Comment expliquer que si peu d’ingénieurs accèdent au poste de PDG d’une entreprise par rapport aux directeurs marketing ou financiers ? Pourtant les ingénieurs possèdent des qualités qui pourraient leur permettre de devenir PDG comme des capacités d’analyse et de résolution des problèmes ou de prendre des risques calculés. Que leur manque t-il ? Un article* du site Business Chai avance trois raisons qui peuvent expliquer cela. Nous en reprenons les grandes lignes.

1 – Trop focalisés sur la production

Les ingénieurs restent pour beaucoup focalisés sur l’aspect production alors que le rôle d’un PDG est orienté vers la notion plus globale de profit et de gestion de l’ensemble des départements d’une société. Les ingénieurs vont rester très attachés à cet aspect production (où ils peuvent se révéler comme de grands visionnaires technologiques) mais vont avoir du mal à se positionner dans une position de leadership sur tous les autres départements de l’entreprise. Une exception à cette règle : dans 90% des entreprises technologiques crées par des ingénieurs visionnaires, ceux-ci ont su s’imposer aux commandes pour en faire des succès mondiaux (tout le monde connaît les exemples de Narayan Murthy, Steve Jobs, Bill Gates, ou Henry Ford).

2 – Manque de compétences en management

Les ingénieurs sont souvent perçus comme manquant de compétences dans le domaine du management de ressources humaines au contraire de directeurs marketing ou financiers. Ils sont plus habitués à gérer le développement d’un produit que celui de personnes. Le fait d’avoir de grandes connaissances techniques peut être parfois un obstacle pour développer des compétences dans les domaines administratif, financier, marketing ou psychologique qui sont indispensables pour être un bon PDG.

3 – Pas de formation au leadership

Lors de leur formation, les ingénieurs ont peu de cours en matière de leadership ou de communication, ce qui ne leur donne guère une mentalité pour développer des affaires. De ce fait, les ingénieurs deviennent pour beaucoup des “micro-managers” et ne peuvent montrer leur potentiel pour devenir PDG. Pour diriger une entreprise, il faut être capable de s’adapter rapidement à de nouveaux environnements économiques et de savoir expliquer les changements de stratégie. Trop souvent les ingénieurs restent cantonnés dans des fonctions où on leur demande d’atteindre simplement les objectifs fixés.

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Sophie Lhameen, journaliste multimédia (web et print), a travaillé pendant 15 ans comme journaliste spécialisée sur l'Afrique avant de devenir en 2008, rédactrice en chef adjointe du magazine Le MOCI (Moniteur du commerce international) jusqu'en janvier 2013. Ses centres d'intérêt : l'entreprise, le management, les ressources humaines, l'emploi, l'économie, l'intelligence économique et de l'international. Google+