Chaque recherche d’emploi, pour chaque métier, se déroule selon des cycles spécifiques. A certains moments vous pouvez avoir deux ou trois entretiens dans la même semaine. A d’autres moments, il peut se passer une semaine ou deux sans que vous ayez un seul appel, un seul email. Bien que ce soit frustrant, c’est une facette normale du processus. Mais jusqu’à un certain point.

Avez-vous le sentiment que vos périodes d’inactivité rallongent ? La source de pistes potentielles est-elle en train de se tarir ? Avez-vous des difficultés à identifier des opportunités alignées avec votre projet ? Vous obtenez des entretiens, mais vous n’obtenez pas le contrat ? Si la réponse est oui à plusieurs de ces questions, il est probable qu’il vous fasse changer d’approche dans votre recherche d’un poste. Voici trois idées pour le faire tirées d’un article du site Careerrealism.com.

1 – Soyez opportuniste

Fouillez les jobboards pour trouver des postes spécifiques à votre périmètre de compétences sans nécessairement trouver la niche idéale pour vous. Cherchez des postes restant à pourvoir au-delà de 30 jours (ce peut être des postes auxquels vous avez déjà postulé). Ensuite, regardez si vous pouvez identifier au sein de l’entreprise qui a lancé cette offre un contact pertinent, développez un « pitch commercial » et offrez votre expertise sur la base d’un CDD/intérim.

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Cette approche du “qui n’essaye rien n’a rien” pourrait vous procurer dans un premier temps un revenu complémentaire, étendre votre réseau de contacts dans votre domaine d’activité, et si vous êtes très chanceux et que vous délivrez un travail de grande qualité, l’entreprise pourrait s’apercevoir qu’elle ne peut plus se passer de vous. C’est une stratégie à bas risque avec un retour sur investissement potentiellement élevé – mais qui n’est pas idéale si vous avez un seuil de tolérance aux refus insuffisant.

2 – Identifiez des entreprises qui vous plaisent

Cessez de penser à votre recherche en termes d’identification de postes à pourvoir dans les annonces et de dépôts de candidatures. Mettez plutôt un cadre à votre recherche en identifiant les entreprises pour lesquelles vous souhaiteriez travailler. Détectez les contacts clés dans votre zone d’expertise –certains que vous connaissez peut être déjà par l’intermédiaire d’une association professionnelle dont vous êtes membre, ou un ami ou ancien collègue qui peut faire les présentations.

Construisez un réseau solide, mutualisé en commençant par proposer vos services de conseil dans la résolution d’un problème professionnel. Quand le moment est venu, vous pouvez faire savoir que vous pourriez être intéressé par l’idée de travailler dans l’entreprise si une demande pour vos compétences se présente. Ce n’est certes pas une stratégie court terme, mais à la longue vous pouvez obtenir un contact interne clé voulant et pouvant vous servir de référent lorsque le poste pertinent s’ouvre. Vous donnant donc une longueur d’avance par rapport à vos concurrents qui ne sont pas introduits.

3 – Soyez réaliste

Réfléchissez à la raison pour laquelle votre recherche n’a pas abouti et demandez-vous si vous êtes objectif quant à votre expertise et/ou vos attentes. Serait-il possible que vous ayez tendance à vous surévaluer ? Cette mise en question est difficile mais peut être une auto-évaluation nécessaire pour avancer.

Faites une recherche en ligne des postes qui vous intéressent le plus. Recherchez les compétences-clés requises sur la plupart des annonces pour ces postes, et établissez-en  la liste. Une fois que vous avez fait cela, comparez soigneusement ces compétences agrégées à votre propre « background ». Avez-vous le diplôme requis ? Etes-vous en-deçà ou au-delà de l’expérience demandée ? Avez-vous toutes les compétences nécessaires en termes de leadership ? Si c’est le cas, vous pouvez vous sentir plus à l’aise, car vous saurez que vous jouez dans la bonne cour de récréation. Dans le cas contraire, il se peut que vous deviez envisager un plan long terme pour acquérir la formation, les compétences et l’expérience qui vous manquent.

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Après avoir été dans une première vie assistante de président dans le BtoB et le BtoC, Anne à 44 ans réussit une reconversion professionnelle pour être responsable en ressources humaines. Après 7 ans d’exercice en entreprise, elle exerce aujourd’hui en freelance comme DRH en temps partagé. Trilingue (anglais, néerlandais et français), au service du dirigeant, son challenge est le changement pour le bien-être des salariés. Parmi ceux qui disent mettre l’homme au coeur de l’organisation, combien le font ? Manager les hommes se résume en trois mots : empathie, fermeté et exemplarité. Elle prépare sa troisième vie en écrivant des articles et en commençant une thèse de doctorat…