Et si on considérait certains salaires comme un investissement amortissable pour réduire le chômage ? C’est la proposition iconoclaste que Gaëtan de Sainte Marie, lui-même dirigeant de PME – et dont les 4000 clients sont tous des PME-, vient de faire en écrivant une lettre ouverte au président François Hollande. Dirigeant de PME Centrale, qu’il a créée voici 13 ans, et membre du Centre des jeunes dirigeants depuis 10 ans, Gaëtan de Sainte Marie, propose de considérer le salaire d’une personne comme un investissement, et donc de pouvoir en amortir le coût sur plusieurs années, tout comme on amortit le prix d’une machine ou d’un équipement important. Tous les détails sur cette proposition.

L’homme, richesse de l’entreprise

Bien sûr, souligne Gaëtan de Sainte Marie, il ne s’agit pas de comparer des hommes et des machines. Mais il ne faut pas oublier qu’une entreprise est faite d’hommes et de femmes : “sans eux l’acte d’entreprendre et le développement de l’entreprise est vain et inutile”. Or aujourd’hui les PME ne peuvent pas embaucher tant qu’elles voudraient car leur capacité d’investissement est limitée (en plus des charges sociales très importantes et des besoins de financement difficiles à trouver).

D’où la question centrale que se pose tout patron de PME : Comment embaucher sans alourdir le résultat de l’entreprise ? Pour Gaëtan de Sainte Marie, il “serait logique qu’une entreprise qui embauche une personne pour développer un nouveau produit, puisse amortir le coût de son salaire sur une période déterminée”. Car durant la phase de développement du projet, ce salaire n’est pas rentable pour l’entreprise : il devrait donc être considéré comme un investissement.

Les lourdeurs françaises

La proposition précise de Gaëtan de Sainte Marie est la suivante :

« Le salaire brut chargé de la première année d’une personne embauchée par une PME dans le cadre d’un projet de développement parfaitement identifié est amortissable pour une période de 2 à 5 ans.»



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Sophie Lhameen, journaliste multimédia (web et print), a travaillé pendant 15 ans comme journaliste spécialisée sur l'Afrique avant de devenir en 2008, rédactrice en chef adjointe du magazine Le MOCI (Moniteur du commerce international) jusqu'en janvier 2013. Ses centres d'intérêt : l'entreprise, le management, les ressources humaines, l'emploi, l'économie, l'intelligence économique et de l'international. Google+