Les “Millennials” se voient travailler à leur compte

S’appuyant sur un panel de plus de 7 800 personnes nées après 1983, dans 26 pays à travers le monde, le résultat est sans appel : 70 % de ceux que l’on nomme les « Millennials », ne s’identifient pas au modèle traditionnel de l’entreprise et se verraient plutôt travailler à leur compte. Cette génération, qui s’impose déjà dans plusieurs secteurs, dont celui de la technologie, et qui représentera 75 % des effectifs professionnels mondiaux d’ici 2025, aspire à travailler pour des entreprises qui encouragent l’esprit d’innovation, développent leurs compétences et souhaitent les voir jouer un rôle positif dans la société. Selon l’étude, les membres de la Génération Y estiment qu’à l’heure actuelle, les entreprises ne mettent pas tout en œuvre pour développer leurs compétences en matière de leadership et renforcer leur potentiel, alors même qu’ils ne sont pas enclins à attendre d’accéder à des postes supérieurs.

Les jeunes Français sévères à l’égard de l’entreprise

Les jeunes Français de la génération Y sont moins convaincus que la moyenne mondiale de l’impact positif des entreprises sur la société (65% contre 74%). Ils sont nettement plus nombreux à penser que créer des emplois doit être le premier objectif, à la fois du monde des affaires (55 %, soit + 14% que la moyenne), et des pouvoirs publics (43 %, soit 11% de plus que la moyenne). Globalement, les jeunes Français sont plus sévères que leurs homologues lorsqu’ils évaluent le comportement des entreprises : 36% seulement (contre 54%) estiment qu’elles ont un comportement éthique et durable et 44% (contre 56 %) pensent que les leaders sont véritablement impliqués dans la recherche d’une société meilleure.

Ils ont également une vision moins positive sur les dirigeants actuels quant à leur capacité à développer les compétences des jeunes en matière de leadership (37% contre 49%) et la créativité de leurs collaborateurs (32% contre 45%). Pour autant, ils ne sont que 52% à envisager de travailler de façon autonome et quitter l’environnement de travail proposé par les entreprises aujourd’hui (contre 70% en moyenne dans le monde).

Les générations Y et Z plus positives en 2018

Selon les enquêtes des deux dernières années, les générations Y et Z se montraient plus en plus positives au sujet de la motivation et de l’éthique des entreprises. Les millennials estiment que l’influence des dirigeants d’entreprise sur le monde est plus importante que celle des chefs d’Etat. Les membres de la jeune génération recherchent des expériences enrichissantes qui leur permettent de conjuguer travail, plaisir, apprentissage et indépendance, dans des organisation qui offrent une vraie culture d’entreprise, basée sur des équipes variées, l’inclusion et la flexibilité. Pour la nouvelle génération l’Industrie 4.0 impactera favorablement leur environnement de travail. Quant aux nouvelles technologies, elles vont leur apporter plus de valeur ajoutée et de créativité, et les dispenseront de tâches rébarbatives.

L’enquête Deloitte sur les millénium est basé sur l’opinion dans 36 pays de 10 455 Millennials (nés entre janvier 1983 et décembre 1994) travaillant à temps plein dans de grandes entreprises du privé, auxquels s’ajoutent les réponses de 1 844 génération Z d’Australie, Canada, Chine, Inde, Royaume-Uni et des États-Unis (nés entre janvier 1995 et décembre 1999, travaillant à plein temps ou partiel.



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Sophie Lhameen
Sophie Lhameen, journaliste multimédia (web et print), a travaillé pendant 15 ans comme journaliste spécialisée sur l'Afrique avant de devenir en 2008, rédactrice en chef adjointe du magazine Le MOCI (Moniteur du commerce international) jusqu'en janvier 2013. Ses centres d'intérêt : l'entreprise, le management, les ressources humaines, l'emploi, l'économie, l'intelligence économique et de l'international. Google+