Une attitude encouragée et valorisée

Dans certaines professions, être un emmerdeur fait presque partie du job. Entendez par là, pour être bon, efficace, il faut se montrer fin négociateur, revenir sans cesse à la charge pour obtenir ce que vous voulez… etc. Une attitude encouragée dans les métiers en contact avec les clients où la compétition est vive (vente, conseil, …). A condition d’être habile pour ne pas froisser et braquer votre interlocuteur, en vous montrant trop tenace ! Etre un emmerdeur peut également permettre de vous distinguer par le haut. Dans une société qui valorise la compétitivité et la ténacité, les comportements désagréables sont souvent perçus comme des signes prometteurs. Comme une valeur ajoutée, on présume le casse-pied plus compétent que son homologue « docile ».  Cela peut même être payant, au sens propre ! Des scientifiques en ont apporté la preuve. Une étude comparative américaine (“Les hommes et les femmes sympas finissent-ils toujours derniers ?”)  le révèle, les emmerdeurs gagnent en moyenne près de 18 % de plus que les hommes agréables !
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L’ultime moyen de se faire entendre

Taper du poing sur la table s’impose également lorsque personne ne vous écoute ou ne vous voit… Il faut parfois marcher sur les pieds des autres, sans quoi, ils marcheront sur les vôtres ! Un manager est souvent perçu comme un emmerdeur par ses collaborateurs, parce qu’il fixe les règles et recadre si nécessaire. Mais être casse-pied constitue aussi un moyen de tirer la sonnette d’alarme. En revenant toujours à la charge, vous attirez l’attention. En cause le plus souvent : le manque de reconnaissance. Les sondages à ce sujet se suivent et se ressemblent : une majorité de salariés français considèrent qu’ils sont mal récompensés des efforts qu’ils fournissent. Si rien ne change, les casse-pieds pourraient donc proliférer !
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Adaptez votre comportement
à votre interlocuteur 

Au-delà des circonstances, être casse-pied se révèle particulièrement efficace face à certains profils extravertis ou qui ont besoin d’être boostés. Grâce à votre insistance, vos remarques, votre management plus directif, vous les poussez à se dépasser, à améliorer sans cesse leurs performances. Quel sportif n’a pas comparé son coach à un emmerdeur ?! Mais oubliez cette attitude avec des introvertis car ils auraient l’impression d’être agressés et se renfermeraient sur eux-mêmes. Idem pour les employés ou managers habituellement très autonomes, votre comportement générait du stress ou du conflit, car ils apprécient justement qu’on ne soit pas tout le temps derrière eux.
Dans tous les cas, gare à ne jamais franchir la ligne jaune ! Quel que soit votre message, veillez à toujours rester courtois, prévenant, souriant, … La persévérance n’exclut pas le respect ! Pour être efficace, vos paroles doivent être réfléchies, anticipées.
Etre un emmerdeur, une tactique à double tranchant à manier avec précaution.
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