L’homme de Futuroscope (1986 à 1990)

Ingénieur de l’École supérieure d’électricité (Supélec) il débute en 1979 comme professeur d’informatique et de mathématiques au Lycée français de New York.  En 1981, il crée Forma Systems, une société d’analyse de systèmes et d’ingénierie informatique qu’il quitte en 1986 pour se consacrer au projet du Futuroscope. il participe à la conception du Futuroscope de Poitiers, puis en est nommé de 1986 à 1990 chef du projet. Il s’implique plus particulièrement dans le développement de l’« aire d’activités technologiques » devenue la Technopole du Futuroscope.

CGI, Bull et Thomson (1990 – 2002)

De 1990 à 1993, il est directeur général du groupe CGI, société d’analyse de systèmes et d’ingénierie informatique, entre chez Bull en 1993 comme directeur de la stratégie et du développement aux côtés de Jean-Marie Descarpentries. Tour à tour, il y occupe les fonctions de directeur général adjoint, administrateur, vice-président du conseil d’administration, administrateur délégué (directeur général). En 1997 il est nommé à la tête de Thomson qu’il repositionne autour des nouvelles technologies de l’image et d’Internet, qui génère un chiffre d’affaires de 1,8 milliard de francs en 1999.

La privatisation de France Télécom (2002 2005)

Nommé à la tête de France Télécom en 2002 il s’attaque au redressement de l’opérateur endetté à plus de 70 milliards d’euros, par une amélioration opérationnelle et un plan de réduction de coûts, il lance le plan «Internet haut débit pour tous » en juillet 2003, (mettre le haut débit à disposition de 90 % des Français), réintègre Wanadoo pour intégrer le téléphonie fixe et le fournisseur d’accès, et lance la Livebox. Il accompagne aussi la fin de la privatisation de France Télécom, et en moins de trois ans, ramène la dette au dessous de 40 milliards d’euros.
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Président d’Atos

En novembre 2008, Thierry Breton est nommé président du directoire de la SSII française Atos Origin, rebaptisée depuis Atos. Il met en œuvre un plan complet de transformation de la SSII, baptisé TOP pour Total Operational Performance, acquiert les activités informatiques de Siemens. Atos en 2014, un des dix plus grands acteurs des Entreprises de Services du Numérique (ESN) au monde, réalise un chiffre d’affaires de 8,8 milliards d’euros, avec 76 300 employés répartis dans 52 pays.
L’initiative Zero Email lancée en 2011 qui vise à diminuer la charge des messages a réussi une réduction de 25% du temps consacré aux emails et une baisse de 60% de leur nombre. La certification amène le groupe redéfinir 220 processus métiers pour faire d’Atos une entreprise « email free ».
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L’homme politique

De 1986 à 1994 il est conseiller pour l’informatique et les technologies nouvelles auprès de René Monory, ministre de l’Éducation nationale, conseiller régional de Poitou-Charentes et chargé d’une mission sur le télétravail par le Premier ministre Édouard Balladur. De 2005 à 2007 : ministre de l’Économie. A la tête de Bercy, il axe sa politique économique sur la réduction de la dette, estimant que la France « vit au-dessus de ses moyens », fin 2005 le déficit descend à 2,9 % du PIB, ramené à 2,5% Les depuis 1995, le budget du pays est en excédent primaire. Il lance la privatisation des autoroutes françaises qui rapporte 14 milliards d’euros, fait voter une loi sur « la modernisation de l’économie » pour favoriser l’accès des PME aux marchés financiers, la recherche et l’intéressement des salariés, réduit de sept à quatre le nombre de tranches d’impôt sur le revenu, et met en place la déclaration de revenus pré-remplie sur Internet. (sources Wikipedia)

L’enseignant et l’écrivain

À partir de juillet 2007, il quitte la France pour enseigner pendant deux ans comme Professeur senior à la Harvard Business School. Il écrit des romans comme « Softwar », «Vatican III » et « Netwar », et aussi des essais comme « La Dimension invisible », « La Fin des illusions », sur internet et la virtualité de l’économie induite par l’informatique, sans gain réel de productivité, « Le Télétravail en France », « Le Lièvre et la Tortue » avec Christian Blanc et les « Téléservices en France », ou encore « Antidette », dans lequel il défend la « vertu budgétaire » et propose un plan de désendettement et de croissance.