Gwynne Shotwell Président de SpaceX crédit photo You Tube

Une vocation confirmée par un comité de femmes ingénieures

Gwynne Shotwell, née en 1963 à Libertyville, près de Chicago, est fascinée dès sa plus jeune enfance par les sciences et plus spécifiquement par la mécanique des véhicules automobiles. Élève brillante encouragée par ses parents tout au long de sa scolarité, elle intègre une filière et devient ingénieure à l’Université Northwestern après que sa mère et elle se soient rendues au comité des femmes ingénieurs de l’institut de technologie de l’Illinois pour confirmer sa vocation.
Diplômée en génie mécanique et mathématiques appliquées, elle rejoint le constructeur automobile Chrysler, et rapidement durant cette première expérience professionnelle, se rendant compte que le secteur automobile n’est pas à hauteur de ses espérances, elle se tourne vers l’aérospatial.
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En Californie, elle travaille pour le gouvernement

En Californie sur les conseils d’une connaissance elle postule auprès de « Aerospace Corporation », un centre de recherche et développement financé par le gouvernement. Elle y travaille pendant 10 ans et y développe de nombreux projets passionnants, notamment sur la navette spatiale américaine ou encore la conception de satellites. Ambitieuse, elle quitte son poste de recherche pour rejoindre Microcosm Inc en 1998, dans l’optique de travailler à la construction et à l’assemblage de véhicules spatiaux. Au sein de l’entreprise, ses talents sont largement reconnus et elle devient rapidement Présidente du département Espace spécialisé dans la fabrication de lanceurs.

Un entretien avec Elon Musk la propulse Présidente de Space X

En 2002, déjeunant avec une connaissance qui travaille chez SpaceX, elle apprend que la société travaille à la conception de lanceurs à bas coût (son domaine d’expertise) dans l’optique de démocratiser le voyage dans l’espace. Curieuse, elle se présente alors à Elon Musk qui après un bref entretien l’embauche sur le champ. Elle devient, du jour au lendemain, Présidente et directrice d’exploitation de Space X, bras droit direct du célèbre milliardaire Elon Musk. Tous deux travaillent encore ensemble aujourd’hui, notamment sur les fameuses fusées Falcon 9 et Falcon Heavy de Space X.

« J’aimerais que les gens se concentrent moins sur les choses insignifiantes »

En 2018, Gwynne Shotwell défend Elon Musk alors qu’il affronte des critiques de toute part à cause de ses coups de sang et de ses frasques médiatiques ou encore de son mode de management jugé trop agressif, avec ces mots sur son boss « un homme brillant, disait-elle pour Bloomberg. Il n’a jamais été aussi lucide et compétent. J’aimerais que les gens se concentrent moins sur les choses insignifiantes. » (Elon Musk avait fumé du cannabis sur un plateau de télévision. Il avait aussi fait une blague douteuse au sujet d’Hitler.)
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Space X, une société controversée

À PDG controversé, entreprise controversée. Outre l’objet social de Space X qui sort de l’ordinaire (démocratiser le voyage dans l’espace et sur Mars), il y a la stratégie mise en place par Elon Musk qui ne laisse pas indifférent. Récemment par exemple, la société lève 500 millions de dollars, alors que la question de sa viabilité se pose sérieusement. Avec cet investissement, Space X cherche à déployer une nouvelle entreprise baptisée Starlink spécialisée dans les satellites, dont l’activité est jugée indispensable à la réussite du voyage dans l’espace. Plus exactement, le projet Starlink (qui n’est pas encore au point) devrait constituer un réseau de plus de 10 000 satellites interconnectés chargés de fournir une connectivité à large bande dans le monde entier. Ce réseau serait le plus grand jamais créé, sachant qu’aujourd’hui, le plus dense représente moins de 100 satellites en orbite. « Je suis presque certaine que nous pouvons lancer des satellites en orbite, expliquait  Gwynne Shotwell pour le Wall Street Journal, mais peut-on en tirer de l’argent ? » La question est visiblement encore en suspense chez Space X.
Amazon travaille aussi au déploiement d’un projet de réseau de satellites, mais Jeff Bezos semble moins démagogue, son système ne devrait être composé que de 3 000 unités.

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