Le talent de parler en public représente un formidable atout pour réussir dans sa vie professionnelle et dans les affaires, vous pouvez facilement créer de nouveaux contacts, gagner la confiance de partenaire, et convaincre que votre vision est la plus pertinente. Pour vous débarrasser de cette peur paralysante, découvrez les clés pour vous débloquer en public.

1 – Rien ne vaut une pratique fréquente

Plus vous pratiquerez le discours,  plus il vous apparaîtra familier, et plus vous vous sentirez à l’aise.  Comme dans de nombreux domaines, la pratique est la base de tout, tant sur le plan technique que du point de vue psychologique. Le paradoxe veut que pour paraître naturellement spontané, vous devez anticiper. Paraître naturel et doué, cela s’apprend en y mettant le temps et le soin d’une grande préparation. Une fois la maîtrise du fond, du sujet, acquise, vous pouvez vous consacrer à la forme et à l’expression.

2 – Relativiser la situation pour diminuer votre stress

Vous êtes nerveux dès que vous savez que vous allez vous exposer à l’appréciation voire à la critique des autres. En réagissant ainsi, vous multipliez les probabilités que ceux qui vous écoutent vous ressentent fébrile et ne maîtrisant pas la situation.  Le meilleur moyen pour vous calmer et vous ressaisir revient à bien admettre que l’enjeu n’est pas vital, combien de discours ont été ratés par des cadres qui ont pourtant réussi leur carrière.
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3 – Bouger plus que vous ne parler

Toutes les études menées sur la question montrent que la plus grande partie de votre message passe par la communication non verbale. Le langage corporel domine l’expression verbale de votre communication, à commencer par les basiques, se tenir droit, pieds solidement posés sur le sol, bras ouverts, épaules en arrière…  qui montre un orateur confiant  qui inspire la confiance. Selon le Dr Mehrabian, 7 % de votre communication passe par la signification des mots que vous utilisez, 38 % par l’intonation et le son de votre voix,  et plus de 50 % par les expressions de votre visage et les mouvements de votre corps. Cela s’appelle de l’animation, donner de l’âme. Et à ce stade la voix, avec son intonation, devient déterminante. La monotonie endort votre auditoire, mais le discours haché peut agacer ou inquiéter. L’important est de trouver le rythme qui traduit le mieux la sincérité de votre discours.
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4 – Bien savoir à quel public vous vous adressez

Cela paraît évident et élémentaire, mieux vous connaîtrez les centres d’intérêts de votre auditoire, plus vous pourrez relativiser vos propos et personnaliser votre discours pour faire mouche. Interagir avec votre public devient plus facile et suscite leur intérêt et leur attention bienveillante, sans compter aussi la confiance en vous que vous apporte le fait de bien connaître à l’avance les personnes que vous rencontrez.

5 – Parler sans papier pour rester avec votre auditoire

Tout est dans la préparation. Bien connaître le sujet vous en libère et vous permet de vous consacrer à son expression. Tout ce qui vous coupe de ceux qui vous écoutent doit être absolument banni. En premier, si vous lisez votre texte, vous êtes sûr de les ennuyer, vous les ramenez à l’école ou à un sermon. Levez-vous, marchez, balayez du regard votre assistance, interpellez, posez des questions, faites tout ce qui peut les impliquer dans ce que vous dites. S’ils sont là ce n’est pas pour écouter la lecture d’un texte, mais pour vous entendre, vous voir en chair et en os, et en émotions, et se sentir valoriser dans un lien social interactif.  Adressez-vous directement au public et invitez-le à poser des questions.
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6 – Entretenir un contact visuel avec chaque membre de votre auditoire

Beaucoup pour calmer leur nervosité ont tendance pendant leur présentation à regarder légèrement au-dessus de la tête de leur auditoire et d’éviter ainsi leur regard. Mais refuser le contact visuel donne de vous l’impression d’une moindre confiance, alors que tenir le regard de quelqu’un pendant quelques secondes l’invite à se sentir concerné et en connexion avec vous. Le contact visuel non appuyé a tendance à valoriser votre interlocuteur, et quand il est réussi, vous lui donnez l’impression – comme Bill Clinton avait l’habitude de le faire – que votre discours s’adresse à lui seul.

7 – La première impression est toujours la bonne surtout si elle est mauvaise

En tant qu’orateur, vous devez prendre conscience que vos auditeurs vont se faire une opinion de vous bien avant que vous n’ayez prononcé votre première phrase. C’est humain, cela nous arrive à tous de porter un jugement sur une personne qui nous est présentée avant même qu’elle ne se soit exprimer. Et ce point de vue est souvent difficile à évacuer. D’où l’importance de réussir la première impression, car celle-ci est toujours la bonne surtout si elle est mauvaise.
Un dernier point, ne soyez pas trop pressé, à moins d’avoir le talent rare d’un orateur né, vous devez travailler, vous entraîner, répéter, essuyer quelques contre-performances, et recommencer.  A part un infime minorité, tous ceux que vous trouvez doués pour leur prise de parole en public ont beaucoup travaillé pour arriver à ce résultat. A vous de jouer !
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*Albert Mehrabian, né en 1939 en Iran, psychologue et professeur de psychologie à l’université de Californie.