1 – Rater votre arrivée

Au théâtre le spectateur juge en 3 secondes, ce n’est pas différent dans votre vie professionnelle. Arrivez d’un pas hésitant ou lourd, bien claquez la porte et baissez les yeux voire la tête. Quand j’ai joué au festival Off d’Avignon la première fois, je tremblais de peur dans les coulisses. Me voyant me décomposer, le metteur en scène m’a poussée sur scène où j’ai fait une entrée fracassante – moins une avant de m’évanouir. Le reste s’est mis en place tout seul – enfin vous voyez ce que je veux dire.

2 – Présenter patte noire

Jetez bien votre main pour serrer celle de l’autre : patte molle ou patte dure, arrangez-vous pour que le contact soit désagréable. Surtout, ayez l’air d’être déjà à autre chose quand vous serrez la main, regardez ailleurs par exemple par terre. En tant que coach féminin, j’ai l’habitude de me faire broyer la main droite dans une démonstration de force inutile. Celui qui aura la plus longue sera forcément l’autre puisque je n’en ai pas. Et je dois en gros résister à mon envie de fuir cet échange. La poignée de main doit partir du cœur et être agréable.

3 – Dépareiller vos vêtements

Mettez des vêtements qui ne vont pas ensemble, qui ne sont pas cohérents : ainsi, on ne verra que votre cravate quand vous parlez ou bien vos chaussures. Pour faire encore mieux, agitez vos mains ou jouez nerveusement avec un crayon. Les vêtements reflètent votre cohérence ou votre imposture. J’ai vu chez un client une femme, directrice comptable, très bien habillée mais façon artiste ou créateur de mode. Pendant toute la durée de notre conversation dont je ne me souviens absolument pas, je me suis demandée ce qu’elle voulait dire avec ses vêtements. Certes, « l’habit ne fait pas le moine » mais si on voit votre tenue plus que l’on n’entend vos mots, la conversation est mal partie…
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4 – Parler tout le temps

C’est bien connu, les êtres qui dominent monopolisent la parole. Parlez non stop, très vite et partez quand vous avez fini. Une cerise sur le gâteau : promettez la lune à votre interlocuteur et surtout ne faites rien. Continuons l’exercice d’empathie – se mettre à la place de l’autre – ci-dessous : comment vous sentez-vous lorsque l’autre vous noie de paroles ? La véritable difficulté ici c’est que nous ne se rendons pas bien compte de combien nous parlons. Milan Kundera le souligne : tout conversation est une tentative de reprendre la parole. L’arme absolue pour le faire est de dire : « c’est comme moi qui… ». Une piste ici peut être de mesurer déjà combien je parle… Pour ceux d’entre nous qui aiment la technique, il existe une autre manière de parler tout le temps : il suffit de noyer l’autre dans les détails si possible incompréhensibles, c’est mieux, et de ne s’arrêter que lorsqu’il est complètement endormi…
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5 – Alimenter les rumeurs

Tant qu’à parler tout le temps, dites du mal de tout le monde, surtout en privé. Après tout, vous constituez une ambiance géniale dans vos équipes. Mieux, parlez de vos autres clients en mal devant un prospect, effet bœuf garanti ! Enfin presque…
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6 – Ne poser aucune question

Après tout, les questions, c’est pour ceux qui ne savent pas et vous savez tout. D’ailleurs, pourquoi avez-vous d’ailleurs échangé avec cette personne ? Le mieux serait de rester enfermé(e) dans votre bureau et de lui envoyer un email, sans lire la réponse bien sûr… Et puis tant qu’à faire, vous pouvez faire le travail à leur place… Dans une négociation de direction, en mode jeu de rôle, un de mes participants a simplement posé des questions et n’a jamais affirmé d’opinion. Le résultat c’est que l’autre a trouvé toutes les solutions pour lui … sans effort.

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7 –  Vous effacer devant l’autre

Cachez-vous, mettez-vous en bout de table et laissez passer tout le monde. Prenez le siège le plus bancal. Surtout, quand vous faites une erreur, excusez-vous par écrit en mettant la terre entière, en particulier votre PDG, en copie. Faites le plusieurs fois et servez le café à toute l’équipe. Soyez gentil et envahissant ! Le top, c’est en plus d’être indécis. Il y a un monde entre un « je ne sais pas » bien senti ou « je me suis trompé » et une avalanche d’excuses. Le management participatif et l’influence n’excluent pas l’autorité positive. Vos employés ont besoin d’un cadre et d’une direction pour se rassurer. Le cadre n’est pas un interrupteur à deux positions : soit trop peu, soit trop fort. Trouvez de la ressource dans la créativité, osez ruser un peu!
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8 – La perle : humilier les autres

Après tout, ils sont nuls, c’est pour cela que vous êtes leur chef. Dale Carnegie et Fanita English sont d’accord sur un point : je me souviendrai jusqu’à la fin de mes jours de quelqu’un qui m’a humilié…en mal. Et puis n’oubliez pas l’effet Pygmalion : votre équipe fera tout pour vous donner raison. Si vous les pensez nuls, ils vont le devenir ! Osez être positif. Pendant une journée, évoquez simplement tout ce qui va bien dans la situation, pour de vrai. Peut-être allez-vous être surpris du résultat…
A méditer la phrase de Ralph Waldo Emerson : «Ce que vous êtes résonne tellement fort à mes oreilles que je n’entends pas ce que vous dites. »
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