Marie Ekeland, investisseuse de la première heure dans Criteo et fondatrice de France Digitale, est une business angel renommée dans cet univers si masculin de la finance et de l’entrepreneuriat. Voici son parcours.

Les débuts de Marie Ekeland dans l’informatique

Marie Ekeland, parisienne de souche, fille d’un mathématicien, a commencé par suivre les traces de son père en suivant des études d’informatique et de mathématiques à l’université Paris-Dauphine. Diplômée en 1995 à seulement 22 ans, la jeune femme est embauchée comme développeuse informatique auprès de la banque d’affaires JP Morgan Chase à New York.

Cette première expérience contribue à aiguiser son flair pour identifier les meilleures entreprises du numérique. En 1998, après avoir découvert une appétence pour la finance et l’économie, Marie Ekeland s’octroie une année supplémentaire d’études en analyse et politique économique à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris.

Une entrée dans le monde de la finance et du capital-risque

Au début des années 2000, le réseau banque-finance que Marie Ekeland s‘est forgé à New York lui ouvre les portes de Crédit Agricole Private Equity ; sa carrière d’analyste financière et de capital-risqueuse est lancée, elle rencontre Xavier Lazarus, à l’époque fondateur d’un tout nouveau fonds de capital-risque dédié à l’économie numérique appelé Elaia qui lui propose de s’associer.

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L’investissement qui propulse Criteo au rang de licorne

En 2006, c’est avec Elaia que Marie Ekeland effectue cet investissement mythique au capital de la startup française Criteo, investissement qui rendra le fonds et l’entreprise très célèbres et permettra à cette dernière de rejoindre le club très fermé des licornes mondiales avec Airbnb, Uber ou encore Pinterest (Criteo propose un outil de reciblage publicitaire très connu des professionnels de la communication digitale).

Marie Ekeland est la fondatrice de France Digitale

A partir de là tout s’enchaîne. Marie Ekeland est nommée administratrice de Showroomprivé.com et de Parrot, et en 2013, son fonds Elaia récupère 60 fois sa mise lors de l’introduction de Criteo au NASDAQ. En 2012, elle cofonde avec Marc Menasé la célèbre organisation France Digitale. Ce lobby est destiné à faciliter les liens entre les entrepreneurs et les investisseurs, mais aussi à développer l’écosystème startup à travers ses nombreuses structures associatives régionales. Aujourd’hui, France Digitale est une organisation extrêmement active et un réel succès, à l’initiative de multiples événements entrepreneuriaux et coding challenges (concours de code), notamment via ses associations en région.

Plus de 150 millions d’euros dès la création de Daphni

En 2015, Marie Ekeland monte son propre fonds de placement appelé Daphni pour qui elle récupère rapidement plus de 150 millions d’euros de gros investisseurs tels quel Darty, Société Générale, Fnac…  La première opération de Daphni va à la startup Agricool, un concept de ferme urbaine né à Paris.
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Un passage éclair à la présidence du Conseil national du numérique

En 2017, après avoir été membre du Conseil national du numérique, Marie Ekeland est nommée Présidente pour succéder à Mounir Mahjoubi, mais elle fera un passage éclair à ce poste (du 11 au 19 décembre 2017), démissionnant pour désaccord sur les personnalités annoncées pour composer son équipe de travail.

Repenser l’économie vers l’éthique et la durabilité

Aujourd’hui, Marie Ekeland compte dans le secteur du numérique et du capital-risque, la business angel expliquant avoir intégré la notion d’éthique et de durabilité dans ses choix d’investissements, elle appelle tous les acteurs, y compris elle-même, à repenser l’économie dans son ensemble. Vous pouvez la suivre sur Twitter via Marie Ekeland  @bibicheri