lancer entre amis.
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3 – Le choc des ego et la répartition des pouvoirs

Quand une personnalité estime que faire une concession s’apparente à un acte de soumission de sa part, vous avez affaire à un ego surdimensionné, difficile à gérer dans le cadre d’une relation d’affaires. Si votre ami se bute, rechigne à changer de perspective, son sang-froid sera mis à rude épreuve face aux aléas (et aux montagnes russes) de l’entreprise. Si vous estimez être tous deux des fortes personnalités, il est évident que votre collaboration ne sera pas un long fleuve tranquille. Dans ces cas et globalement si vous avez un doute, le mieux est encore d’entreprendre ensemble, mais en douceur de monter le projet pas à pas, sans vous immatriculer légalement, le temps de vérifier l’accord des caractères et dans la foulée les réelles motivations de chacun.

4 – Parler d’argent dès le début

L’argent et le pouvoir sont au cœur de la relation d’associés, vous devez absolument mettre le sujet sur la table dès le démarrage pour pouvoir évoluer sereinement. Dans une SARL, c’est celui qui apporte le plus de capital qui a le plus de pouvoirs, mais l’associé minoritaire peut rééquilibrer la relation avec des apports en industrie, par exemple. Dans une SAS, vous répartissez les pouvoirs plus librement et indépendamment des finances de chacun. A vous de faire le point, de choisir la structure juridique la plus cohérente. Si vous êtes deux associés et que vous cherchez une égalité stricte, pensez à céder quelques titres à une tierce personne. Elle pourra débloquer les situations conflictuelles en assemblée générale.

5 – Faire un pacte d’associés

Être ami n’enlève en rien la relation d’affaires que vous entretenez en parallèle. Et comme toute relation dans le business, la signature d’un pacte d’associé doit intervenir à la création de l’entreprise. Le document explique expressément les modalités de règlement des litiges divers et variés qui peuvent survenir entre vous au cours de la vie de la société. En cas de problème, vous serez légalement obligé de suivre les règles du pacte, toute considération personnelle mise à part. Il s’agit d’une vraie protection juridique, un peu comme un contrat de mariage en cas de divorce.

Business et amitié : oui ! à conditions de …

En conclusion, entreprendre entre amis peut être une belle aventure couronnée de succès si vous prenez les devants en cadrant la relation dès le début, en donnant une place à chacun, en créant des règles qui conviennent à tous. Enfin, une dernière clé pour maintenir son amitié est peut-être de réussir à prendre de la hauteur dans les moments difficiles, de ne pas se sentir personnellement visé par une décision ou un éventuel dérapage de l’un ou de l’autre. Business et amitié : oui, si vous anticipez pour vous protéger !
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