Juriste en robotique ou conseiller en robot

Demain, les robots et les intelligences artificielles seront partout, au travail, à la maison, dans les objets connectés du quotidien… Rien qu’en 2020, le marché de l’intelligence artificielle pèsera plus de 5 milliards de dollars dans le monde contre 420 millions en 2015 pour plus de 6 milliards d’objets connectés en circulation à compter de 2018. (Données Humanoïde.fr : https://humanoides.fr/intelligence-artificielle-10-chiffres-cles/)
Juriste en robotique : dans ce contexte, ce métier pourrait bien devenir un débouché rémunérateur, avec des sujets tels que le droit des robots et des intelligences artificielles en 2030, les droits de chacun face aux machines collectrices et détentrices de milliards de données nous concernant, ou encore la responsabilité en cas de dommage causé par un robot sur un être humain ou sur un objet, la nature de la police d’assurance à souscrire pour un robot… Autant de questions qui seront légion dans notre quotidien qui verra des robots de surveillance arpenter les allées de supermarchés, d’autres de compagnie jouer avec nos enfants ou encore assister les personnes en situation de handicap.
Le conseiller en robot : dans le même secteur, le conseiller en robot, plutôt commercial et fin connaisseur du marché de la robotique grand public, pourra prescrire aux familles le droïde et les applications les plus appropriées entre un robot compagnon « classique », un robot axé surveillance, un robot pour jouer avec toute la famille, etc.
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Les métiers du locavorisme

Transformation climatique oblige, nos modes de consommation devraient changer du tout au tout d’ici 2030. La production et la consommation alimentaires locales, le « locavorisme », seront indispensables pour limiter l’impact carbone, dans des régions qui s’organiseront dans le sens de l’autosuffisance.
Des fermiers urbains cultiveront pour la communauté, sur les toits des immeubles, dans les caves ou des zones prévues à cet effet en pleine ville (à l’instar de la startup Agricool, par exemple, qui cultive déjà des fraises en plein Paris).
Des localiseurs, embauchés par la fonction publique, seront chargés de suivre les productions pour s’assurer que les populations seront localement autosuffisantes pour la majorité des produits alimentaires.
Le conseiller en gestion agricole  – qui existe déjà – sera très prisé, sa mission consistant à accompagner les fermiers urbains dans leurs réflexions stratégiques et leurs projets de culture (diversification ou repositionnement, volume cultivé…), en accord avec les recommandations du localiseur.
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Des services et beaucoup de Web

Le web fera évidemment partie intégrante de nos vies en 2030.
Le data scientist, déjà très demandé aujourd’hui continuera sur sa lancée dans les décennies à venir. Il gère des milliards de données qui transitent sur Internet et via nos objets connectés. Demain, son analyse sera prédictive grâce au croisement des données et aux statistiques, de plus en plus pointues à mesure du volume d’informations mis à disposition.
Le gestionnaire de Web, le nouvel assistant personnel, sera chargé de gérer nos milliers de données émises à titre privé sur Internet, de nettoyer les informations douteuses ou trop anciennes et de surveiller notre e-réputation.
Le métier de nostalgiste, un designer d’intérieur spécialisé dans les ambiances des décennies passées, sera très sollicité par les retraités fortunés désireux de vivre dans un intérieur qui leur rappelle leur belle jeunesse. Plutôt années 90 ou 2010 et bientôt la décennie 2020… Retenez votre période favorite pour le contacter d’ici 2030 !
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Des métiers pour refonder l’écosystème endommagé

D’ici à 2030 l’environnement sera sans surprise au cœur des préoccupations.
L’« auditeur d’écosystème » : dans le contexte d’urgence climatique, ce professionnel détiendra des connaissances transverses (biologie, météorologie, urbanisme…) pour fournir aux pouvoirs publics une vision globale de l’impact de l’humain sur les écosystèmes locaux. Ses rapports détaillés permettront à une collectivité de décider comment transformer son territoire pour l’adapter aux enjeux environnementaux. L’auditeur d’écosystème pourra, par exemple, expliquer comment purifier l’eau usée d’une commune sans détériorer le paysage, tout en créant de l’engrais avec les déchets filtrés.
Le ré-ensauvageur, un professionnel terrain, doué en gestion de projet, mettra en action les préconisations de l’auditeur d’écosystème, sous la houlette de la fonction publique. Il devra, par exemple, réintroduire les espèces biologiques disparues sur sa zone d’intervention, transformer les routes en zone naturelle, suivre les travaux de construction d’infrastructures, etc.
Le consultant Green IT, plutôt axé BtoB, spécialiste en économie d’énergie, interviendra  auprès des entreprises, comme salarié ou consultant externe, pour les aider à réduire leurs consommations d’énergie et la production de déchets tout en optimisant la durée de vie de leur matériel.

Si vous aussi, vous avez la tête qui tourne en imaginant l’avenir, découvrez les 30 nouveaux métiers sur le site « Careers 2030 » de la fondation Canadian Scholarship Trust. https://careers2030.cst.org/jobs/