Le bonheur professionnel n’existe pas

Des entreprises appellent la DRH, la directrice du bonheur, il va donc y avoir des cadres de plus en plus heureux. Plusieurs questions se posent : votre bonheur dépend-il uniquement de la DRH ? Et avant tout, qu’appelez-vous le bonheur dans le travail :
Etre bien payé ?
Occuper le poste qui correspond à vos ambitions ?
Exercer un pouvoir sur les choses ?
Diriger des collaborateurs ?
Conquérir un marché ?
Faire gagner de l’argent à votre entreprise ?
Etre apprécié par votre supérieur hiérarchique  ?
Gagner suffisamment et rentrer chez vous pour dîner avec vos enfants ?
Inventer un nouveau produit ou service ?
Vous sentir indispensable ?
Etre chassé par un cabinet pour un concurrent ?
Transmettre du savoir à des collaborateurs ?
Travailler avec engagement ?
Etre un exemple ?

Où se trouve votre bonheur : en fait il est dans toutes ces propositions et dans aucune.

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Gérer des contradictions ne peut pas rendre heureux

Selon une étude menée par Sonja Lyubomirsky, professeur d’université  de Californie, le bonheur d’un être humain est déterminé à 50% par son capital de départ, 40% par son engagement personnel et 10% par les circonstances extérieures. Ces dernières recouvrent par exemple tout simplement le fait d’être actif ou chômeur, bien payé ou modestement rémunéré, en bonne ou mauvaise santé, vivre dans un pays en crise économique ou pas, payer des impôts…  De nombreuses analyses scientifiques le démontrent : même plus diplômé, plus haut dans la hiérarchie, plus puissant, mieux rémunéré, vous ne jouirez pas obligatoirement d’un bonheur plus élevé que le cadre middle management ou l’employé.  50% c’est  votre ADN de bonheur de départ que vous ne pouvez pas changer, au même titre que les éléments extérieurs qui vous sont imposés. Restent les 40% qui dépendent de votre comportement, sur lesquels vous pouvez agir à condition de vous débarrasser de certains croyances  qui vous empêchent d’atteindre cet épanouissement.

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Le bonheur professionnel se cherche comme une île au trésor

Comme un trésor caché dans l’île au trésor, le bonheur est quelque part dans le marché de l’emploi, vous devez le débusquer, vous battre pour le prendre avant un autre… Pas si sûr que cela, votre équilibre n’est pas un état à trouver comme ultime étape d’une chasse au trésor, il n’y a pas de terre promise, on dit bien pauvre comme Job, c’est plutôt un comportement à adopter et à adapter tout au long de votre vie active.

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Le bonheur, c’est changer d’entreprise, de métier ou de région

Arrêtez de vous bercer de douces illusions avec des « Je serai plus heureux, si j’étais dans une entreprise plus dynamique », « Si je travaillais dans un secteur plus moderne », « Si je partais travailler sur le Côte d ‘Azur »… En pensant ainsi vous vous trompez vous-même, vous êtes dans les 10% de circonstances extérieures, en changeant vous emmenez avec vous votre mal être ou votre bonheur dans une autre entreprise, un autre secteur ou une autre région.

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Vous êtes bien ou mal dans vos pompes

Encore une croyance, certes vous disposez de votre ADN, de votre capacité à être équilibré, épanoui, courageux, serein…mais l’équilibre, le bonheur professionnel, le plaisir de travailler dans une entreprise qui vous va bien, cela s’apprend, s’éduque et se dompte. A force de travail, de réflexion sur soi-même, d’effort de changements de comportement vous arrivez à des résultats très satisfaisants en gardant un équilibre de vie. La bonne nouvelle, c’est que cela s’apprend, puisque pour une grande part tout dépend de votre comportement, et que vous devez à adapter tout au long de votre vie active. Votre puissance ne sert à rien si vous ne vivez pas dans un réseau social auquel vous apportez beaucoup, votre bonheur peut vous échapper mais vous le retrouverez à force d’endurance, jour après jour, pendant des années, bien sûr il vous faut une mentalité de croissance pour voir l’échec comme une façon de grandir, les pertes comme des défis, les revers comme des opportunités, alors avec un tel état d’esprit, tout est possible.
Dans tous les cas, pour mettre en phase votre vie active avec vos valeurs, la seule question à vous poser est de savoir pourquoi vous travaillez. Et si vous réussissez dans votre travail et bénéficiez d’une superbe rémunération, tout n’est pas gagné car il vous reste encore à jouir d’une bonne santé, et d’échanger affection et amour, sans lesquels vous ne serez pas heureux.

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