La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud Belkacem a profité du salon des entrepreneurs qui s’est tenu à Paris pour présenter le 6 février son plan en faveur de l’entrepreneuriat féminin et signer des accords de partenariat. Son objectif est clair : atteindre un taux de 40% de femmes qui créent des entreprises contre 30% actuellement. Cet objectif est tout à fait réalisable, a expliqué la ministre en conclusion du débat “Femmes et entrepreneurs : les clés de la réussite”, en citant en exemple le concours “Talents des Cités”, où 45% des candidatures étaient féminines en 2013 grâce à un processus d’accompagnement des jeunes candidates. Le plan en faveur de l’entrepreneuriat au féminin s’articule autour de trois axes que nous présentons ci-dessus.

1 – Faciliter l’accès au financement

Dans ce domaine, il existe déjà un Fonds de garantie à l’initiative des femmes (FGIF) dont les moyens ont été renforcés depuis 2013. Cela a permis d’obtenir l’année dernière une hausse de 11% du nombre de garanties mises en place, soit 1724 garanties accordées pour un montant de 26 millions d’euros, selon le ministère. Mais cela ne suffit pas pour la ministre, d’où la signature le 6 février d’un partenariat avec deux réseaux bancaires : BNP Paribas et la Caisse d’Epargne pour que ceux-ci accompagnent mieux les créatrices d’entreprise dans leur accès au financement en leur faisant connaître les aides auxquelles elles peuvent prétendre, dont le FGIF.

2 – Renforcer l’accompagnement des créatrices

Les principaux réseaux d’aide à la création d’entreprise (CCI France, APCE, CGPME, France Active, BGE, Action’elles, etc.) ont signé un accord le 6 février avec le ministère pour renforcer l’accompagnement de femmes porteuses de projets. Sept engagements ont été pris : faciliter la concrétisation des projets, mieux promouvoir les dispositifs dédiés à la création d’entreprise, aider les créatrices à affirmer leur légitimité d’entrepreneures, aider les créatrices à mettre en place une organisation adaptée, favoriser la pérennité des projets dits “risqués”, encourager l’implication des femmes dans les réseaux et renforcer l’impact des présentations de leur projet par les femmes créatrices.

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3 – Sensibiliser, orienter et informer

Troisième axe : la sensibilisation des femmes à l’entrepreneuriat. Cela se passe dès l’école. Najat Vallaud Belkacem réitère en 2014 la Semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin. Celle-ci avait mobilisé en 2013 130 femmes entrepreneures et sensibilisé 2600 jeunes. Pour cette deuxième édition, qui aura lieu du 17 au 22 mars prochain, les femmes entrepreneures retourneront à la rencontre d’élèves et d’étudiants dans les collèges, lycées et établissements de l’enseignement supérieur de huit régions.

En outre, pour mieux informer les créatrices d’entreprise un site internet dédié à l’entrepreneuriat au féminin vient d’être lancé : Elles-entreprennent.fr. Créé par l’APCE, il propose un accès simplifié à l’information pour les femmes souhaitant créer, développer ou reprendre une entreprise. Des portraits de femmes créatrices d’entreprises sont aussi proposés en vue de développer des “role model” d’entrepreneures qui ont réussi. Enfin, un observatoire de l’entrepreneuriat au féminin sera lancé sur ce site afin d’améliorer la connaissance sur les pratiques entrepreneuriales des femmes: il sera alimenté par les principaux partenaires du plan ministériel.

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Sophie Lhameen
Sophie Lhameen, journaliste multimédia (web et print), a travaillé pendant 15 ans comme journaliste spécialisée sur l'Afrique avant de devenir en 2008, rédactrice en chef adjointe du magazine Le MOCI (Moniteur du commerce international) jusqu'en janvier 2013. Ses centres d'intérêt : l'entreprise, le management, les ressources humaines, l'emploi, l'économie, l'intelligence économique et de l'international. Google+