Le marketing dirige le projet : FAUX

Le projet de digitalisation implique par nature plusieurs secteurs de l’entreprise. Il est préférable de rechercher comme sponsor un responsable métier dont le secteur est le plus concerné, ce qui permet d’impliquer les managers de l’entreprise, et évite qu’ils ne se déchargent de leurs responsabilités.

Le projet Digital est un projet technique : FAUX

Le projet de Digitalisation implique une remise en cause des infrastructures et des plates-formes techniques existantes. Avant toute chose, il consiste à reconsidérer la façon de faire le business ; il faut donc passer en revue tout le cycle de création de la valeur et s’interroger étape par étape sur son aménagement, la suppression ou la création de nouveaux fonctionnements.  Oui, il y aura une composante technique, mais l’essentiel se situe dans la capacité à repenser son business.
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Le projet Digital prend sa source dans la stratégie : VRAI

Le changement implique plusieurs secteurs de l’entreprise. Pour garantir la cohérence des changements et la cohésion du nouveau système, il faut disposer d’une stratégie qui décline un plan sur chacun des secteurs concernés, et évite des effets antagonistes.
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Les solutions techniques sont complexes : FAUX

Selon le principe qui veut que ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, la solution technique doit rester simple, évolutive et facilement maintenable. Les « usines à gaz » ne peuvent pas mener au résultat escompté. Même si, lors de sa mise en œuvre initiale une solution complexe répond au besoin, elle ne permettra pas le caractère d’évolutivité souhaité, ni la facilité de maintenance.

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La solution mise en place coûte cher : FAUX

La mesure du coût de la solution doit s’analyser en intégrant toutes ses composantes depuis la conception, l’élaboration, le design, le coding, les tests, jusqu’à la mise en production, ainsi que les coûts de maintenance, sans oublier ceux d’infrastructures et de Télécoms. Il s’analyse en prenant en compte l’investissement réalisé et la valeur ajoutée générée, la différence entre cette dernière et l’investissement permettant d’apprécier l’effort consenti.
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La digitalisation c’est « la guerre des étoiles » : VRAI et FAUX

Le projet a pour effet de mettre en place une solution de bout en bout qui supporte la nouvelle stratégie et délivre la valeur ajoutée escomptée, qui soit exécutable depuis n’importe où, à partir de n’importe quel outil / terminal. La transformation à réaliser s’analyse par la longueur et la complexité du chemin qui sépare le point de départ et la cible. L’appréciation dépend de la qualité du point de départ et de la cible retenue : moins le SI existant est performant et plus le saut à réaliser semblera important. Le projet de digitalisation doit être une bonne occasion de remettre à plat le système d’information et l’infrastructure qui le supporte.
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La clé pour réussir la digitalisation,  c’est un trinôme : VRAI

Le projet doit être mené conjointement par trois personnes : un Directeur métier, un responsable de projet et un membre de la Direction Générale. La représentation de la Direction Générale au sein du projet est essentielle pour que les modifications nécessaires soient mises en œuvre et que le projet ne s’autocensure pas ou que les baronnies ne brident la créativité.  La responsabilisation des métiers est également une condition du succès pour garantir que la solution bâtie apporte la meilleure adéquation entre les contraintes techniques, les coûts et la couverture des besoins, et s’assurer de la bonne prise en charge de la conduite du changement.
Le responsable de projet doit être choisi pour son expérience en gestion de projet de même envergure hors de la hiérarchie (un  acteur externe prend ses décisions sans parti pris, quel qu’il soit) et pour son aptitude à trouver des solutions à des problèmes qui n’ont pas encore été rencontrés.

Un projet Digital impose la méthode AGILE : VRAI

La méthode AGILE se caractérise par :
– une conception menée conjointement par utilisateurs finaux, responsables métiers et équipes de développement ;
– des itérations de développement courtes qui montrent la solution au fur et à mesure de sa construction ;
–  la notion de changement, partie intégrante de l’approche, pour épouser au plus près le besoin.
Comme le projet va modifier fortement le Business, voire le recréer, il est nécessaire de travailler avec une méthode qui associe au plus près les gens du métier, afin d’intégrer les ajustements tout au long du développement et ne pas réaliser le coding sur la base d’un cahier des charges figé à l’issue de la phase de définition des besoins.
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Gil Develey, Paris
Gil Develey est directeur général en société de services et de conseil. Il a développé une expertise dans le domaine de la transformation des entreprises et la direction de grands programmes en gérant des budgets d’investissement de plus de 140 millions d’euros. Depuis 1994, il a passé quinze années sur des affectations en Europe, en Asie et aux USA. Sa carrière professionnelle couvre tous les domaines de la grande distribution et de la supply chain. Depuis 2000, il s’est spécialisé dans le secteur de la finance : banque de détail (fusion de 1600 agences), institutions européennes (Banque européenne d’investissement) et administrations fiscales (ministère des Finances bulgare).