En ces temps de chômage, il est un chiffre que l’on aime lire : selon la dernière enquête réalisée par l’Institut CSA, 97% des jeunes V.I.E* (Volontaires internationaux en entreprise) arrivés au terme de leur mission sont embauchés. “Le V.I.E a su s’imposer comme une solution RH performante pour les entreprises exportatrices françaises et une opportunité professionnelle unique pour les jeunes volontaires”, se félicite l’agence française pour le développement international des entreprises Ubifrance dans un communiqué de presse du 10 juillet. Détails de l’enquête.

97% des jeunes VIE embauchés

Selon les résultats du sondage CSA, un an après la fin de leur mission, 92% des anciens volontaires occupent un emploi et 97% ont occupé au moins un poste après la fin de leur mission. Ces taux d’insertion record sont en augmentation par rapport à l’étude d’employabilité de 2011, puisque « seulement » 88% jeunes V.I.E déclaraient alors occuper un poste un an après la fin de leur mission, signale Ubifrance. Et ce, malgré l’aggravation de la crise et son impact sur le marché de l’emploi. A titre de comparaison, le taux d’insertion des jeunes diplômés dans la vie active est de 81%, un chiffre significativement inférieur, qui met en lumière la crédibilité du V.I.E auprès des entreprises.

78% décrochent un CDI

Mieux encore, près de 6 jeunes sur 10 ont trouvé un emploi directement à l’issue de leur expérience à l’étranger (contre 5 sur 10 en 2011), et 8 sur 10 dans les 4 mois, signale Ubifrance. Mais c’est également en terme de stabilité de l’emploi que se mesure l’impact du V.I.E, puisque 78% des jeunes volontaires décrochent un CDI à l’issue de leur expérience. Au-delà de ces chiffres, il est intéressant de noter que le V.I.E s’affirme de plus en plus pour les entreprises comme une étape de pré-embauche. Ainsi, près de 7 jeunes sur 10 (68%) se sont vu proposer un poste par l’entreprise qui les a recrutés, contre 59% en 2011.

Un moyen de trouver un emploi

De fait, il y a une évolution importante : le V.I.E n’est plus uniquement considéré comme un moyen de bénéficier d’une expérience à l’étranger, mais aussi de trouver un emploi, analyse Ubifrance. 22% des jeunes indiquent s’être tournés vers cette formule pour « trouver un emploi », un taux en hausse de 5 points par rapport à 2011. Ça n’est pas anodin et cela prouve que le V.I.E joue pleinement son rôle comme un des leviers dans la lutte contre le chômage des jeunes. Pour Michel Lodolo, directeur du V.I.E., “cette étude 2014 sur l’employabilité des V.I.E prouve toute sa pertinence pour l’insertion des jeunes sur le marché du travail mais également comme accélérateur de carrière”.

* Le mécanisme du VIE, géré par Ubifrance, permet aux entreprises françaises de confier à un jeune (jusqu’à 28 ans) une mission professionnelle à l’étranger durant une période modulable de 6 à 24 mois. De son côté, le jeune bénéficie d’une première expérience à l’étranger qu’il est souvent difficile d’obtenir. Actuellement, près de 8 300 jeunes VIE sont en poste à l’étranger pour le compte de 1819 entreprises.


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Sophie Lhameen, journaliste multimédia (web et print), a travaillé pendant 15 ans comme journaliste spécialisée sur l'Afrique avant de devenir en 2008, rédactrice en chef adjointe du magazine Le MOCI (Moniteur du commerce international) jusqu'en janvier 2013. Ses centres d'intérêt : l'entreprise, le management, les ressources humaines, l'emploi, l'économie, l'intelligence économique et de l'international. Google+