Une idée répandue voudrait que la chance soit déterminante dans la réussite. Mais en réalité, la chance toute seule n’est rien. Il n’existe que des personnes qui savent la saisir. Comme le dit le Dalaï Lama : ” Il n’y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel”. Voici comment reconnaître et accueillir la chance quand elle se présente à vous.

La dépolarisation

Dépolariser, c’est-à-dire ne pas rester concentré sur soi, est la première étape pour pouvoir reconnaître la chance quand elle se présente. Prenez par exemple, un salon professionnel. Vous faites une pause, mais au lieu de regarder autour de vous et de vous détendre, vous êtes plongé dans vos pensées, focalisé sur votre prochain rendez-vous ou absorbé par les mails sur votre téléphone. Dans cet état d’esprit, si, à ce moment-là, quelqu’un que vous rêvez de rencontrer depuis longtemps, une personne importante de votre réseau, passe devant vous, vous ne la verrez sans doute pas. En revanche, si vous dépolarisez, si vous êtes ouvert sur le monde qui vous entoure, vous augmentez les chances de la reconnaître, de la voir.

L’instinct

Il s’agit de cette impulsion, souvent irraisonnée, mais qui naît lorsque vous êtes à l’écoute de vos émotions. Reprenons l’exemple de cette personne importante que vous croisez par hasard dans une allée du salon. Elle ne vous connaît pas, mais vous, vous savez qui elle est. Si une rencontre doit avoir lieu à ce moment-là, tout repose donc sur vous. Elle s’est arrêtée au niveau d’un stand, juste en face vous. Vous ressentez à ce moment-là une émotion, comme une pulsion, qui vous pousse à traverser l’allée, pour vous rendre sur le même stand qu’elle. Sans réfléchir, vous y allez : vous vous retrouvez juste derrière elle. Pourquoi ? Sur le moment, vous ne vous l’expliquez pas. Vous avez juste écouté votre instinct.

L’opportunité

Ça y est, vous êtes sur le même stand qu’elle. Que faire à présent ? Vous acceptez de « casser » votre plan de départ : souvenez-vous, vous aviez prévu de profiter de la pause pour appeler des collaborateurs restés au bureau. Finalement, tout se déroule différemment, et vous vous adaptez à la situation. Vous restez là immobile, tandis qu’elle déambule sur le stand. Il s’agit maintenant d’oser, de prendre le risque. De sortir des croyances limitantes telles que : « si je vais lui parler cela va la déranger. Cela ne se fait pas. Ce n’est pas mon genre » etc. En même temps, à quoi bon être venu sur le stand, si c’est pour rester figé ? Après quelques instants de réflexion, c’est décidé, il faut passer à l’action. Vous allez aller lui parler, pour vous présenter à elle. C’est audacieux, cela ne vous ressemble pas, mais vous le faites, car à ce moment-là, vous commencez à comprendre que cette rencontre fortuite peut être une chance. Voir le début de quelque chose. Mais cela, seul l’avenir le dira. Or, si vous ne faites rien à ce moment précis, si vous ne saisissez pas l’opportunité que vous venez de créer, vous ne le saurez jamais.

La connaissance de soi

Cette décision prise, il s’agit de déterminer dans un laps de temps très court, ce que vous pouvez mettre en œuvre pour créer le contact, entrer en relation. Cela implique de connaître vos forces, vos qualités, qui vont vous permettre d’emprunter cette voie. Si d’habitude, votre sens de l’humour plaît, utilisez cette carte. Si vous êtes plutôt le roi de la synthèse, montrez comment vous savez aller à l’essentiel en quelques minutes. Si vous aimez jouer avec vos points faibles, prouvez que vous n’avez pas honte de les montrer. Bref, soyez authentique. La bonne connaissance de soi est un atout majeur pour cueillir sa chance, la déployer, la transformer en quelque chose de concret. Elle permet d’atteindre la spontanéité, la sincérité qui sont des valeurs gagnantes. Mais elle permet aussi d’identifier les bonnes rencontres. En somme, si en étant vous-même, cela ne marche pas, c’est un très bon baromètre pour se dire que cette personne n’était pas la bonne, et ne rien regretter !

Le don de soi

Enfin, de manière plus générale, la chance sourit très certainement à celles et ceux qui savent donner sans attendre en retour. Cette personne, que vous auriez pu ignorer, va finalement vous remercier d’avoir fait ce pas vers elle. Vous n’attendiez rien de particulier de cet échange furtif, vous saviez bien que cela ne serait pas forcément déterminant au point de changer votre vie, de débloquer en un coup de baguette magique, tous les freins qui sont sur votre route.  Mais en donnant quelque chose de vous, vous avez, sans le savoir, répondu à un besoin inattendu : le sien. Elle aussi apprécie de voir que son travail a du sens, qu’il parle à certains, qu’elle est reconnue dans sa profession. Même pour quelques instants, ce pas de côté qui vous a coûté, a apporté quelque chose à l’autre. En vous intéressant à elle, vous avez semé une graine qui, poussera un jour ou l’autre. Grâce à cette personne, ou à quelqu’un d’autre… C’est peut-être cela, le terreau de la chance.




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Sophrologue, chef d’entreprise et spécialiste de la formation professionnelle, Catherine Aliotta est fondatrice de l'Institut de Formation à la Sophrologie, première école de France à avoir obtenu l'enregistrement de sa certification professionnelle de sophrologue au RNCP. Cette certification a un niveau de qualification reconnu par l'Etat et visé par le Ministère du Travail. Catherine Aliotta œuvre pour la reconnaissance du métier de sophrologue. Elle a fondé l'Observatoire National de la Sophrologie (2008) et la Chambre Syndicale de la Sophrologie (2011) dont elle est l'actuelle Présidente. En plus de ses missions, elle écrit des ouvrages et donne des conférences sur la sophrologie auprès du grand public et des professionnels. Catherine Aliotta, Présidente de la Chambre Syndicale de la Sophrologie Qu’est-ce que la sophrologie La sophrologie regroupe un ensemble de pratiques psychocorporelles visant à agir sur le corps et sur le mental. On retrouve (entre autres) des exercices de respiration, d’imagerie mentale, des méthodes de relaxation et de décontraction musculaire. Les séances de sophrologie peuvent être organisées en séance individuelle ou en séances collectives (cours collectifs thématiques). Quels sont les bienfaits de la sophrologie La sophrologie est généralement initiée dans le cadre d’une thérapie, mais elle peut aussi devenir une véritable philosophie de vie. Dans les faits, elle est utilisée pour favoriser la relaxation dynamique, la connaissance de soi et la gestion du stress : - Harmonisation pour le corps et l’esprit - Dans le cadre des techniques de relaxation - Pour la recherche de lâcher-prise et de la sérénité - Pour la confiance en soi - Pour mieux gérer le stress Les sophrologues aident aussi leur patients dans le cadre de nombreuses pathologies : - Addictions - Acouphènes - Troubles du sommeil - Rééducation en parallèle au travail d’un kinésithérapeute - Thérapies ciblées - Mieux gérer un traumatisme Comment devenir praticien sophrologue Un métier non réglementé, mais une formation indispensable Le métier de sophrologue n’est pas réglementé. Toutefois, la discipline nécessite des aptitudes, des compétences professionnelles et un savoir-faire pointus. Il est donc largement recommandé de suivre une formation avant d’ouvrir un cabinet de sophrologie, pour proposer un service de qualité, sur un marché où le nombre de professionnels reconnus ne manque pas. Si le métier n’est pas réglementé et ne compte pas de diplôme national de l’enseignement supérieur, il existe une reconnaissance de l’État à travers le titre RNCP de niveau V (enregistrement au Répertoire National des Certifications Professionnelles). Les établissements proposant l’accès à ce titre professionnel de sophrologue sont listés par la Chambre Syndicale de la Sophrologie. Ils proposent une formation certifiante (diplôme certifié / diplôme homologué). Ce cursus est indispensable pour devenir opérationnel, mais aussi pour devenir un praticien sophrologue reconnu par ses pairs. Les critères d’admission dans un établissement de formation à la sophrologie sont librement définis. Souvent, il n’y a pas de diplôme, de niveau de scolarité, d’expérience professionnelle ou de niveau de certification préalable requis. Il n’est pas toujours nécessaire d’avoir le niveau bac. La formation de sophrologie intègre le compte personnel de formation (cpf). Vous pouvez aussi rejoindre un cursus de sophrologie dans le cadre d’une VAE (validation des acquis de l’expérience) et d’une formation professionnelle continue. Un organisme de formation en sophro peut proposer de dispenser des cours en présentiel ou à distance. À vous de choisir la méthode la plus proche de votre rythme de vie. Diplôme ou titre : quelle différence Un diplôme reconnu par l’État est obtenu à l’issue de la formation initiale d’un étudiant (niveau d’études BTS, MBA ou master universitaires, par exemple). Un titre reconnu par l’État est obtenu à l’issue d’une formation continue pour adulte, c’est-à-dire une formation professionnelle continue. Des thématiques variées autour de la sophrologie Au cours d’une formation en sophrologie, vous pouvez suivre des spécialisations et découvrir de nombreuses thématiques et sous-thématiques. Les formateurs spécialisés se feront un plaisir de vous transmettre leur savoir-faire : - Spécialisation relaxologue / sophrologie relaxation / méthode de relaxation - Hypnose - La respiration - Reiki - Méditation pleine conscience - Méthode d’animation d’une séance collective - Imageries mentales - Réflexologue - Psycho logie - Sciences humaines - Déontologie dans l’exercice de la sophro - Panorama du secteur de la sophrologie, rôle du syndicat des sophrologues La sophrologie étant une discipline transverse, elle implique la connaissance de plusieurs professions. En suivant cette voie professionnelle, vous aurez la garantie d’exercer un métier riche, basé sur l’humain.