Dans son rapport d’activité 2013* qui vient d’être publié, l’Unédic dresse un portrait des  2 565 200 allocataires d’indemnités de chômage comptabilisés fin 2013. Il en ressort que la moitié des allocataires sont au chômage après la fin d’un contrat court (fin de CDD ou mission d’intérim) et que 1 allocataire sur 2 travaille chaque mois en activité réduite. Ce rapport identifie également six profils types qui rendent compte de la diversité des situations de chômage indemnisé. Nous les reproduisons ci-dessous.

1 – Les licenciés

Ils représentent 648 100 personnes, soit 25,3% des allocataires. Les licenciés ayant perdu un contrat à temps plein sont plus âgés que la moyenne des allocataires : 33% ont plus de 50 ans (contre 21% pour l’ensemble des allocataires). Ce groupe est majoritairement masculin (57,9%) et plus souvent confronté au chômage de longue durée : près d’1 personne sur 3 est indemnisée depuis plus d’un an (32,9%). Ces personnes ont plus fréquemment travaillé plus de 2 ans que l’ensemble des allocataires (80,4% contre 47% dans l’ensemble).

2 – Les temps partiels

Les allocataires issus du temps partiel représentent 585 500 personnes, soit 22,8% de l’ensemble. Ils constituent un groupe féminin à 73% contre 48% pour l’ensemble des allocataires. Plus de la moitié sont au chômage après une fin de CDD (56%). Ils sont moins diplômés que la moyenne : 80% n’ont pas fait d’études supérieures (75,1% pour l’ensemble des allocataires).

3 – Les fins de CDD à temps plein

Ils représentent 19,5% des allocataires, soit 499 800 personnes et sont plus jeunes que la moyenne : 35,8% ont moins de 25 ans contre 17,8% dans l’ensemble. Ils ont des droits plus courts : 46% d’entre eux ont moins d’un an de droits aux allocations. Il sont également moins indemnisés que la moyenne (84,6% depuis moins d’un an contre 76,8% dans l’ensemble).

4 – Les intérimaires

Les intérimaires représentent 13,4% des allocataires (344 500 personnes). Ils composent un groupe essentiellement masculin à 73,1% (contre 52% pour l’ensemble des allocataires) et plus jeune (20,2% ont moins de 25 ans contre 17,8% dans l’ensemble). Les intérimaires ont plus souvent suivi une formation d’enseignement professionnel technique : 44,6% ont un CAP-BEP (contre 36,6% pour l’ensemble des allocataires). Ils ont des droits plus courts : 61,4% ont travaillé moins d’un an avant d’être indemnisés.

5 – Les ruptures conventionnelles et départs volontaires

Les allocataires après une rupture conventionnelle ou un départ volontaire représentent 12% des allocataires, soit 307 900 personnes. Ils forment un groupe légèrement plus masculin que la moyenne (54% d’hommes). Les 25-49 ans y sont sur-représentés à 71% (contre 61,6% sur l’ensemble des allocataires). Ils sont davantage diplômés : 35,6% ont fait des études supérieures contre 24,9% pour l’ensemble des allocataires et bénéficient de droits plus longs que la moyenne : 4 personnes sur 5 ont travaillé au moins 2 ans avant d’être au chômage (47% pour l’ensemble des allocataires).

6 – Les intermittents du spectacle

Les intermittents du spectacle sont moins nombreux que les autres catégories : ils représentent 3,6% des allocataires, soit 91 800 personnes. Ils sont en majorité des hommes (67,3% contre 52% pour l’ensemble des allocataires). Ils sont principalement en Ile-de-France (48,7% contre 17,7% pour l’ensemble des allocataires). Les intermittents du spectacle sont plus diplômés : 32,7% d’entre eux ont un niveau supérieur ou égal à Bac +3 contre 12,7% pour l’ensemble. 78,4% ont entre 25 et 49 ans (contre 61,6% pour l’ensemble).

A noter que certains allocataires n’ont pas pu être classés dans cette étude car leur situation correspond à d’autres ruptures de contrat à temps plein : ils représentent 87 600 personnes, soit 3,4% des allocataires.

* Pour lire le rapport d’activité 2013 de l’Unédic, cliquez ici.




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Sophie Lhameen
Sophie Lhameen, journaliste multimédia (web et print), a travaillé pendant 15 ans comme journaliste spécialisée sur l'Afrique avant de devenir en 2008, rédactrice en chef adjointe du magazine Le MOCI (Moniteur du commerce international) jusqu'en janvier 2013. Ses centres d'intérêt : l'entreprise, le management, les ressources humaines, l'emploi, l'économie, l'intelligence économique et de l'international. Google+