Quoi ? Se connaître est effrayant !

Se connaître soi-même en entreprise, pour le moins une idée farfelue : rien à gagner en termes de valeur ou du cours de l’action, et un risque grand de perdre pied. Si le cadre se découvre, que va-t-il trouver sous la couverture ? Des parties magnifiques de sa personnalité ou d’étranges incohérences bien tapies dans l’ombre de la caverne, pardon de la couverture ? De plus, ses incohérences peuvent avoir la consistance de la boue, à force de remuer, le cadre se retrouve tout éclaboussé. Imaginons, un instant, un dirigeant entreprenant cet exercice devant tout le comité de direction… Enfin, ce qu’il y trouve est-il réel ? Après tout, celui qui cherche est le seul – avec son éventuel conseiller – à voir quelque chose danser là-dessous, l’intime de soi ? Le conseiller peut profiter de l’exclusivité pour prendre le dessus sur le cadre ou bien toute l’entreprise… Ce dernier peut aussi se sentir seul car sa vérité sociale d’avant ne tient plus pour lui mais les autres y sont encore. Pour paraphraser Simon Sinek : “Et la majorité, cynique, dit «Nous ne vous croyons pas. Nous n’en voulons pas. Nous n’aimons pas. Vous nous faites peur.» ” ou un arrière-goût de « Thriller »…

Pourquoi se connaître si cela ne sert à rien…

Les bénéfices attendus d’un travail de connaissance de soi en entreprise sont généralement : « posture », leadership, influence, communication et confiance. Pour la posture, suffisent un grand fauteuil, un bureau option fenêtre et deux doigts pour taper le clavier. Le cadre sceptique rétorque généralement qu’il suffit de connaître les techniques de communication, et de les appliquer pour obtenir les mêmes bénéfices. D’autres plus astucieux rappellent que la confiance n’a jamais été un basique nécessaire dans les entreprises. L’expérience me l’a en effet montré, à mon grand désarroi, certaines entreprises fonctionnent très bien dans la terreur, l’incohérence, le b…. ou sur d’autres bases toutes aussi épicées. Elles peuvent même générer des bénéfices… et longtemps ! Ici, le cadre doit surtout apprendre à survivre ou à s’imposer dans ces jeux de pouvoir. Quelques techniques feront-elles l’affaire ?
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Comment ? Faîtes ce que je dis et pas …

Mais alors cette connaissance ? Exit de l’entreprise ? Socrate, cette fois, va nous la sauver : « Sois ce que tu veux paraître ». L’ennemi n°1 du charisme et de la confiance du cadre dirigeant s’appelle « incohérence » : « faites ce que je dis… » Incohérent, le dirigeant revient de formation et applique des techniques, des concepts ou des paroles, mais n’a pas saisi ou incarné le sens : il parle tout le temps d’écouter. Très vite, ses collègues s’en amusent : « Chef, tu reviens de formation ? ». A la maison, le parent hurle à son enfant de ne pas faire de bruit… L’habitude, l’urgence, le groupe font pression, et les anciennes habitudes de reprendre le dessus. A l’échelle de l’entreprise, l’incohérence a un dicton : « le cordonnier mal chaussé » : une école de management mal managée, une entreprise de service où le personnel se critique mutuellement.
A contrario, la cohérence invite, par exemple, un cabinet de conseil en organisation à se réorganiser souvent. Et cette incohérence a un coût : « la destruction de la confiance ». La confiance détruite se traduit en message confus, affaires en moins, processus en plus, surcharge de contrôle, créativité perdue et des tonnes de démotivation. Certes, une entreprise incohérente peut faire du chiffre, mais quel est le prix ? Et le manque à gagner ? Et les opportunités ratées ? Avec plus de confiance, nous pourrions arriver à l’aéroport seulement 20 mn avant le départ du vol. Si la cohérence entre « être » et « paraître » est économique, comment, pour un dirigeant, l’obtenir ? Il semble indispensable de connaître « être » et « paraître » pour les mettre en cohérence. Il faut ouvrir la boîte de Pandore. Et de citer intégralement Socrate: « connais-toi toi même et tu connaîtras les dieux et l’univers ». Une seule vaste question reste : comment procéder ?
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